Magazine Culture

Ce que ma rechute m’a appris

Publié le 21 décembre 2015 par Lana

Il y a un an et demi, j’ai fait une rechute. Je l’ai vécue comme un échec, comme un retour en arrière.

En réalité, je m’en rends compte aujourd’hui, ce que ma rechute m’a appris, c’est que j’étais plus forte qu’avant.  Que j’avais de bons médecins, que j’osais demander de l’aide, que j’étais bien entourée au travail, que je pouvais me permettre de prendre des congés maladie sans être jugée, que des gens étaient prêts à m’aider. Ma rechute a été une petite rechute et non un cataclysme parce qu’elle n’était pas un retour au point de départ, non, la situation avait bel et bien changé. Mon entourage avait changé, mon traitement avait changé, et moi aussi j’avais changé. Mon vécu m’avait appris des choses, je savais comment réagir, je savais à qui demander de l’aide, je n’étais plus engluée dans des relations thérapeutiques nocives, je ne vivais plus dans un secret qui m’aurait obligé à mentir au travail. Je pouvais compter sur des gens. J’ai vu qu’une rechute n’était pas synonyme de tout perdre.

Alors, même si ça n’a pas été facile, ce n’était pas un échec. Encore moins un retour en arrière. Je crois, je veux croire, qu’il n’y a pas de retour en arrière, que vingt ans ne sont pas passés pour rien. Que je ferai peut-être encore des rechutes, c’est le propre des maladies chroniques, mais que maintenant j’ai les armes en main pour les affronter.

Et merci à tous les gens qui ont été là, qui ont compris. Mon médecin, ma psychiatre, mes collègues, mes amis. Je n’y serais pas arrivée sans eux.


Classé dans:Réflexions personnelles

Retour à La Une de Logo Paperblog

A propos de l’auteur


Lana 4822 partages Voir son profil
Voir son blog

l'auteur n'a pas encore renseigné son compte l'auteur n'a pas encore renseigné son compte l'auteur n'a pas encore renseigné son compte