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Elisabeth vigee le brun

Publié le 18 janvier 2016 par Aelezig

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Élisabeth Vigée Le Brun, née Louise-Élisabeth Vigée le 16 avril 1755 à Paris, et morte dans la même ville le 30 mars 1842, est une artiste peintre française, considérée comme une grande portraitiste de son temps à l'égal de Quentin de La Tour ou Jean-Baptiste Greuze. 

Son art et sa carrière exceptionnelle, en font un témoin privilégié des bouleversements de la fin du XVIIIe siècle, de la Révolution française et de la Restauration. 

Son père est pastelliste et membre de l’Académie de Saint-Luc ; sa mère est d’origine paysanne. Elisabeth a un frère cadet, Etienne Vigée, qui deviendra auteur dramatique. 

Après son baptême, Elisabeth est mise en nourrice. Dans la bourgeoisie et l'aristocratie, il n'est pas dans les habitudes d'élever ses enfants soi-même, aussi l’enfant est-elle confiée à des paysans des environs d’Epernon. Son père vient la rechercher six ans plus tard, la ramène à Paris dans l'appartement familial rue de Cléry. Élisabeth entre comme pensionnaire à l’école du couvent de la Trinité, afin de recevoir la meilleure éducation possible. Dès cet âge, elle dessine partout, sur ses cahiers, sur les murs de son école...

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En 1766, Élisabeth-Louise quitte le couvent et vient vivre aux côtés de ses parents. Son père meurt accidentellement d'une septicémie après avoir avalé une arête de poisson, en 1767. Élisabeth n'a que douze ans et mettra longtemps à faire son deuil. Elle s'adonne ses passions, la peinture, le dessin et le pastel. Sa mère se remarie dès le 26 décembre 1767 avec un joaillier fortuné mais avare, Jacques-François Le Sèvre ; les relations d'Élisabeth-Louise avec son beau-père sont difficiles.

Après le décès de son père, qui fut son premier professeur, c’est un autre peintre, Gabriel-François Doyen, meilleur ami de la famille et célèbre en son temps comme peintre d'histoire, qui l’encourage à persévérer dans le pastel et dans l’huile. C’est aussi certainement conseillée par Doyen, qui connaissait bien Gabriel Briard (pour avoir eu le même maître, Carl Van Loo), qu’Élisabeth se rend chez ce dernier en 1769. Briard est membre de l’Académie royale de peinture, et donne volontiers des leçons, même s’il n’est pas encore professeur. Peintre médiocre, il a surtout la réputation d’être un bon dessinateur et possède en plus un atelier au palais du Louvre ; Élisabeth fait de rapides progrès et, déjà, on commence à parler d’elle. C’est au Louvre qu’elle fait la connaissance de Joseph Vernet, artiste célèbre dans toute l’Europe. Il est l'un des peintres les plus courus de Paris, ses conseils font autorité, et il ne manquera pas de lui en prodiguer. Jean-Baptiste Greuse la remarque également et la conseille.

La jeune fille peint de nombreuses copies d'après les maîtres. La renommée de ses "parrains" lui ouvre toutes les portes des collections d'art privées princières et aristocratiques à Paris où elle peut étudier à loisir les maîtres, étudier les semi-tons ainsi que les dégradations sur les parties saillantes d’une tête.Ayant peu d'espoir d'intégrer l'Académie royale de peinture et de sculpture, institution prestigieuse mais conservatrice, elle présente plusieurs de ses tableaux à l'Académie de Saint-Luc dont elle devient officiellement membre le 25 octobre 1774. Élisabeth commence à réaliser des portraits de commande, mais son beau-père s'accapare ses revenus. 

Elle rencontre le marchand de tableaux, antiquaire et peintre Jean-Baptiste-Pierre Le Brun. Il s'occupe alors de ses affaires, devient son agent et la demande en mariage. Libertin et joueur, il a mauvaise réputation, et le mariage est formellement déconseillé à la jeune artiste. Cependant, désireuse d'échapper à sa famille, elle l'épouse le 11 janvier 1776

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Elle reçoit cette même année sa première commande de la Cour du comte de Provence, le frère du roi puis elle est admise à travailler pour la Cour de Louis XVI. En 1778, elle devient peintre officiel de la reine et est donc appelée pour réaliser le premier portrait de la reine Marie-Antoinette.

