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Die Brücke

Publié le 11 janvier 2016 par Jigece
1912_Erich Heckel_K.G.Brücke in der Galerie Fritz Gurlitt, Berlin

Die Brücke (en français, « Le Pont ») est un groupe d’artistes allemands expressionnistes formé à Dresde le 7 juin 1905.

Les premiers membres, quatre étudiants en architecture issus du Jugendstil, influencés par Hermann Obrist étaient :
Ernst Ludwig Kirchner (1880-1938)
Erich Heckel (1883-1970)
• Fritz Bleyl (1880-1966)
Karl Schmidt-Rottluff (1884-1976)
Emil Nolde (1867-1956) et Max Pechstein (1881-1955) s’y sont associés en 1906, et Otto Mueller (1874-1930) en 1910. Le fauve Kees van Dongen se rapprocha également du groupe et fut ainsi l’intermédiaire entre le groupe et ses amis français.
Le 27 mai 1913, Die Brücke est dissout.
Die Brücke fut l’un des deux groupes fondamentaux de peintres expressionnistes allemands, l’autre étant Der Blaue Reiter (Le Cavalier bleu) formé à Munich en 1911.

Ernst Ludwig Kirchner

1921, Ernst Ludwig Kirchner : Triste jeune fille nue

Ernst Ludwig Kirchner, né en 1880 à Aschaffenburg, en Bavière et mort en 1938 à Frauenkirch, près de Davos en Suisse, est un peintre expressionniste allemand et l’un des fondateurs de l’association Die Brücke.

Ernst Kirchner étudie l’architecture à l’École supérieure technique de Dresde, où il rencontre, dans un premier temps, Fritz Bleyl, puis Erich Heckel et Karl Schmidt-Rottluff. À eux quatre, ils fondent le groupe Die Brücke (Le Pont) en 1905, dont le programme est rédigé en 1906, et des expositions de peintures et gravures ont lieu à partir de cette date. Ces artistes ne se réclament d’aucune influence, même si Kirchner découvre le concept de « dessin rapide » chez d’autres peintres contemporains, et se réfère au Moyen Âge allemand, aux dessins de Rembrandt, à l’art japonais.
Il s’intéresse à la gravure sur bois et son style évolue vers la simplification des traits, rendant visible le travail du bois sur la gravure finale. La réouverture du musée ethnographique de Dresde en 1912 occasionne une nouvelle source d’inspiration, basée sur l’art primitif.
En 1911, Ernst Kirchner s’installe à Berlin mais il ne s’y plait guère dans un premier temps. Il y peint de nombreuses scènes de rue et de la vie nocturne. Il y rencontre Erna Schilling, une danseuse de cabaret, qui devient son modèle puis sa compagne, jusqu’à la mort du peintre. Il se délasse de la vie berlinoise en faisant de fréquents séjours à l’île de Fehmarn, découverte en 1908. Il y peint souvent des corps de baigneurs nus, insérés dans un ordre cosmique de vagues, de nuages et de végétation, s’opposant à l’univers de la grande ville.
Il s’engage en 1915 dans l’armée mais il est réformé deux mois plus tard en raison de problèmes de santé (maladie pulmonaire, état dépressif, aggravés par la consommation d’alcool et de stupéfiants). Il fait alors plusieurs séjours en sanatorium dont il décore certains murs (Königstein im Taunus dans la Hesse). Il s’installe en 1917 à Davos. Il peint de nombreux paysages.
En 1937, les nazis déclarent son art dégénéré et beaucoup de ses toiles sont détruites. Il se suicide en 1938.

