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Les nouvelles machines de guerre pour recruter

Publié le 10 juin 2008 par Claire Romanet

Quelques explications sur un exemple fort d’opération à grande échelle pour recruter. En outre (mais vous le savez peut-être déjà, car il était difficile de passer à travers leur énorme plan média), la dernière opération menée par Altran, le premier recruteur de cadres de France. En quelques mots : SSII, 17 000 employés dans 20 pays, en recherche de 2400 nouveaux collaborateurs.
On sait déjà qu’aujourd’hui (et surtout quand on est SSII), il faut faire preuve à la fois d’imagination, d’organisation et de moyens pour arriver à attirer ses futurs salariés (voir billets "Toute une classe recrutée en même temps" et "L'informatique recrute, recrute...").
Altran a monté fin mai une opération nommée « What’s next » (vous noterez le petit clin d’œil publicitaire à Nespresso, ah, sont forts en com’ ces informaticiens !) qui consistait à dédier 5 étages sur 6 de son siège à Levallois, sur une journée, au recrutement de nouveaux candidats.
Le dispositif est énorme : conférences dédiées, ateliers métiers, témoignages de collaborateurs, tests, entretiens,… boissons fraîches, cafés et petits gâteaux à volonté.
Conclusion : 1300 visiteurs, dont la moitié de jeunes diplômés, 1500 entretiens (certains ont passé plusieurs entretiens vous l’aviez compris), 33 contrats d’offre d’emploi ferme ont été remis…
Ouf, plus que 2367 à trouver ! Beaucoup d'énergie pour l'instant pour peu de résultats mais Altran entame une tournée dans les grandes villes de France, alors attendons les résultats finaux.
Ces opérations de grande envergure donnent des chiffres effrayants sur la difficulté aujourd’hui de recruter. Les grands pourvoyeurs d’emplois (Areva, Logica, L’Oréal, Alstom…) utilisent tous les moyens possibles : tournées dans les ESC, tournois de football, happy hours, Second Life (pour lequel tout le monde s’accorde à dire que c’est plus un budget « image » que « recrutement » au vu des résultats), speed recruiting, serious games, etc.
En parallèle, et c’est une très bonne chose, on s’attache enfin à faire attention aux personnes déjà en place. Il semble qu’on se rende de plus en plus compte qu’il ne suffit pas de trouver de nouveaux collaborateurs, il faut aussi les fidéliser pour éviter qu’ils ne partent trop vite. Du coup, les services RH s’étoffent, et pas seulement de profils de recruteurs. Et les métiers RH reprennent leurs lettres de noblesse.
Sources : Lesjeudis.com, Les Echos


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