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Je ne me sens pas Femme… Et alors ?

Publié le 21 mars 2016 par Anything Is Possible @fanny_aip

Je reviens avec un article un peu particulier... Dans mon billet spécial Wishlist Anniversaire, je me suis un peu égarée en vous parlant du fait que j'avais beau avoir bientôt 33 ans, je ne me sentais toujours pas femme. Vous avez été nombreuses à réagir en me confiant vous-mêmes que vous ressentiez la même chose. Certaines ont même suggéré un article. Le voilà !

Le sujet est un peu délicat... Se sentir femme est un ressenti tellement personnel. Comme j'ai constaté que nous étions nombreuses dans le même bateau, j'ai eu envie de partager avec vous ma petite expérience.

Je ne me sens pas Femme… Et alors ?

On va remonter à la période guère épanouissante de l'adolescence qui mine de rien, en plus de laisser des traces, forge pas mal la suite. Quand j'étais ado, je faisais vraiment gamine. Pendant toute cette période, les gens me donnaient beaucoup moins ( souvent entre 4 et 5 ans de moins que mon âge). Et à cet âge-là, on n'aime pas vraiment ça. J'ai quelques anecdotes. J'étais allée passer une journée à Aquaboulevard ( parc aquatique à Paris) avec ma meilleure amie. Il y avait des toboggans interdits aux moins de 12 ans. Leur accès m'avait été refusé alors que je devais avoir au moins 15 ans à cette époque. C'est bête mais j'avais trouvé ça très humiliant. Presque 20 ans après, je m'en souviens comme si c'était hier. Il faut dire aussi que j'étais tombée sur le con de base. Mon physique n'aidait pas vraiment non plus. J'étais petite. Ca n'a pas changé, je fais moins d'1m55 ! Et j'avais vraiment des petits seins. Ca non plus ça n'a pas changé !

Toute ma période adolescente a été très sage. Je ne fumais pas, je n'ai jamais pris une cuite, je n'avais pas de petit-copain (enfin un ou deux mais en mode bisous de maternelle) et je ne sortais jamais en boîte. Je ne saoulais pas ma mère pour mettre du make up de fou et des talons de 8 cm. Je me suis beaucoup cherchée et surtout je n'ai pas franchement aimé cette période de ma vie. Je me sentais un peu en décalage avec pas mal de filles de mon âge. J'aimais être tranquille, dans ma chambre, bouquiner, écouter de la musique, etc. Je n'ai jamais été la fameuse fille populaire au lycée ! Je ne manquais pas de maturité. Au contraire. Mais disons que j'ai pris mon temps.

Vers 20 ans, on m'en donnait souvent 16. Dans le même temps, j'avais un look assez particulier. J'allais à la fac en baggy (pas de jean boyfriend à l'époque), avec mes vans, mon piercing au labret, mes cheveux noirs et mes yeux en mode panda malade. Et pourtant à cet âge-là, je vivais déjà en couple avec mon premier petit-copain, je travaillais à côté de mes études, je payais mes factures, je faisais mon ménage, etc. Enfin j'étais déjà bien ancrée dans la réalité du quotidien.

Il m'arrivait d'envier certaines filles qui faisaient déjà tellement femme et surtout tellement sûres d'elles. En mode, " coucou, je suis là, perchée sur mes escarpins, dans mon tailleur, et j'ai l'air d'être tellement Femme ". Moi si je tentais de mettre du rouge à lèvres rouge, j'avais la sensation d'être une petite fille qui se déguisait en sa maman. Clairement ridicule ! Et puis je trainais essentiellement avec des skateurs ou des gothiques alors ça allait très bien. Je me suis longtemps demandée pourquoi je ne me sentais pas femme. Le fait de se sentir Madame. Non moi je suis restée bloquée sur Mademoiselle. J'ai pensé que ça viendrait avec les années.

L'année de mon mariage, j'ai décidé qu'il était temps de faire plus femme, alors j'ai pris la décision d'enlever mon piercing. Devenir officiellement une Madame, aux yeux de la loi et aux yeux de tous, allait forcément m'envoyer sur la planète très lointaine des " femmes qui se sentent femme ". Finalement, ça n'a pas été le cas. Force est de constater que ça ne tenait ni à un piercing ni à un bout de papier. La prochaine grosse étape de ma vie était la maternité. Ah ! Devenir Maman ! Comme vous le savez, j'en rêvais depuis très longtemps. Alors autant, je me suis sentie Maman à la seconde où mon fils a été posé sur moi ( je crois même à la seconde où mon test de grossesse s'est révélé positif)... Autant pour le madame, c'était une nouvelle fois râpé.

Le cap de la trentaine n'y a rien fait non plus... Et je me rends compte aujourd'hui que ce n'est ni une question d'âge ni de contexte familial (mariée, maman, célibataire, en couple, etc.). C'est en nous et c'est comme ça. Je ne me sens pas Femme mais ça ne m'empêche pas d'être vraiment féminine. Ou de plaire. Je ne parlerais pas de séduction car ce genre d'attitudes est réservé aux femmes. ^^ J'aime être coquette (terme old-school du jour), je sors rarement sans maquillage ou sans être coiffée. J'aime avoir du vernis, m'acheter des fringues, un joli sac, etc. Mais je n'aime pas les vêtements qui font trop femme. Je ne me vois pas dans un tailleur, des vêtements trop sexy, des talons, etc. Ce n'est pas moi et finalement à quoi bon... J'aime avoir gardé un côté " enfant ", le fait de ne pas me prendre au sérieux, de ne pas chercher à tout prix à être une Fanny version prout-prout qui ne serait pas moi. J'aime mes baskets, mes chaussures plates, mes jeans sans forme qui ne mettent pas vraiment en valeur, ma façon de parler comme un charretier (un peu trop souvent) sans jouer à Madame de mes fesses. Etc. C'est tellement compliqué de se " trouver " et d'être " à l'aise dans ses baskets ". Malgré tout, ce n'est pas encore gagné et j'ai encore pas mal de travail à faire.

Au moins, je sais aujourd'hui que je ne cherche pas à être une autre. Je sais juste que j'essaye d'être " bien dans ma peau ", de me sentir en phase avec mon image, et ce n'est pas tous les jours faciles. Comme sur tous les pans de la vie, nous sommes tous inégaux face à ça. La confiance, ça se travaille. Je pense que l'enfance participe grandement à tout ça. Voilà pourquoi je ne me lasse pas de répéter à mon enfant à quel point je l'aime, à quel point il est beau, mais aussi intelligent et drôle. Ca participe tellement à la construction d'un individu. Si nos propres parents ne nous trouvent pas les plus formidables, qui le pensera ? Je suis intimement convaincue qu'il est préférable d'avoir un excès de confiance en soi (au risque d'énerver les autres) qu'un manque de confiance paralysant.
La confiance est mère de toutes les audaces.

J'aurais pu vous faire 12 chapitres sur le sujet mais je me suis déjà bien assez étendue comme ça... En espérant avoir été claire car j'ai la sensation d'être un peu partie dans tous les sens. J'espère aussi ne pas avoir été trop ennuyeuse.
N'hésitez pas à partager vos expériences, votre ressenti, ou tout ce que vous voulez. Le partage est tellement riche en tout point. Bisous les filles !

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