1906, Ernst Ludwig Kirchner : Doris avec col fraise 1906, Ernst Ludwig Kirchner : Femme et tournesols 1906, Ernst Ludwig Kirchner : Prissnitz Bridge 1907, Ernst Ludwig Kirchner : Chemin de fer souterrain Dresde - Loebtau 1907, Ernst Ludwig Kirchner : Autoportrait avec une pipe 1907, Ernst Ludwig Kirchner : Deux nus 1908, Ernst Ludwig Kirchner : Couple 1908, Ernst Ludwig Kirchner : Emmy Frich dans un Rocking Chair 1908, Ernst Ludwig Kirchner : Portrait d'Emmi Frisch 1908, Ernst Ludwig Kirchner : Frauenbildnis in weissem Kleid 1908, Ernst Ludwig Kirchner : Nus debout 1909, Ernst Ludwig Kirchner : Femme alongée à la chemise blanche 1909, Ernst Ludwig Kirchner : Fille sous un parapluie japonais 1909, Ernst Ludwig Kirchner : Im See badende Mädchen, Moritzburg 1909-10, Ernst Ludwig Kirchner : Marzella 1909-10, Ernst Ludwig Kirchner : Nu couché devant un miroir 1910, Ernst Ludwig Kirchner : Autoportrait avec un modèle 1910, Ernst Ludwig Kirchner : Dodo avec un grand éventail 1910, Ernst Ludwig Kirchner : Fränzi avec un chat 1910, Ernst Ludwig Kirchner : L'artiste Marcella 1910, Ernst Ludwig Kirchner : Nu debout avec un chapeau 1910, Ernst Ludwig Kirchner : Nu 1910, Ernst Ludwig Kirchner : Quatre baigneuses 1908-11, Ernst Ludwig Kirchner : Femmes aux bains 1911, Ernst Ludwig Kirchner : Milly dormant 1911, Ernst Ludwig Kirchner : Nu dans un tub 1911, Ernst Ludwig Kirchner : Nu féminin au chapeau 1911, Ernst Ludwig Kirchner : Otto et Maschka Mueller dans le Studio 1911, Ernst Ludwig Kirchner : Portrait de femme 1910-12, Ernst Ludwig Kirchner : Nature morte avec cruche et bol africain 1911-12, Ernst Ludwig Kirchner : Nu au fond rose 1912, Ernst Ludwig Kirchner : Brauner Akt am Fenster 1912, Ernst Ludwig Kirchner : La toilette, femme au miroir 1912, Ernst Ludwig Kirchner : Nature morte avec sculpture 1912, Ernst Ludwig Kirchner : Rotes Eilsabethufer, Berlin 1912-13, Ernst Ludwig Kirchner : Groupe d'artistes 1913, Ernst Ludwig Kirchner : Burgstaaken Harbor, Fehmarn 1913, Ernst Ludwig Kirchner : Drei Badende (Trois baigneuses) 1913, Ernst Ludwig Kirchner : Moulin à vent à Fehmarn 1913, Ernst Ludwig Kirchner : Portrait d'Erna Schilling 1913, Ernst Ludwig Kirchner : Scène de rue, Berlin 1913, Ernst Ludwig Kirchner : Tänzerin mit gehobenem 1914, Ernst Ludwig Kirchner : Der Trinker (Autoportrait) 1914, Ernst Ludwig Kirchner : Gerda, portrait 1914, Ernst Ludwig Kirchner : Tanzschule 1915, Ernst Ludwig Kirchner : Artilleurs 1915, Ernst Ludwig Kirchner : Autoportrait en soldat 1915, Ernst Ludwig Kirchner : Brandenburger Tor 1915, Ernst Ludwig Kirchner : La Tour rouge à Halle 1915, Ernst Ludwig Kirchner : Erna avec une cigarette 1915, Ernst Ludwig Kirchner : Nus, triptyque 1916, Ernst Ludwig Kirchner : Station de Königstein, Stadel 1917, Ernst Ludwig Kirchner : Lune montante sur la Stafelalp 1918, Ernst Ludwig Kirchner : Autoportrait comme une personne malade 1918-19, Ernst Ludwig Kirchner : Gorge dans la forêt de Stafel 1919, Ernst Ludwig Kirchner : Le peintre Stirner avec un chat 1919, Ernst Ludwig Kirchner : Retour des animaux 1908-20, Ernst Ludwig Kirchner : Czardas dancers 1919-20, Ernst Ludwig Kirchner : Forêt de montagne 1919-20, Ernst Ludwig Kirchner : Le peintre, autoportrait 1920, Ernst Ludwig Kirchner : Vieille grange 1923, Ernst Ludwig Kirchner : The Amselfluh 1923, Ernst Ludwig Kirchner : The Sleigh Ride 1924, Ernst Ludwig Kirchner : Fenaison 1913-25, Ernst Ludwig Kirchner : Nus rouges 1925, Ernst Ludwig Kirchner : Rue, scène de nuit 1926, Ernst Ludwig Kirchner : Nacktes Mädchen hinter Vorhang (Fränzi) 1926, Ernst Ludwig Kirchner : Pont à Wiesen 1927-28, Ernst Ludwig Kirchner : Scène de rue nocturne 1927-28, Ernst Ludwig Kirchner : Monts Wildboden, forêt 1929, Ernst Ludwig Kirchner : Mask dance 1929-30, Ernst Ludwig Kirchner : Formes oranges et jaunes 1930, Ernst Ludwig Kirchner : Grands amoureux 1932, Ernst Ludwig Kirchner : Femmes et enfants se baignant 1932-34, Ernst Ludwig Kirchner : Colour dance 1932-37, Ernst Ludwig Kirchner : Filles dansant dans des rayons de couleurs 1935-37, Ernst Ludwig Kirchner : Archers

Erich Heckel

Erich Heckel né en 1883 à Döbeln (Saxe) et mort en 1970 à Radolfzell (Bade-Wurtemberg), est un peintre allemand lié au mouvement expressionniste.
Il fait ses études à Chemnitz où, en 1901, il se lie avec Karl Schmidt-Rottluff. En 1904, alors étudiant d’architecture à Dresde, il rencontre Kirchner et devient l’année suivante le 7 juin 1905 un des fondateurs de Die Brücke, avec Fritz Bleyl et Karl Schmidt-Rottluff. Il en est le secrétaire et trésorier. Il rencontre Max Pechstein, ce dernier adhère au groupe.
Heckel se consacre d’abord à la lithographie et à la gravure, techniques dont il acquiert rapidement la maîtrise. Les tableaux antérieurs à 1910, quoique influencés par la pratique de ces techniques, sont très colorés et d’inspiration fauve. En 1912 il rencontre Franz Marc et expose avec les peintres de Der Blaue Reiter : son dessin se durcit et des couleurs plus froides sont employées; il participe à l’exposition du Sonderbund de Cologne.
Erich Heckel fit la Première guerre en Flandre comme infirmier volontaire ; il y rencontra Max Beckmann et se lia avec James Ensor.
De 1940 à 1955, Heckel fut professeur à l’École des beaux-arts de Karlsruhe. Il était membre de l’association des artistes allemands Deutscher Künstlerbund.

