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A Bloody Aria : bourreaux / victimes

Publié le 19 janvier 2016 par Diana
A Bloody Aria : bourreaux / victimes Second long-métrage de Won Shin-yeon qui s’était déjà fait remarquer avec un film d’horreur, A Bloody Aria / Gutayubaljadeul (2006) est un thriller psychologique et dramatique. 
Dans un coin reculé de Corée du Sud, à Yadang, après une audition un professeur de musique reconnu, Park Young-sun (Lee Byung-joon) conduit l’une de ses élèves, In-jung (Cha Ye-ryun). Alors qu’il se fait amender par un policier, Moon-jae (Han Suk-kyu) il fuit ce dernier et se réfugie dans un lieu perdu. Il profite de la situation pour abuser de la jeune fille qui se débat et prend la fuite. Peu après, alors qu’il espère qu’elle revienne, Young-sun doit faire avec trois voyous. Quant à In-jung, elle est prise en stop par un individu (Lee Moon-sik) en deux roues… 
A Bloody Aria : bourreaux / victimes Suspense et tension sont au programme de ce huis-clos à ciel ouvert. A Bloody Aria joue habilement avec ces situations et ces états dans lesquels le spectateur peut se plonger, happer par ce point d’interrogation tout en pression. A savoir de quelle façon les choses se termineront pour ces personnages perdus dans un cauchemar aux rebondissements bien amenés ?  A Bloody Aria : bourreaux / victimes Avec un casting réduit, des décors naturels au strict minimum et d’une histoire tournant autour de la maltraitance, Won Shin-yeon développe une certaine maitrise pour ne jamais tomber dans l’abject. Pourtant, A Bloody Aria est d’une rare violence (jamais gratuite, même si certains personnages la subissent gratuitement). Certaines scènes sont très dures, à la limite du supportable tant la cruauté la plus vile se montre à nous. Mais cette maturité dont fait preuve l’auteur derrière la caméra permet de gérer cet aspect too much, même dans l’exposition des sévices et de l’humiliation répétée. Il y a un réel intérêt à suivre ce récit où les bourreaux deviennent des victimes et les victimes des bourreaux. Une roue qui tourne perpétuellement, reproduisant au présent les actes passés. Les personnages sont alors perdus dans une spirale sans échappatoire. Des personnages qui se retrouvent par un jeu des coïncidences plausibles. Les évènements s’enchainent sans que l’on vienne à trouver une scène inappropriée ou de trop. L’intensité qui s’en dégage est d’une vitalité bienvenue, transportant le spectateur dans l’abîme de la nature humaine, celle de la perversité, celle qui définit arbitrairement les dominants et les dominés. 
Dérangeant, parfois absurde dans sa démonstration jusqu’au-boutiste A Bloody Aria est un film qui ne laissera pas insensible. D’un rythme soutenu, il narre avec force le destin de personnages qui les liera pour le pire…  A Bloody Aria : bourreaux / victimes A Bloody Aria : bourreaux / victimes A Bloody Aria : bourreaux / victimes A Bloody Aria : bourreaux / victimes I.D.

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