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Le prodige : Bobby Fischer, grand champion paranoïaque...

Par Filou49 @blog_bazart
18 janvier 2016

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Hasard du calendrier des sorties cinéma : le 2 septembre dernier, alors que sortait en DVD le film le Tournoi qui nous entrainait dans le quotidien d'un joueur d'échecs de fiction, sortai en salles un autre film sur un joueur d'échecs, mais ayant bien existé celui ci.

En effet, dans le Prodige- sorti en DVD ce lundi 18 janvier chez Metropolitan Film Exports, Edward Zwick,  un réalisateur américain particulièrement éclectique et inégal (Glory, "Légendes d’Automne",  le dernier samourai, "A l’Epreuve du Feu", "Blood Diamond", "Love et autres Drogues" ) nous plonge dans une  partie seulement de la vie de Bobby Fischer, de la découverte de son ’don’ au championnat du monde de 1972 qui l’a vu ravir la couronne à Boris Spassky.

Biopic partiel- un peu comme le Love And Mercy récemment critiqué et quelques coudées au dessus- le film de Zwick reste interessant à suivre lorsqu'il tente de marcher sur les traces du joueur d'échecs de Stefan Zweig- un chef d'oeuvre littéraire analysé longuement lors de ma rencontre de l'an passé avec Françis Huster.

Le prodige : Bobby Fischer, grand champion paranoïaque...

En effet, en s'evertuant et en réussissant souvent à  nous montrer à quel point la  paranoïa de Fischer, plongé un peu malgré lui en pleine guerre froide,  va se muer en autodestruction, le film parvient- grâce aussi à une très précise reconstitution historique-  à nous montrer à quel point les échecs, activité dans laquelle le cerveau est particulièrement mis à contribution,  peuvent favoriser des  geôles mentales particulièrement aliénantes.

Description clinique d'une démence paranoïaque du héros plus que film sur les échecs- les coups et parties étaient bien mieux expliqués dans le Tournoi si on reste sur un exemple récent- le film bénéficie de la présence assez exceptionnelle d'un  Tobey Maguire pas toujours à son avantage dans d'autres films. Ici, il fait merveille dans la peau de ce surdoué pris entre sa paranoïa galopante et son désir de prouver qu'il est le champion incontesté des échecs.

Manquant certainement un peu d'envergure- mais c'est le parti pris  du cinéaste de rester confiné à une période précis et d'opter quasiment pour un huis clos - pour marquer durablement les esprits, ce Prodige reste un projet singulier et de bonne tenue. 

En bonus outre quatre bande annonces des films distribués par l'éditeur, une dispensable featurette du film revient sur la personnalité complexe et orageuse du champion Bobby Fisher.


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