1904_Erich Heckel_Barge on the River Elbe 1905_Erich Heckel_Landscape near Dresden 1906_Erich Heckel_Mann in jungen Jahren (Selbstbildnis) 1907_Erich Heckel_La Briqueterie 1907_Erich Heckel_Mittag in der Marsch (Dangast) 1908_Erich Heckel_House in Dangast 1908_Erich Heckel_Pferde auf der Weide 1909_Erich Heckel_Baigneurs dans les roseaux 1909_Erich Heckel_Houses near Rome 1909_Erich Heckel_Liegendes Mädchen 1909_Erich Heckel_Windmühle bei Dangast 1910_Erich Heckel_Akt (Dresden) 1910_Erich Heckel_Badende am Waldteich, 4,5 m$ en 2015 1910_Erich Heckel_Badende am Waldteich_4,5 m$ en 2015 1910_Erich Heckel_Mädchen mit Puppe (Fränzi) 1910_Erich Heckel_Village in Sachsen (Village saxon) 1910_Erich Heckel_Zwei Mädchen am Wasser (Two Girls by the Water) 1910_Erich Heckel_Zwei weibliche Akte auf blauem Sofa 1911-10_Erich Heckel_Studio Scene 1912_Erich Heckel_Baigneuses dans la baie (L'Été à la mer Baltique) 1912_Erich Heckel_Canal 1912_Erich Heckel_K.G.Brücke in der Galerie Fritz Gurlitt, Berlin 1912_Erich Heckel_Stilleben mit Blauer Vase 1912_Erich Heckel_Zwei Männer Am Tisch 1913_Erich Heckel_Bather on the Beach in the Evening at Flensburg Ford, Osterholz 1913_Erich Heckel_Femme debout 1913_Erich Heckel_Genesende (Triptychon) 1913_Erich Heckel_Kanal bei Caputh 1913_Erich Heckel_Lautspielendes Mädchen 1913_Erich Heckel_Le jour de verre 1913_Erich Heckel_Oluf Samsongang in Flensburg 1913_Erich Heckel_Ziegelei am Wasser 1914_Erich Heckel_Fronleichnamstag in Brügge 1914_Erich Heckel_Frühlingslandschaft 1917_Erich Heckel_Frühlingslandschaft 1919_Erich Heckel_Autoportrait 1920_Erich Heckel_Sunflowers 1927_Erich Heckel_House in Angeln 1929_Erich Heckel_Südfranzösische Stadt (Angoulême) 1930_Erich Heckel_Landscape in Schleswig 1936_Erich Heckel_Landschaft am Untersee

Karl Schmidt-Rottluff

Karl Schmidt, né en décembre 1884, à Rottluff, et mort en 1976 (à 91 ans) à Berlin, est un peintre, graphiste, plasticien, illustrateur et graveur expressionniste allemand, membre du groupe Die Brücke.
Au lycée de Chemnitz, Karl Schmidt fait la connaissance, en 1901, d’Erich Heckel. Tous deux participent au cercle littéraire Vulkan. À partir de 1905, Karl Schmidt se fait appeler Schmidt-Rottluff. Comme Franz Marc, il étudie la théologie, selon la volonté de son père. En 1905 et 1906, il suit des cours d’architecture à l’École technique supérieure de Dresde, ainsi qu’Erich Heckel, qui lui fait rencontrer Ernst Ludwig Kirchner et Fritz Bleyl.
Le 7 juin 1905, Karl Schmitt-Rottluff fonde, à Dresde, avec Ernst Ludwig Kirchner, Fritz Bleyl et Erich Heckel, un groupe d’artistes, qu’il baptise Die Brücke (Le pont), indiquant ainsi l’intention des jeunes participants de bâtir un pont entre les éléments révolutionnaires de l’époque. Ils s’installent dans une ancienne boucherie. Karl Schmidt-Rottluff interrompt alors ses études d’architecture et décide de se consacrer aux arts visuels. En novembre 1905, la première exposition de Die Brücke, a lieu, dans une galerie de Leipzig. En 1906, Karl Schidt-Rottluff fait la connaissance d’Emil Nolde et l’invite à rejoindre le groupe. Hermann Max Pechstein adhère également à Die Brücke, en 19069. C’est aussi l’année où est publié le premier recueil de gravures de Die Brücke.
Grâce à Otto Mueller , qui rejoint le groupe en 1910, Die Brücke s’installe à Berlin, à l’automne 1911. Kirchner arrive en octobre, suivi de Heckel et Karl Schmidt-Rottluff, en décembre. C’est dans la capitale allemande que Lyonel Feininger fait découvrir le cubisme à Karl Schmidt-Rottluff. Van Dongen sert d’intermédiaire entre le groupe et les fauvistes parisiens. Le 27 mai 1913, Die Brücke se dissout et certains de ses membres se tournent vers le cubisme ou le futurisme. Karl Schmitt-Rottluff, solitaire par nature, n’a pas vraiment été un participant actif aux activités de l’association. Entre 1907 et 1912, souvent accompagné de Heckel, il séjourne, l’été, à Dangast, au nord d’Oldenburg, où il peint de nombreux tableaux.
Karl Schmitt-Rottluff participe, en 1910, aux expositions de la Nouvelle Sécession, à Berlin. Il découvre la sculpture de l’Afrique. En 1911, il effectue un voyage en Norvège, au cours duquel il peint un certain nombre de paysages. Il fréquente également le groupe Der Blaue Reiter, participant à la seconde exposition de ce dernier, en 1912, à Munich. Cette même année, il expose également avec le Sonderbund, à Cologne, aux côtés de Heckel et Kirchner, avec lesquels il se rend, à la fin de l’été, sur l’île de Fehmarn, dans la mer Baltique. En 1912, il voyage à Paris, en Italie et en Dalmatie. Il rejoint la Nouvelle Sécession en 1914, ce qui lui permet d’organiser ses premières expositions particulières. À cette époque, il est influencé par Picasso et le cubisme, ainsi que par l’art africain. C’est aussi la période où il peint ses premiers portraits et réalise également des sculptures. Il expose à Hambourg et Iéna.

