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Alex Beaupain : un album" Loin", mais si proche de nos émotions

Par Filou49 @blog_bazart
25 mars 2016

Alex Beaupain album Alex Beaupain et votre serviteur, c’est une telle histoire d’amour que j’ai détaillée à plusieurs occasions notamment ici en 2013  que je ne pouvais qu’attendre avec grande impatience la sortie de son nouvel album " Loin" annoncé depuis plusieurs mois et qui sort ce vendredi 25 mars. 

Un album que j'ai eu la chance de découvrir quelques semaines avant sa sortir, gros privilège qui m'a ravi, et j'ai pu ainsi écouter en boucle pendant un mois cet album que je ne manquerais pas de connaitre par coeur le 7 avril quand j'irais l'applaudir au Radiant de Caluire, trois ans après l'avoir vu pour la première fois.

Alex Beaupain album

 Pour ce nouvel opus,  Beaupain, dont l'ultime fois que  j'avais vanté les mérites c'était pour sa participation pour le très réussi concept du disque-livre "Les Gens dans  l'enveloppe".a fait appel une fois n'est pas coutume à quelques  compositeurs extérieurs pour éviter de "tourner en rond" après avoir récemment lui-même signé beaucoup de musiques, 

Chantre de l'amour et de la mélancolie., Beaupain, qui dit à qui veut l'entendre que contrairement à Trenet, Daho, ou Julien Clerc ne sait pas écrire et chanter des choses gaies, nous montre une fois de plus, de son écriture forte et très joliment imagée à quel point le malheur et le chagrin ( il a notamment perdu ses deux parents avant ses 40 ans) grâce à sa belle voix, qui n'a peut être jamais été aussi chaude, et surtout grâce son écriture toujours aussi maitrisée et fort joliment imagée, qui brasse avec ce qu'il faut de distance et de douce ironie,  ses  eternels thèmes du temps qui passe et de la mort qui frappe de plus en plus, à fur et à mesure qu'on avance en âge.

Mais avec ce disque d’un homme arrivé à mi-parcours de sa vie, Beaupain prouve qu'il sait aussi faire preuve d'autodérision en insistant avec humour sur cette propension à la tristesse et au sombre dans ce  "Van Gogh"  inspiré du cinéma d'un Maurice Pialat qu'on entend à la fin du morceau :

 

De ce très bel album qu'on appréciera vraiment totalement à la troisième ou quatrième écoute, se dégagent certainement deux trois bijoux comme seuls Beaupain sait nous offrir comme ce bouleversant " Je te supplie", encore une sublime   chanson de deuil, sur sa fiancée disparue dont il n'avait plus évoqué le souvenir depuis deux albums, bercé par  une superbe musique composée par Julien Clerc, dont la collaboration réciproque gagne en profondeur et en émotion.

Mais le plus beau titre est sans doute celui qui cloture le disque, "La rue Battant", signée Vincent Delerm, paroles et musique, et qui ressemble énormément à une chanson de Delerm, tout en réussissant l'exploit de  rentrer totalement dans l'intimité de Beaupain, puisque le décor de ce bouleversant titre situe dans sa ville natale de Besançon, et  nous conte le soir ou il s'est senti orphelin après avoir perdu son père, quelques années après sa mère.

Mélancolique incurable, Beaupain conserve toutefois cette fluidité, cette élégance et cette subtilité qui n’appartiennent qu’à lui et qui arrivent comme toujours à le raconter et également à nous raconter comme jamais.

Trousser des mots et des mélodies qui le racontent – et des mots qui nous racontent, voilà la nouvelle prouesse d'Alex Beaupain  avec ce sixième album, et devant un tel prodige, on ne peut que s'incliner...

   Clip Loin"


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