Magazine Cinéma

Les plutôt jolies promesses d'Amanda Sthers

Par Filou49 @blog_bazart
19 janvier 2016

promesses

 "L'année de mes 12 ans j'étais encore gros mais pas très grand, une sorte de boule d'enfant charmante, une brioche de petit garçon"

Dans l'abécédaire du tout Paris dont j'ai parlé samedi dernier, Amanda Sthers est décrite par l'auteur comme l'incarnation de la romancière parisienne insignifiante... si le trait est- comme assez souvent dans ce livre- un peu chargé, il illustre bien à quel point, Amanda Sthers est mal considérée dans le monde des lettres, et qu'elle paie sans doute son très joli physique et ainsi son statut d'ex épouse de Paaaaatrick Bruel..

Car, pour avoir lu  depuis plusieurs années quelques romans-( notamment  Madeleine, ma place sur la photo) de la miss, et ce dernier roman en date les promesses le confirme encore, Amandaa Sthers sait assurement manier la plume, et elle le fait, non sans une certaine élégance et sensibilité.

Ainsi, ces récentes promesses, sorti à la rentrée de septembre dernier, en dépit de quelques maladresses de style et d'une certaine naiveté finalement assez touchante,  ne mérite pas vraiment les quolibets que j'ai pu lire ici et là et que la romancière a tendance à sèmer sur son passage.

A travers le portait de Sandro , franco italien un peu paumé qui a le sentiment d'être passé à coté de sa vie, et mélange passé et présent, souvenirs heureux et malheureux de sa vie, l'auteur nous livre une confession douce amère qui tente- et parvient souvent à nous montrer que les promesses que l'on a tenues, même de façon imparfaite, sont bien supérieures aux regrets qu'on laisse derière soi.  Sthers a le sens de la formule qui fait souvent mouche ("Devenir un homme, c’est revoir son vol. Comprendre qu’on se trompe en permanence sur ce qu’on s’imagine que sera la vie)", sans que son livre ne soit pour autant une lassante succession d'aphorismes.

Les promesses est un portrait plutôt délicat d'un un personnage qui  n'a pas toujours fait les bons choix et le revendique, et également un récit plaisant qui navique entre la France et l’Italie, l’enfance et l’âge adulte....

Dans les livres de la rentrée de septembre, il y a eu  certes mieux mais il y a eu aussi  assurément bien pire...


Retour à La Une de Logo Paperblog

A propos de l’auteur


Filou49 15144 partages Voir son profil
Voir son blog

l'auteur n'a pas encore renseigné son compte l'auteur n'a pas encore renseigné son compte

Magazines