Durant la Première Guerre mondiale, il s’engage comme soldat dans un bataillon du génie, en Lithuanie et en Russie, de mai 1915 à 1918. Traumatisé par la brutalité des combats et incapable de peindre, il pratique alors la gravure sur bois, créant notamment un cycle de huit œuvres religieuses sur des thèmes du Nouveau Testament, en 1917 et 1918, inspiré par les horreurs de la guerre et où les plages noires prédominent.
Après la guerre, il épouse la photographe Emmy Frisch, en 1918. Entre 1918 et 1921, il est membre du Conseil ouvrier pour l’art et participe au journal Action. L’architecte Walter Gropius l’invite, en 1919, à donner des cours à l’institut du Bauhaus. Il enseigne également à l’Académie de Berlin. En collaboration avec Rosa Schapire et Wilhelm Niemeyer, il fonde la publication expressionniste Die rote Erde (La terre rouge) et, en 1920 et 1921, le journal d’art Kündung. En 1932, il s’installe à Rumbke, sur le Lebasee, en Poméranie.
Cette période est marquée par l’influence de Vincent van Gogh, d’Edvard Munch et de l’art primitif. La vie paysanne devient un de ses sujets de prédilection. En 1931, il est nommé membre de l’Académie des arts de Prusse. Lors des Jeux olympiques de 1936, la galerie Ferdinand Möller expose 70 de ses aquarelles. La même année, Karl Schmidt-Rottluff expose à la Galerie Westermann, à New York. En février et mars 1937, 40 aquarelles sont exposées à Berlin, à la galerie Karl Buchholz.

En 1938, 608 œuvres d’art de Karl Schmidt-Rottluff sont qualifiées d’art dégénéré (Entartete Kunst), par les nazis, et retirées des musées allemands. 25 d’entre elles sont présentées dans l’exposition Entartete Kunst, conçue par Goebbels, et qui stigmatise la presque totalité de l’art moderne. Karl Schmidt-Rottluff y figure, aux côtés de Kirchner, Matisse, Picasso, Van Gogh, Chagall, entre autres. Plusieurs de ses œuvres sont détruites par le feu, lors de l’autodafé de peintures du 20 mars 1939. Pendant le même temps, comme Ernst Barlach et Emil Nolde, il présente une partie de son travail à l’Exposition d’artisanat, qui se tient sous le patronage du Front allemand du travail. Rosa Schapire se réfugie en Angleterre, en 1939, emportant avec elle plusieurs de ses œuvres.
En 1941, Karl Schmidt-Rottluff est interdit d’exercice de la peinture et exclu de la Chambre de la Culture du Reich (allemand : Reichskammer der bildenden Künste). Cette mise à l’écart est, en fait, la fin d’un long processus, commencé en 1933 par son exclusion de l’Académie des arts de Prusse, lors de l’avènement du nazisme, et poursuivi, en 1936, par une interdiction d’exposition. À partir de 1941, le peintre est surveillé par la police nazie. Il quitte alors Berlin pour se retirer à Rottluff. Cette même année, les bombardements de Berlin détruisent son appartement et son atelier, ainsi qu’une partie importante de son œuvre. D’autres peintures, stockées en Silésie, sont détruites en 1945.

