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Trou noir à Bastille

Publié le 19 décembre 2015 par Popov

Docteur Faust à la recherche du boson de Higgs… Au moment où tout est fait pour rendre l’opéra au plus grand nombre (notamment avec cette « Avant-première » à 10 euros pour les « jeunes » de 18 à 25 ans), Alvin Hermanis le metteur en scène letton de la Damnation de Faust à Bastille en rajoute dans la complexité en filant une métaphore astrophysique difficilement compréhensible tant pour les novices attirés par ces places au tarif alléchant qu’aux habitués de l’œuvre.

Le livret de Berlioz est certes bien peu narratif, fragmentaire, abscons.

En y ajoutant, sur la grande scène de Bastille, la rencontre du Dr Faust et de Stephan Hawking, le célébre chercheur britannique, on frôle le trou noir…

Et pourtant si personne ne comprend rien à ce qui se voit sur scène (vidéos de fourmis, rats de laboratoires, danseurs follets, sylphes swingeuses , citations géantes poussées hors du contexte au moins jusqu’à la planète Mars) la musique pourtant est là et on se prend à regretter ces riches heures de l’Opéra quand certains amateurs écoutaient l’œuvre les yeux fermés. Pourtant les jeunes, habitués à regarder des images sans « ancrer » forcément de sens semblent se satisfaire de ce déluge de vidéos, de chorégraphies abstraites menées sous la houlette d’une chorégraphe russe digne de Paul Morand. Tant de talents convoqués pour peu de choses…

Jusqu’aux artistes des chœurs dont le jeu dramatique se réduit à quia …


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