Magazine Concerts & Festivals

Gaz Coombes, Piney Gir à l'Orangerie du Botanique, Bruxelles, le 5 novembre 2015

Publié le 05 novembre 2015 par Concerts-Review

Gaz Coombes, Piney Gir à l'Orangerie du Botanique, Bruxelles, le 5 novembre 2015

Gaz Coombes, Piney Gir à l'Orangerie du Botanique, Bruxelles, le 5 novembre 2015

Gaz Coombes poursuit son aventure solitaire.

Supergrass est loin déjà, son leader a sorti un second album solo, 'Matador', début 2015, sa longue tournée automnale s'arrête au Bota, qu'il avait déjà visité en février!

20:00 Piney Gir

Giir ou geur?

Au choix, son caniche prononce 'grrrr', la pétulante madame est originaire du Kansas mais réside à Londres depuis une vingtaine d'années!

Elle a déjà quelques enregistrements dans son escarcelle et vient d'accoucher de 'mR hYDE'S wILD rIDE '.

Avisant la grande foule se pressant dans l'Orangerie ( 20 pelés à tout casser) elle nous lance ' Thank you for coming so early'.

Sur scène, Piney, non elle n'était pas chaussée de charentaises mais de bottillons scintillants, est accompagnée par deux nanas aux choeurs, shakers et keys, Amy Ashwort ( Skiffle and the Piffles) et Sarah Williams, et par trois musiciens( basse, guitare, drums), on avance les noms de Garo Nahoulakian et de Nick 'Growler' Fowler et sans doute Mike Monaghan aux drums, toute cette équipe fait partie du band de Gaz.

Angela Penhaligon ( Piney) débute avec 'Here's Looking At You' aux délicieux parfums sixties pop.

Garo nous envoie un petit solo pas stupide, un bon départ!

Elle poursuit avec un single du dernier né, ' Keep it together', une nouvelle friandise pop que la rigolote madame décore de quelques lignes de melodica.

C'est frais, printanier, sans prétention, t'irais bien te commander un milkshake fraises au comptoir.

Les amateurs de vampires adorent le clip du juteux 'Longest day of spring' suivi par 'Tilt a whirl' inspiré par une grande roue à Kansas City.

Si, si, Piney, il y en a une à Bruxelles, l'équipe à Mayeur en a flanqué une au Midi, Paris n'en voulait plus!

J'ai écrit 'Ugly bones' for Halloween, une valse pleine de squelettes.

Légèrement enfantin, pas grave!

Elle enchaîne sur la ballade romantique 'Oh lies', pour amateurs de la,la,la et de castagnettes!

Thank you, minaude la souriante Miss Kansas avant de proposer le singalong 'River song' enjolivé par une chorégraphie les majorettes de Thorembais sont de sortie.

Next tune is about my shoes, qu'elle a empruntées à Cendrillon, ' Gold rules'.

Un ultime titre poppy, ' Outta sight', termine ce concert saccharine!

Gaz Coombes

21:05, lighs off, musique de fond, apparition de Gaz et du band, les trois filles, vues il y a 30', ont changé de tenue et arborent de petites robes Courrèges, elles vont assurer les choeurs, Garo ( basse), Nick ( guitar) et Mike (drums) ont reçu le renfort d'un claviériste ( Tomas Greenhalf).

Les anciens fans de Supergrass seront quelque peu déçus , le leader du défunt combo n'a pas prévu une seule reprise au programme de la soirée.

Le set démarre avec 'Needle's eye' une plage de 'Matador', le chant est nonchalant, le fond funky est truffé de sonorités électroniques et de choeurs à l'américaine.

On est loin de la Britpop de Supergrass!

Les filles s'éclipsent, Gaz passe à l'acoustique, voici 'Sub divider' , un titre de 2012.

Le roadie lui tend une troisième guitare, le ténébreux quasi quadragénaire sourit et annonce ' Oscillate', une rêverie psychédélique.

Au piano, il entame la ballade grandiloquente 'Buffalo' suivie par une seconde plage lente et sombre, 'One of these days', un titre idéal en cette période de visite au cimetière.

Sévère hausse du rythme avec le titre suivant, 'The English Ruse', un rondo effréné au bridge grégorien.

Manifestement un des titres phare en live.

'White noise' par contre joue la carte mélodieuse tandis que 'The girl who fell to earth' séduit par la qualité de ses arrangements.

Il prend à nouveau place derrière le piano pour le gospel tragique 'To the wire' avant de s'éclipser un instant.

L'interlude se nomme 'Is it on?' , il est suivi par un titre de facture pop classique, le méditatif ' Seven walls', un second highlight de la soirée.

La longue tirade 'Detroit' offre des saveurs stoniennes pas désagréables, et l'intro Korgis de '20/20' amuse, avant de voir le morceau prendre des accents majestueux.

Le set s'achève sur le rock ' Hot fruit', un titre qui fait mal!

70' se sont écoulées.

Un double encore récompense les fans, le titletrack du second album 'Matador' et l'allongé 'Break the silence', du disco rock rappelant Primal Scream.

Un bon concert!

photos jp daniels


Retour à La Une de Logo Paperblog

A propos de l’auteur


Concerts-Review 35011 partages Voir son profil
Voir son blog

l'auteur n'a pas encore renseigné son compte l'auteur n'a pas encore renseigné son compte