Après la Seconde Guerre mondiale (1939-1945), Karl Schmitt-Rottluff revient à Berlin, en 1946, et préside la Ligue culturelle pour le renouveau démocratique. Il recommence à peindre. En 1947, il est nommé professeur à l’université des Beaux-Arts, à Berlin-Charlottenburg, où il enseigne jusqu’en 1954. Il se rend à Ascona, en 1949. Il participe à l’exposition documenta 1, à Kassel, en 1955. En 1964, il abandonne la peinture sur toile pour l’aquarelle. Lors de son quatre-vingtième anniversaire, en 1964, il propose de créer, à Berlin, un musée consacré à Die Brücke. Après trois ans de travaux, le musée ouvre, à Berlin-Zehlendorf, le 15 septembre 1967, avec plusieurs œuvres, données par Karl Schmitt-Rottluff et Erich Heckel, encore en vie à ce moment-là.
En 1974, à l’occasion du 90e anniversaire de sa naissance, Karl Schmitt-Rottluff est nommé membre honoraire de l’Académie des Beaux-Arts de Stuttgart, sur la proposition de son recteur, Wolfgang Kermer. Il est membre de l’Association des artistes allemands (Deutscher Künstlerbund). Dernier survivant de Die Brücke, il meurt, à l’âge de 91 ans, le 10 août 1976, à Berlin, après une longue maladie, quelques mois après la mort d’Emmy Schmidt-Rottluff, en 1975. Il est enterré dans le cimetière forestier de Dahlem, à Berlin-Dahlem. Le premier directeur du musée de Die Brücke prononce son éloge funèbre. Sa tombe est une des tombes d’honneur de Berlin.

1906_Karl Schmidt-Rottluff_Autoportrait 1906_Karl Schmidt-Rottluff_Bord de mer 1906_Karl Schmidt-Rottluff_Gartenstrasse frühmorgens 1906_Karl Schmidt-Rottluff_Kantine 1907_Karl Schmidt-Rottluff_Jour venteux 1909_Karl Schmidt-Rottluff_Blühende Bäume 1910_Karl Schmidt-Rottluff_Autoportrait au monocle 1910_Karl Schmidt-Rottluff_House under the Trees N06249 1912_Karl Schmidt-Rottluff_Femme réfléchie 1912_Karl Schmidt-Rottluff_Houses at Night 1912_Karl Schmidt-Rottluff_In der Dämmerung 1912_Karl Schmidt-Rottluff_Jeune fille faisant sa toilette 1913_Karl Schmidt-Rottluff_Akte in den Dünen 1913_Karl Schmidt-Rottluff_Quatre Baigneuses sur la plage 1913_Karl Schmidt-Rottluff_Trois Nus 1914_Karl Schmidt-Rottluff_Nu N05953 1915_Karl Schmidt-Rottluff_Mädchen vor dem Spiegel 1918_Karl Schmidt-Rottluff_Scene exterieure 1919_Karl Schmidt-Rottluff_ Landschaft mit früher Sonne N06248 1919_Karl Schmidt-Rottluff_Frauen am meer 1919_Karl Schmidt-Rottluff_Mädchen mit Margerite 1919_Karl Schmidt-Rottluff_Mondschein 1919_Karl Schmidt-Rottluff_Portrait of Emy 1920_Karl Schmidt-Rottluff_Blauer Mond 1920_Karl Schmidt-Rottluff_Iris und Ginster 1921_Karl Schmidt-Rottluff_Bosquet 1922_Karl Schmidt-Rottluff_Badende am Strand 1922_Karl Schmidt-Rottluff_Patroklusturm 1925_Karl Schmidt-Rottluff_Double portrait of S. and L 1926_Karl Schmidt-Rottluff_Nach dem Bade 1937_Karl Schmidt-Rottluff_Fischerbucht 1947_Karl Schmidt-Rottluff_Wanderdüne am Haff 1954_Karl Schmidt-Rottluff_Afrikanisches 1954_Karl Schmidt-Rottluff_Stillleben mit Astern-Strauss 1956_Karl Schmidt-Rottluff_Mond über der Küste 1956_Karl Schmidt-Rottluff_Nature morte 1961_Karl Schmidt-Rottluff_Steilküste

