Magazine Cinéma

Tu veux... ou tu veux pas ? - 2/10

Par Aelezig

Z11

Un film de Tonie Marshall (2014 - France) avec Sophie Marceau, Patrick Bruel, André Wilms, François Morel, Philippe Lellouche

Ca pourrait être pire.

L'histoire : Judith, commerciale dans l'industrie du parfum, se fait renvoyer... car elle fait son chiffre en jouant joyeusement de ses atouts sexuels. Elle retrouve un job comme thérapeute conjugale, en duo avec Lambert, qui lui semble bien coincé. Et pour cause, le garçon est lui-même en train de soigner ses pulsions sexuelles incontrôlables, et en est au stade abstinence totale. Comment résister à l'ouragan qui déferle ?

Mon avis : Je ne voulais pas voir ce truc. Tonie Marshall, j'ai détesté tous ses films. Oui, mais il y avait Sophie Marceau, et mon cher et tendre ne peut pas laisser passer un film avec Sophie Marceau. Ceci dit, je l'aime beaucoup aussi, la môme Marceau. Vous la détestez, je sais, vous dîtes que c'est une piètre actrice. Pas d'accord. Je la trouve marrante et des actrices françaises marrantes, y en a pas tant que ça. Je serais d'ailleurs assez heureuse qu'un réalisateur ait l'excellente idée de lui proposer un rôle dramatique. Bref. 

z13

Premier choc : Sophie est passée par la case botox, et là, ça casse le mythe ! Je l'ai toujours prise pour une fille nature, rebelle, indépendante, qui n'a cure des diktats de la société. Grosse déception. Précisons : c'est très discret, c'est bien fait, ouf. Mais à moi, abonnée à ELLE depuis 40 ans, on ne me la raconte pas. Elle avait de fines ridules autour des yeux, envolées. L'oeil légèrement bridé (ce qui fait que les Asiatiques l'adorent), surtout quand elle rit : il est désormais tout rond, tout grand. Et ses pommettes, elles aussi striées par le temps, avec délicatesse, sont bien rebondies, bien tendues, avec une petite bosse à un endroit. Je me demande s'il n'y a pas eu une petite piqûre dans les lèvres ; elle a toujours eu une jolie bouche, mais on dirait qu'elle n'arrive plus à faire son adorable moue, un poil de travers. Ou alors c'est la fixité des joues qui l'empêche de faire son sourire "d'avant" et qui peut donner l'impression qu'elle a fait quelque chose aux lèvres. Ca m'a tout de suite frappée en tous cas : elle qui a un visage tellement mobile et des yeux si rieurs, tout ça est devenu légèrement figé. Je dis bien légèrement. C'est franchement bien fait. Mais j'ai eu du mal. Surtout avec ses yeux grand ouverts, comme une poupée. Je me trompe peut-être... je ne suis pas experte. En tous cas, vous m'avouerez qu'elle fait soudain drôlement jeune pour une femme de 49 ans.

Il n'empêche qu'elle est vraiment marrante en nymphomane et extrêmement séduisante ! C'est le seul atout du film. Et face à cette bombe, Patrick Bruel est totalement éteint. Pathétique. Transparent. A se demander ce que Sophie lui trouve ! Le couple d'ailleurs ne fonctionne pas et ne nous fait absolument pas rêver.

Bon. Tonie Marshall, maintenant. Comme d'hab, scénario minuscule, et tiré par les cheveux (comment une commerciale peut se retrouver thérapeute conjugale ?), tentative ratée de comédie romantique (sexe et romantisme font rarement bon ménage), mise en scène tristounette, situations archi convenues. Quelques petits gags à deux balles. La médiocrité ; je ne supporte pas cette réalisatrice. 

z14

Sur le fond, le thème de la sex addiction est survolé. On voit juste une nympho qui veut absolument se faire cet homme, lui-même en train de se soigner pour la même obsession et qui essaie de résister. Mais le sujet proprement dit, ce qu'il peut apporter de dramatique dans une vie, dans l'entourage, voire tout mettre par terre (cf. notre célèbre Dominique Strauss-Kahn) n'est pas du tout évoqué. Ne reste que le côté cru, salace, et c'est bien dommage. Encore une fois : heureusement que Sophie est là, au moins sa gaité relève le niveau.

Beaucoup de caméos dans le défilé de "patients" que reçoit le duo. Facile. Cela aurait pu être l'occasion de donner leur chance à de jeunes (et moins jeunes) comédiens, cantonnés à la pub ou à des séries bidons.

En résumé : à fuir sauf si vous êtes amoureux de Sophie ! Les deux points sont uniquement pour elle.

Critiques pas du tout emballées, mais alors pas du tout... côté presse et côté public. 1.000.000 d'entrées tout de même.


Retour à La Une de Logo Paperblog

A propos de l’auteur


Aelezig 127315 partages Voir son profil
Voir son blog

l'auteur n'a pas encore renseigné son compte l'auteur n'a pas encore renseigné son compte l'auteur n'a pas encore renseigné son compte

Magazines