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Pierre-paul rubens

Publié le 20 décembre 2015 par Aelezig

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Pierre Paul Rubens (ou Peter Paul Rubens en néerlandais), né le 28 juin 1577 à Siegen (Westphalie) et mort le 30 mai 1640 à Anvers est un peintre baroque flamand. 

Aidé par un atelier important, Rubens produit une œuvre considérable dans des genres divers. Il accepte de peindre un grand nombre de portraits mais, « d'instinct plus porté aux grand travaux qu'aux petites curiosités » comme il l'écrivait lui-même, il réalise surtout de grands projets religieux, des peintures mythologiques, et d'importantes séries de peintures historiques. Prisé des Grands pour l'érudition et le charme de sa conversation, il joue également un rôle diplomatique important à son époque et jouit d'une position sociale sans égale chez les artistes de son temps.

Il naît en Westphalie, dans le Saint Empire romain germanique, à 300 km d'Anvers. Il est le sixième enfant de Jan Rubens, avocat protestant prospère nommé échevin de la ville d'Anvers en 1562, et de Maria Pypelinckx, fille d'un marchand de tapisseries. Ses parents ont quitté Anvers (Pays-Bas espagnols) en 1568 pour échapper à la persécution des protestants dans les Pays-Bas espagnols par le duc d'Albe durant la révolte des Gueux, Jan Rubens étant soupçonné de sympathie calviniste. Jan Rubens devient le conseiller légal de Guillaume d'Orange et s'installe ainsi à la cour de Siegen (Westphalie) en 1570. Du fait de sa relation avec Anne de Saxe, seconde épouse de Guillaume d'Orange avec qui il a une fille, Christine von Diez (que Guillaume ne reconnaîtra pas), née le 22 août 1571, Jan Rubens est emprisonné jusqu'en 1573, sa libération étant due à l'intervention de sa femme.

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Rubens passe ses dix premières années à Siegen. Ayant abjuré le protestantisme pour le catholicisme, Jan Rubens a probablement fait baptiser son fils dans la foi catholique avant sa mort en 1587. Maria et ses trois enfants Pierre Paul, Blandine et Philippe s'installent alors à Cologne, puis rentrent à Anvers. Sa marraine est Christine d'Epinoy, comtesse de Lallaing et épouse du gouverneur de Tournai, où il entre comme page après ses études dans l'École Latine de Rumoldus Verdonck où il a appris le latin et le grec. C'est chez sa marraine que Rubens commence à copier les tableaux présents chez elle notamment des Véronèse, en abandonnant ses espoirs de robe d'avocat et d'armes.

À l'âge de 14 ans, il est placé en apprentissage de 1589 à 1598, d'abord chez le peintre Tobias Verhaecht, puis chez quelques peintres éminents de son époque. Une grande partie de sa formation initiale est consacrée à copier les œuvres d'artistes anciens. Lorsqu'il a achevé sa formation, il entre en 1598 à la guilde de Saint-Luc comme maître indépendant.

Sur les conseils de ces peintres, Rubens part pour l'Italie de 1600 à 1608 pour étudier les œuvres de la Renaissance. Il séjourne notamment à Gênes, Mantoue, Venise et Rome où il assimile les styles et copie les œuvres de Raphaël, du Caravage, et surtout du Titien dont il retient la fougue du coloris. Il s'installe ensuite dans la ville de Mantoue, sous la protection du cardinal Montalto au service du duc Vincent de Gonzague chez qui il devient peintre de cour. Là, il étudie l'art classique grec et romain et il continue de réaliser des copies de grands maîtres italiens. Il est particulièrement influencé par les œuvres d'art de Michel-Ange et Léonard de Vinci. Durant son premier séjour à Rome, Rubens réalise son premier chef-d'œuvre, Sainte Hélène à la Vraie Croix pour la basilique Sainte-Croix-de-Jérusalem.

En 1603, Rubens voyage en Espagne pour une mission diplomatique, à la Cour du roi Philippe III. Durant son séjour, il étudie l'impressionnante collection d'œuvres de Raphël et du Titien que Philippe II avait rassemblée. Ce déplacement est le premier des nombreux voyages qu'il effectuera durant sa carrière et pendant lesquels il mêle l'art et la diplomatie.

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Il retourne en Italie en 1604, où il reste pendant les quatre années suivantes. De 1606 à 1608, il demeure principalement à Rome et, pendant cette période, il obtient sa plus importante commande à l'époque pour le maître-autel de la nouvelle église en vogue, la Chiesa Nuova également appelée Santa Maria in Vallicella.

L'expérience italienne de Rubens continue à influencer son travail et il écrit de nombreuses lettres en italien. À son retour à Anvers en décembre 1608 où sa mère agonise, le souvenir de l'Italie se perpétue également dans sa signature, qui ne changera plus : « Pietro Paolo Rubens ».

Son retour à Anvers coïncide avec une période de prospérité dans la ville, grâce à la signature du traité d'Anvers en avril 1609 qui met fin à la guerre entre l'Espagne et les Provinces-Unies et ouvre une période de trêve de douze ans. En septembre 1609, Rubens est nommé peintre officiel de la Cour d'Albert et Isabelle, souverains des Pays-Bas de 1609 à 1621. Il reçoit la permission spéciale d'installer son atelier à Anvers plutôt qu'à la Cour de Bruxelles, mais aussi de travailler pour d'autres clients que les seuls souverains. Cette période de prospérité et l'ouverture de son grand atelier ainsi que celui de Jacob Jordaens lancent ce que l'on appellera l'Ecole d'Anvers. Il reste proche de l'archiduchesse Isabelle jusqu'à sa mort en 1633, et on fait appel à lui comme peintre, mais aussi comme ambassadeur et diplomate. Rubens cimente encore plus ses liens avec la ville lorsque, le 3 octobre 1609, il épouse Isabella Brant, fille de Jan Brant, citoyen d'Anvers influent et humaniste. De cette union naissent trois enfants : Serena, Albert et Nicolas.