Emil Nolde

Emil Nolde, né Hans Emil Hansen en août 1867 à Nolde, Schleswig-Holstein et mort le 13 avril 1956 à Seebüll, est un peintre expressionniste et un aquarelliste allemand.
Fils de paysan du Schleswig, Emil Nolde pratique la sculpture ornementale avant de s’intéresser à la peinture. Il apprend le dessin à Karlsruhe, puis à Saint-Gall en Suisse où il enseigne cette matière jusqu’en 1897. Il part alors compléter sa formation à Munich, à Dachau, puis à Paris, en 1899, où il est confronté aux peintures classiques du Louvre et où il fréquente l’Académie Julian. Il se partage ensuite entre Copenhague et Berlin et séjourne souvent dans l’île d’Alsen. Il épouse en 1902 Ada Vilstrup, rencontrée à Copenhague, de 12 ans sa cadette. Il découvre les tableaux de Vincent van Gogh et de Paul Gauguin à l’occasion d’expositions à Berlin et à Weimar, œuvres qui vont l’influencer profondément.
Il commence à exposer dès 1906, notamment à Dresde où sa peinture à thématique campagnarde, avec un traitement des couleurs vives en pâte épaisse, enthousiasme les artistes du groupe Die Brücke. Emil Nolde s’y inscrit à partir de 1906 sur une invitation de Karl Schmidt-Rottluff. La thématique de son œuvre est alors exclusivement florale et Nolde quitte le groupe fin 1907 pour des raisons de divergence d’opinion tout en conservant des liens d’amitié avec certains de ses membres.
À partir de 1905, il s’installe à Berlin, d’abord quelques mois par an, en hiver. La vie urbaine et nocturne lui inspire de nombreux tableaux. Il y rencontre en 1907 le peintre Edvard Munch. Sa notoriété grandit et il s’inscrit à la Sécession berlinoise. Nolde est assez mal à l’aise dans ce milieu : ses toiles sont, de plus, régulièrement refusées par les expositions de ce groupe. Avec d’autres artistes (dont ceux de Die Brücke), il crée alors en réaction la nouvelle Sécession, dont la première exposition a lieu en 1910. Les thèmes de ses tableaux évoluent, il aborde des sujets religieux, employant la même technique de couleurs pures en aplats. Il peint notamment un retable en neuf parties en 1911-1912 sur la vie du Christ. Il peint également de nombreuses marines dont certaines sont à la limite de l’abstraction. Il se passionne pour l’art primitif : en 1913 il entreprend un long voyage qui commence par une traversée de la Sibérie en transsibérien et une visite du Japon, puis séjourne plusieurs mois dans des îles du Pacifique où il peint de nombreux croquis et aquarelles. Il en reprend les thèmes dans plusieurs tableaux faits à son retour en Europe. Il arrive que Nolde détruise certaines de ses toiles quand elles ne lui plaisent pas.

Il se retire au début de la première guerre mondiale dans un village près de son lieu de naissance, puis à Seebüll où il finira ses jours en 1956. À la suite du conflit, le nord du Schlesvig, dont son village natal, a été rattaché au Danemark, d’où le fait qu’il est désormais citoyen danois, mais Seebüll se trouve en Allemagne, et Nolde réagit aux événements en patriote allemand. Il retourne alors vers la peinture florale de sa jeunesse et les paysages.
En 1935, il adhère au parti nazi dans l’espoir d’être accepté par le régime. Il est défendu dans un premier temps par Goebbels, amateur d’expressionnisme et certaines de ses aquarelles décorent même son appartement1. Une salle lui est consacrée à la galerie nationale de Berlin. Cependant son art est critiqué par Alfred Rosenberg qui a les faveurs d’Hitler en matière culturelle, et, dès 1937, il est tenu en suspicion par le régime : le 23 août 1941 Adolf Ziegler lui enjoint de cesser de peindre, ce qu’il refuse de faire. Nolde est alors expulsé de l’Académie des arts. Au cours de la campagne contre « l’Art dégénéré », un grand nombre de ses œuvres (1 052 exactement) exposées dans les musées allemands sont confisquées et certaines sont détruites sur ordre des nazis.
Il se retire alors à Seebüll et peint de très nombreuses aquarelles qu’il appelle ses « tableaux non-peints », en référence à l’interdiction d’exercer son art. Après la guerre, il reprend les grands formats et la peinture à huile, prenant comme modèles nombre de ses aquarelles des périodes troubles.

1893_Emil Nolde_House Demolition 1900_Emil Nolde_Parisian Model 1901_Emil Nolde_Before Sunrise 1901_Emil Nolde_Reclining Nude 1903_Emil Nolde_Couple sur la plage 1904_Emil Nolde_Printemps dans la chambre 1905_Emil Nolde_A Cloister at the Mountain Etna 1905_Emil Nolde_Blaue Stimmung 1905_Emil Nolde_Jour de moisson (Erntetag) 1905_Emil Nolde_Taormina Theater and Mount Etna 1906_Emil Nolde_Bath House 1906_Emil Nolde_Frischer Tag am Meere_2m$ en 2012 1906_Emil Nolde_In the Cornfield 1906_Emil Nolde_The Painter Schmidt-Rottluff 1906_Emil Nolde_Yellow Flowering Shrub 1907_Emil Nolde_Vase with Poppies 1907_Emil Nolde_Winter 1907_Emil Nolde_Young Woman 1908_Emil Nolde_Blumengarten 1908_Emil Nolde_Les Troncs blancs 1909_Emil Nolde_Danse sauvage d'enfants 1909_Emil Nolde_Pentecôte 1909_Emil Nolde_Sonnenuntergang_3,5 m$ en 2006 1910_Emil Nolde_Friesenhäuser II_2,6 m$ en 2011 1910_Emil Nolde_Josef erzählt seine Träume 1910_Emil Nolde_La danse du veau d'or 1910_Emil Nolde_Maisons frisonnes 1910_Emil Nolde_Mer d'automne II 1910_Emil Nolde_Mer d'automne VII 1911_Emil Nolde_Danse II 1911_Emil Nolde_Figur mit Maske 1911_Emil Nolde_Nature morte aux masques II 1911_Emil Nolde_Nature morte aux masques III 1911_Emil Nolde_Nature morte avec figure en bois sculpté 1911_Emil Nolde_Spectateurs au cabaret (Publikum im Cabaret) 1912-11_Emil Nolde_Leben Christi 1912_Emil Nolde_Enfant et grand oiseau 1912_Emil Nolde_Legend, Saint Mary of Egypt, la mort dans le désert 1913_Emil Nolde_La mer 1913_Emil Nolde_Les gens heureux 1914_Emil Nolde_Nature morte aux danseuses 1914_Emil Nolde_Trophées des indigènes 1915_Emil Nolde_Die Grablegung, Begravelsen 1915_Emil Nolde_Nouvelle Guinée tribus 1915_Emil Nolde_Saint Siméon et les femmes 1916_Emil Nolde_Landschaft mit jungen Pferden 1917_Emil Nolde_Autoportrait 1917_Emil Nolde_Femmes et Pierrot 1917_Emil Nolde_Selbstbildnis 1919_Emil Nolde_Rotblondes Mädchen_3,8 m$ en 2006 1920_Emil Nolde_Tänzerin und Harlekin 1920_Nolde_Masques III 1928_Emil Nolde_Sonnenblume 1930_Emil Nolde_Frau T. avec un collier rouge 1930_Emil Nolde_Lac, Lucerne 1933_Emil Nolde_Citronlunden 1935_Emil Nolde_Ferme frison sur un canal 1940_Emil Nolde_Le feu sacré 1942_Emil Nolde_Großer Mohn (rot, rot, rot) 1948_Emil Nolde_Hohe Sturzwelle

