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ART HUARI (VIe-XIe) - PEROU

Publié le 22 février 2016 par Aelezig

La civilisation Huari (ou Wari) fait référence à un peuple qui vit durant la période pré-incaïque. Elle prend naissance au VIe siècle de l'ère chrétienne dans la région d’Ayacucho située dans les Andes du sud du Pérou actuel. Leur capitale du même nom est localisée près de la cité moderne d'Ayacucho.

D'abord, leur territoire s'étendit pour inclure le centre de l'ancien oracle de Pachacamac, bien qu'il semble avoir retrouvé largement son autonomie. Plus tard, il s'agrandit pour inclure beaucoup des territoires de l'ancienne culture Moche et de la tardive culture Chimu. Les restes les mieux préservés de la culture huari subsiste près de la ville de Quinua. Les ruines huaris de Pikillaqta sont également réputées, au sud-est de Cuzco en direction du lac TiticacaA son apogée, la civilisation huari s’étend sur toute la côte et les hauts plateaux du centre du Pérou.

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Les Huaris étaient contemporains de la civilisation de Tiahuanaco qui s'est développée sur le haut plateau bolivien, sur les rives du lac Titicaca. Ces deux civilisations n’ont été que récemment différenciées par les archéologues du fait des nombreux points communs entre les deux cultures notamment dans le domaine artistique.

Il semblerait que les deux civilisations n’aient été en contact que pendant une cinquantaine d’année durant lesquelles elles s'affrontèrent sporadiquement. Une source possible des conflits est la présence de mines aux limites d’influence des deux cultures. Les Huari paraissent avoir été affaiblis par cette rivalité, et déclinèrent au ixe siècle.

Les Huaris furent de grands bâtisseurs : ils implantèrent des centres administratifs dans plusieurs de leurs provinces ; ils développèrent un système de culture en terrasses pour augmenter la productivité de l’agriculture dans les régions montagneuses ; ils structurèrent également leur royaume grâce à de nombreuses routes que les Incas intègreront plus tard à leur système de communication. On considère souvent que les Incas, qui émergèrent trois siècles après la disparition des Huari, sont les héritiers de cette civilisation.

Parmi les trois grandes époques des huari, la seconde (du VIIe au Xe siècle) est celle de l’apogée. Elle est définie par le style de céramique appelé clairement huari qui comporte des variations régionales. Il s’agit de l’époque de l’empire huari.  

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Les Huaris introduisent une nouvelle conception de la vie urbaine, en créant le modèle d’un grand centre urbain ceint de murailles. Les cités huaris de plus grande renommée sont Pikillaqta et Wiracochapampa. 

La troisième époque concerne le déclin et la décomposition de la politique et de l’économie des Huaris, avec l’abandon de la cité et la perte du contrôle sur les anciennes colonies. Après le XIe siècle, les peuples soumis à l’empire huari reprennent le chemin de l’indépendance et du développement. Ayacucho décline en abandonnant le modèle de vie urbaine pour revenir à une structure de population rurale villageoise.

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Pendant l’apogée de la civilisation, on suppose que la cité était composée de nombreuses ruelles, de temples ceints de murailles, de cours intérieures, de tombeaux royaux et d’édifices d’habitation pouvant atteindre six étages. La plupart des constructions étaient recouvertes de plâtre blanc. Ainsi, la cité brillait au soleil des montagnes.

Initialement, la cité était certainement un centre administratif, se chargeant des fonctions politique et religieuse. Mais, avec la croissance de la population (certains archéologues parlent de près de 70 000 habitants à son apogée), la cité prit également une ampleur en tant que siège du pouvoir impérial. Selon les preuves archéologiques, la population de la cité de Huari se réduisit vers l’année 1000. Cependant, les raisons et le processus de ce déclin ne sont actuellement pas connues.  

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Tunique 750/950

Pour remédier à la faible productivité de la terre, d’importants ouvrages de canalisation et de drainage s’engagèrent. De plus, la création des terrasses agricoles permit d’augmenter considérablement la surface cultivable. Construites sur les flancs des collines, elles se trouvent principalement près des complexes urbains majeurs et secondaires, afin de satisfaire les besoins de consommation des populations. L’ensemble des constructions huaris demeure enterré pour la majeure partie. En effet, les travaux de fouilles archéologiques réalisés pour le moment sur ce site sont minimes par rapport aux multiples complexes architecturaux existants.

On a trouvé des restes de turquoises issues de perles de collier ou de petites sculptures, de nombreux restes d’outils lithiques, tels que des pointes de projectiles, des poinçons et des silex taillés. Les matières premières utilisées étaient l’obsidienne, le silex et l'os du bassin de cuy, des pots de céramique, des petroglyphes avec deslignes concentriques, volutes, serpents, cercles et autres figures géométriques, des modelages de représentations humaines.

En août 2008, quelques tombes et momies huaris ont été trouvées à la Huaca Pucllana. En juin 2013, une équipe d'archéologues, dirigée par Milosz Giersz de l'Université de Varsovie en Pologne, annonce la découverte d'une tombe royale intacte située à El Castillo de Huarmey contenant les restes de 63 personnes dont 3 reines huaris. Autour d'elles les archéologues ont retrouvé plus de 1000 artefacts dont des bijoux sophistiqués en or et argent, des haches de bronze et des outils en or.

D'après Wikipédia


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