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La Maison d'A-côté - Ann Rivers Siddons

Par Woland

The House Next Door Traduction : Philippe Rouard

Désormais, "La Maison d'A-côté" trônera pour moi auprès de la "Maison Hantée" de Shirley Jackson car, bien que Rivers Siddons ait adopté une approche beaucoup moins classique que Jackson, les deux livres atteignent à la même puissance.

Jackson partait d'une maison déclarée hantée, Rivers Siddons opte pour une maison en devenir. Tout commence en effet par un terrain nu, celui des Mc Intyre, qui jouxte la propriété d'un couple de sybarites bien sympathiques et peu enclins à croire aux phénomènes surnaturels, Walter & Colquitt Kennedy.

D'abord peu heureux de voir des vis-à-vis s'installer près de chez eux, les Kennedy font contre mauvaise fortune bon coeur et finissent, hospitalité sudiste oblige, à lier des relations avec le jeune couple qui fait construire. Mais c'est surtout avec leur architecte, Kim Dougherty, qu'ils sympathisent. Pour Kim, ce contrat est une opportunité décisive, qui va lui permettre de faire ses preuves, surtout face à son père, qui l'a encouragé dans ses études mais qui ne le voyait pas forcément en architecte - Kim est un enfant adopté.

Pour les Harralson, le jeune couple fortuné qui a commandé la maison, le drame commence par une chute de l'épouse, alors enceinte de six ou sept mois, dans les fondations. Bien entendu, elle perd l'enfant. Notez que, tête de linotte et narcissique comme l'est Pie, ça n'a pas l'air de lui faire beaucoup d'effet. Mais de l'effet, ça en fait par contre à son père - une relation malsaine semble exister entre eux - et, bien entendu, à son mari.

Mais ils ne sont évidemment pas au bout de leurs peines ...

... comme vous vous en doutiez. ;o)

Après le départ en catastrophe des Harralson, deux autres familles se succéderont dans la nouvelle maison, si belle, si harmonieuse - extérieurement en tous cas. Que ses membres s'aiment ou se détestent, qu'ils aient ou non des enfants, le scénario sera, sur le fond, le même pour tous : avec une malveillance démoniaque et une volonté farouche, l'étrange demeure les privera de tout ce qui, pour eux, est le plus précieux.

Le pire, c'est que cela ne lui suffira pas. Avec une sûreté insidieuse, elle commencera à étendre sa toile aux maisons - et aux familles - voisines ... Et même si elle périt dans les flammes, n'allez pas surtout pas croire, naïfs que vous êtes, que tout est fini ...

Un roman que Stephen King considère comme capital dans l'Histoire de la littérature d'horreur moderne. Et qui l'est, à mon humble avis. ;o)


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