Max Pechstein

Hermann Max Pechstein (né le 31 décembre 1881 à Zwickau – mort le 26 juin 1955 à Berlin) est un peintre et un graphiste allemand. Il a appartenu au groupe Die Brücke. C’était un des représentants de l’expressionnisme allemand. Il a surtout peint des portraits, parfois inspirés de motifs exotiques de Palaos, des paysages et des natures mortes.
Après sa rencontre avec Ernst Ludwig Kirchner et Erich Heckel, Pechstein est le premier et unique peintre à avoir suivi une formation académique à rejoindre le groupe d’artistes Die Brücke. Il reçoit le prix le l’État de Saxe en 1907, qui lui permet de voyager en Italie et à Paris.
Il rejoint le groupe de la Berliner Secession en 1908 et fonde en 1910 la Nouvelle Sécession. Ces appartenances aux mouvements de la Sécession l’amènent à quitter Die Brücke en 1912. Max Pechstein s’installe à Berlin en 1908 où il rencontre Lotte Kaprolat, qui sera sa muse de 1909 à 1920. On peut facilement la reconnaitre dans ses tableaux où elle est représentée sous une apparence de volupté noire, avec des lèvres pleines et des paupières lourdes. Elle figure sur beaucoup de dessins du peintre des années 1909-1910 et également sur le double portrait que Pechstein a peint et qui les représente tous deux en tant que couple. Pechstein et Lotte y portent tous deux des habits bourgeois et des couvre-chefs identiques. Ce tableau démontre la force des liens qui les unissaient. Le regard de Pechstein et les couleurs claires qu’il emploie renforcent le sentiment d’équilibre et d’harmonie spirituelle qui unissait le couple. Ils se marièrent d’ailleurs au printemps 1911, mariage dont fut issu un fils, Frank, en 1913.
Ses voyages en Italie en 1913-1914 ainsi que sa participation à la Première Guerre mondiale s’expriment dans ses dessins et lithographies de voyage, ainsi que dans des gravures à l’eau forte. Il fonde le Groupe de Novembre ainsi que le Conseil de l’ordre des artistes.
Max Pechstein se sépare de Lotte en 1923 et épouse Marta Möller en deuxièmes noces. Il intègre l’académie des Beaux Arts de Prusse la même année et y devient professeur. Pechstein découvre en 1921 les environs du lac de Léba, en Poméranie, et ceux du lac voisin de Garder. Il joue, dans ses tableaux, de l’opposition entre cette nature sauvage et les hommes au travail.
On lui retire sa chaire en 1933, année au cours de laquelle ses œuvres sont qualifiées d’Art dégénéré. Il est exclu de l’académie des Beaux Arts de Prusse en 1937. Une grande partie de son œuvre est détruite en 1944 par des dommages collatéraux de la guerre.
Il vit l’arrivée de l’armée rouge en 1945 et doit travailler occasionnellement pour la force d’occupation. Il est cependant autorisé à déménager à Berlin Ouest en 1945, où il devient professeur à l’École des beaux-arts. Il reçoit l’équivalent de la Légion d’honneur allemande en 1952. Il devient également citoyen d’honneur de la ville de Zwickau. Sa tombe se trouve dans le cimetière évangélique d’Alt-Schmargendorf.

