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Dernière escale par Le proprio

Par Livresque Du Noir @LivresqueduNoir
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Il y a des auteurs qui, au fil des romans, s’installent dans une routine et perdent en créativité. D’autres, à l’inverse, rentrent dans un process d’évolution constant et nous offrent des ouvrages de plus en plus aboutis et qualitatifs.
Sandra Martineau, c’est indéniable, fait partie de cette deuxième catégorie.
J’ai eu la chance de pouvoir lire son dernier roman, Dernière escale, à paraître le 15 avril.

Si j’ai pour principe de ne jamais publier la chronique d’un roman avant sa sortie officielle, je vais néanmoins faire une exception pour celui-ci. Simplement parce qu’une règle sans exception ne serait plus une règle, et surtout, il serait dommage que vous passiez à côté de ce livre. Après avoir lu ce modeste billet, j’ose espérer que vous allez vous précipiter chez votre libraire préféré pour pré-commander votre exemplaire.

Premier point positif du livre, le boulot accompli par l’éditeur. On a souvent tendance – à tort, certes – à jauger la qualité d’un produit en regardant l’emballage. Mais l’habit ne fait pas le moine et il est fréquent d’avoir un roman dont la couverture est aussi bien travaillée que le contenu est bâclé. Le contraire est tout aussi vrai. Dans le cas présent, force est de constater que contenu et contenant ont fait l’objet d’une attention soignée, y compris la rédaction du quatrième de couverture qui présente l’histoire à la perfection. N’en dévoilant ni trop ni trop peu. Juste ce qu’il faut pour faire saliver les yeux.
Et le plat servi par Sandra Martineau est à la hauteur du menu. Exquis, somptueux, délectable.

Par rapport à ses derniers romans, l’auteur a sensiblement progressé. Que ce soit au niveau de l’écriture, de la solidité de l’intrigue ou encore de la psychologie des personnages et des dialogues. S’il n’est pas facile d’aborder les points de vue et sensibilités de personnages de sexes différents, cela l’est davantage quand il faut également les aborder sur plusieurs générations. Cela semble pourtant une formalité pour la romancière. Hommes, femmes, enfants ou ados, chacun des protagonistes est intelligemment dessiné et présenté au lecteur, facilitant ainsi d’autant plus l’implication du lecteur dans son univers.

On sent que ce roman a été longuement travaillé et retravaillé, avec une méticulosité digne d’un chef cuisinier.
Le résultat final est un mélange de saveurs qui se marient idéalement, sans la moindre fausse note.
Une certitude, cela ne sera pas ma dernière escale avec Sandra Martineau.


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