Elle ouvre une académie et enseigne. Son hôtel particulier devient un lieu à la mode, son mari y ouvre une salle des ventes. Elle vend ses propres portraits mais c'est son mari qui empoche ses revenus. 

Le 12 février 1780, elle donne naissance à sa fille Jeanne-Julie-Louise. Une seconde grossesse quelques années plus tard donnera un enfant mort en bas âge.

Elle est finalement reçue à l’Académie royale de peinture et de sculpture le 31 mai 1783, contre la volonté de Jean-Baptiste Marie Pierre, premier peintre du roi. Son sexe et la profession de son mari marchand de tableaux sont de fortes oppositions à son entrée, mais l'intervention protectrice de Marie-Antoinette lui permet d'obtenir ce privilège de Louis XVI.

En septembre de la même année, elle participe au Salon pour la première fois et y présente Marie-Antoinette dit « à la Rose » : elle a l'audace de présenter la reine dans une robe en gaule, mousseline de coton qui est généralement utilisée en linge de corps ou d'intérieur, et les critiques sont scandalisés si bien qu'au bout de quelques jours, Elisabeth doit le retirer et le remplacer par un portrait identique mais avec une robe plus conventionnelle. Dès lors, les prix de ses tableaux s'envolent.

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Faisant partie des intimes de la Cour, elle est l'objet comme le roi et la reine de critiques et médisances. Des rumeurs plus ou moins fondées l'accusent notamment d'entretenir une liaison avec le ministre Calonne, mais également avec le comte de Vaudreuil ou le peintre Ménageot. 

Des lettres et des libelles circulent dans Paris, pour prouver sa relation avec Calonne. On l'accuse d'avoir des lambris d'or, d'allumer son feu avec des billets de caisse, de brûler du bois d’aloès dans sa cheminée... 

Pendant la Révolution, son hôtel particulier est saccagé, des sans-culottes déversent du soufre dans ses caves et tentent d'y mettre le feu. Élisabeth quitte la capitale avec sa fille, Julie, et sa gouvernante et part s'installer à Rome. De là, elle envoie des œuvres à Paris au Salon. L’artiste effectue son Grand Tour vit entre Florence et Rome. 

À Paris, Jean-Baptiste Pierre Lebrun a vendu tout son fond de commerce en 1791 pour éviter la faillite, alors que le marché de l'art s'est effondré et a perdu la moitié de sa valeur. Invoquant la désertion de sa femme, Jean-Baptiste-Pierre demande et obtient le divorce en 1794 pour se protéger et préserver leurs biens. Dans le même temps, il expertise les collections saisies par la Révolution à l'aristocratie dont il dresse les inventaires et publie les Observations sur le Muséum National préfigurant les collections et l'organisation du musée du Louvre, dont il devient le commissaire-expert. 

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À l'invitation de l'ambassadeur, Élisabeth se rend en Russie, pays qu'elle considèrera comme sa seconde patrie. En 1795, elle est à Saint-Pétersbourg où elle fait un séjour de plusieurs années favorisé par des commandes de la haute société russe et des appuis de Gabriel-François Doyen, proche de l'impératrice et de son fils. Invitée par les grandes cours d’Europe et devant subvenir à ses moyens, elle peint sans cesse.

Après un bref séjour à Moscou en 1801, puis en Allemagne, elle peut rentrer à Paris en toute sécurité depuis qu'elle a été rayée de la liste des émigrés en 1800. Elle est accueillie à Paris le 18 janvier 1802, où elle retrouve son mari, avec qui elle revit sous le même toit.

Si le retour d’Élisabeth est salué par la presse, elle a du mal à retrouver sa place dans la nouvelle société née de la Révolution et de l'Empire. 

Quelques mois plus tard, elle quitte la France pour l'Angleterre, où elle s'installe à Londres pour trois ans. Elle vit avec la Cour de Louis XVIII et du comte d'Artois, en exil entre Londres, Bath et Douvres.

Après un passage par la Hollande, puis la Suisse, elle revient en France en 1809 et s'installe à Louveciennes. Elle y vit huit mois de l'année, le reste à Paris, elle reçoit le dimanche des amis et des artistes.

À la fin de sa vie, l'artiste en proie à des attaques cérébrales, perd la vue.

Elle meurt à Paris à son domicile de la rue Saint-Lazare le 30 mars 1842.

En haut à gauche : autoportrait.

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D'après Wikipédia


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