En 1610, Rubens déménage dans une nouvelle demeure, un palais qu'il a fait construire et où il vivra une grande partie de sa vie, la Rubenshuis, actuellement devenue musée. La villa, d'influence italienne, abrite son atelier où lui et ses apprentis réalisent la plupart des peintures de l'artiste, sa collection d'art personnelle ainsi qu'une des bibliothèques les plus vastes d'Anvers. Son élève le plus connu est alors Antoine Van Dyck, qui devient rapidement le principal portraitiste flamand et qui collabore fréquemment avec Rubens. Il travaille également avec plusieurs autres artistes actifs dans la ville, notamment le peintre animalier Frans Snyders qui contribue à réaliser l'aigle dans le tableau Prométhée supplicié, mais aussi son excellent ami, le peintre de fleurs Jan Brueghel l'Ancien.

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Rubens fait également bâtir une autre maison au nord d'Anvers dans le village de Doel. Cette demeure constitue sans doute un investissement.

C'est à cette période que Rubens compose des chefs-d'œuvre tels que L'érection de la croix (1610) et La descente de croix (1611-1614) pour la cathédrale Notre-Dame d'Anvers, peintures qui contribuent à faire de Rubens un peintre flamand de premier ordre. L'Érection de la croix est considérée comme un des premiers exemples de l'art religieux baroque.

À ce moment de sa carrière, Rubens fait réaliser des estampes et des couvertures de livres, surtout par l'imprimerie plantinienne de Balthasar Moretus le Jeune, afin d'étendre sa renommée dans toute l'Europe. À l'exception de quelques eaux-fortes remarquables, il fait seulement les dessins en laissant la réalisation des estampes à des spécialistes, tel que le graveur flamand Lucas Vorsterman. Il conçoit également la dernière méthode de gravure sur bois avant que cette technique ne se renouvelle au XIXe siècle. Rubens instaure aussi un droit d'auteur pour ses copies, notamment en Hollande où son travail est alors largement reproduit, mais aussi en Angleterre, en France et en Espagne.

Après la mort du roi Albert d'Autriche, Rubens continue à être le peintre officiel de la Cour de l'Infante Isabelle d'Autriche de 1621 à 1633. En 1623, Rubens perd sa fille Serena et trois ans plus tard, en 1626, son épouse, qui meurt de la peste à l'âge de 34 ans.

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En 1621, la reine de France Marie de Médicis lui demande de réaliser deux grands cycles allégoriques célébrant sa vie et celle de son défunt mari, le roi Henri IV, pour décorer la Galerie Médicis du Palais du Luxembourg à Paris. 

Parallèlement, après la fin de la trêve de douze ans, en 1621, l'empereur et archiduc d'Autriche Ferdinand II de la maison de Habsbourg confie à Rubens un certain nombre de missions diplomatiques. Entre 1627 et 1630, la carrière diplomatique de Rubens est particulièrement active. Il voyage entre les cours d'Espagne et d'Angleterre, essayant de ramener la paix entre les Pays-Bas espagnols et les Provinces-Unies.

En 1624, Rubens est d'ailleurs anobli en tant que « noble de la maison de la sérénissime infante » par Philippe IV d'Espagne et plus tard, en 1630, fait chevalier par le roi Charles Ier d'Angleterre pour le récompenser de ses efforts diplomatiques à faire aboutir un traité de paix entre l'Espagne et l'Angleterre.

Pendant que la réputation internationale de Rubens auprès des collectionneurs et de la noblesse étrangère continue à croître au cours de cette décennie, l'artiste et son atelier ont continué à réaliser des peintures monumentales pour des clients locaux d'Anvers. 

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Rubens passe les dix dernières années de sa vie à Anvers. Sur un plan artistique, il obtient de nouvelles commandes des Habsbourg et il continue à travailler pour des clients étrangers, en réalisant par exemple les peintures des plafonds de la Maison des Banquets du Palais de Whitehall, mais il a aussi exploré d'autres voies artistiques plus personnelles, composant des paysages, et des œuvres plus intimes ainsi que des portraits de sa femme, de ses enfants et de la famille des Moretus-Plantin.

En 1630, il se marie à Hélène Fourment. De cette seconde union, il aura quatre enfants : Clara Johanna, François, Hélène et Pierre Paul. La famille s'installe en 1635 dans le Château Het Steen à Elewijt dans l'actuelle Belgique. Hélène Fourment est une source d'inspiration pour Rubens dans sa représentation de personnages voluptueux que l'on retrouve dans plusieurs de ses peintures.

En 1636, il devint peintre officiel de la cour des Pays-Bas espagnols gouvernée par le cardinal Ferdinand, infant d'Espagne. 

Par ailleurs, lorsque Marie de Médicis connaît son ultime exil, c'est Rubens qui la recueille et la protége jusqu'à sa mort. Elle finit d'ailleurs sa vie, deux ans après la mort du peintre, dans la maison natale de celui-ci.

De son coté, Rubens tombe malade du fait sa goutte chronique, son état s’aggrave et il finit par s'éteindre le 30 mai 1640. Il est enterré à l'église Saint-Jacques d'Anvers.

En haut à gauche : autoportrait.

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D'après Wikipédia


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