1906_Max Pechstein_La source 1907-06_Max Pechstein_Zerfallenes Haus 1909_Max Pechstein_Das gelbschwarze Trikot 1909_Max Pechstein_Frauenkopf 1909_Max Pechstein_Girl in Red with a Parasol 1909_Max Pechstein_Liegender Akt mit Katze 1909_Max Pechstein_Nidden Coastline with Fishing Boats 1910_Max Pechstein_Baigneuses 1910_Max Pechstein_Bildnis Charlotte Cuhrt 1910_Max Pechstein_Die Gelbe Maske I 1910_Max Pechstein_Fruits II 1910_Max Pechstein_Im Wald bei Moritzburg 1910_Max Pechstein_Jeune fille assise 1910_Max Pechstein_Le grand indien 1910_Max Pechstein_Marcella sur un canapé vert avec un chat 1910_Max Pechstein_Portrait de la femme de l’artiste 1910_Max Pechstein_Weib mit Inder auf Teppich_4,7 m$ en 2011 1911_Max Pechstein_Femme nue allongée 1911_Max Pechtsein_Dawn 1911_Max Pechtsein_Day of Steel 1912_Max Pechstein 1912_Max Pechstein_Nature morte 1912_Max Pechstein_Stillleben mit Äpfeln und Bananen 1913_Max Pechstein_Monterosso al mare 2 1913_Max Pechstein_Monterosso al Mare 1913_Max Pechstein_Stilleben am Spiegel, Clivia, obst und krug 1913_Max Pechtsein_Fischerboot 1913_Max Pechtsein_Italian Church, Covent of San Gimignano 1913_Max Pechtsein_Still Life with Nude, Tile, and Fruit 1913_Max Pechtsein_Stilleben mit exotischer Schale 1914_Max Pechstein_Calla Lilies 1916_Max Pechstein_The Red Tea Service 1917-18_Max Pechstein_Stilleben mit exotischen plastiken 1917_Max Pechstein_Die lilie 1917_Max Pechstein_Still life with calla lilies and a figurine in the mirror 1917_Max Pechstein_Still Life with Mirror Clivia, Fruit and Jug 1918-19_Max Pechstein_Sitzender weiblicher Akt, Sonja 1918_Max Pechtsein_Selbstbildnis mit Hut und Pfeife 1919_Max Pechstein_Cellospieler, Bildnis Dr Freundlich 1919_Max Pechstein_Spring 1919_Max Pechtsein_Lotte mit Kopftuch 1919_Max Pechtsein_Schrei am Meer_1,6 m$ en 2013 1919_Max Pechtsein_Women by the Sea 1920-19_Max Pechtsein_Portrait of a Girl 1920-19_Max Pechtsein_Still Life with Fan 1920_Max Pechtsein_Die Löwenbändigerin 1921_Max Pechstein_Bridge 1921_Max Pechstein_Fischkutter in der Nachmittagssonne_1 m$ en 2011 1921_Max Pechstein_Sunset 1921_Max Pechstein_Two Women on a Sofa 1921_Max Pechtsein_Rauchende 1922_Max Pechstein_Abendwolken 1923_Max Pechstein_Das gelbe Haus 1924_Max Pechstein_Convent of Monterosso al mare 1925_Max Pechstein_Modellpause 1927_Max Pechstein_Herbstabend 1928_Max Pechstein_Äpfel 1929_Max Pechstein_Cherry Blossom 1930_Max Pechstein_Yucca mit Zweig 1935_Max Pechstein_Ruderboot am Garder See 1939_Max Pechstein_Morgen bei Purwin 1948_Max Pechstein_Sonnenblumen 1949_Max Pechstein_Boot bei aufgehender Sonne 1950_Max Pechstein_Abend auf palau 1952_Max Pechstein_Wintermorgen restauriert 1953_Max Pechstein_Fischerhafen auf Fehmarn

Otto Mueller

1903_Otto Mueller_Les danseurs 1903_Otto Mueller_Tänzerin mit Schleier 1911-10_Otto Mueller_Negerpaar 1912_Otto Mueller_Three Acts in Front of the Mirror 1913_Otto Mueller_Paar mit grünem Fächer 1914_Otto Mueller_Liegende 1915_Otto Mueller_Family of Gypsies 1915_Otto Mueller_Landscape with Bathers 1918_Otto Mueller_Adam and Eve 1918_Otto Mueller_Knabe vor zwei stehenden und einem sitzenden Mädchen 1918_Otto Mueller_Sitter and Bather with Two Trees 1919_Otto Mueller_Couple d'amants 1919_Otto Mueller_Deux demi-nus 1919_Otto Mueller_Forest with stone and bushes 1919_Otto Mueller_Marischka with mask 1919_Otto Mueller_Mutter und Sohn 1919_Otto Müller_Landschaft Mit Gelben Akten 1920_Otto Müller_Deux soeurs 1920_Otto Müller_Three Girls in a Wood 1920_Otto Müller_Zwei Mädchen Halbakte 1921_Otto Müller_La baignade 1922_Otto Mueller_Self-Portrait with Pentagram 1922_Otto Müller_Two Nudes in a Landscape 1924_Otto Müller_Badende im Schilfgraben 1925_Otto Mueller_Paar am Tisch 1925_Otto Müller_Landscape 1925_Otto Müller_Stehendes Mädchen vor Bäumen 1926-27_Otto Mueller_Deux gitanes avec chat 1926_Otto Mueller_Zigeunerin 1927_Otto Müller_Stehende Zigeunerin mit Kind 1928_Otto Mueller_Gypsy Horse at Black Water 1928_Otto Mueller_Three Cabins, One with Red Roof 1929_Otto Müller_Selbstbildnis mit Rückenakt (im Hintergrund Elfriede Timm)

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