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HERON OBLIVION – Heron Oblivion (2016)

Publié le 27 mars 2016 par Papasfritas69

Heron Oblivion - Heron Oblivion

De qui parle-t-on ? :

Supergroupe américain composé de la chanteuse et batteuse Meg Baird, de deux membres des Comets on Fire, Ethan Miller et Noel Von Harmonson, et de Charlie Saufley d’Assemble Head in Sunburst Sound.

 

De quoi parle-t-on ? :

Rock psychédélique dans la veine de ce qui se faisait dans les années 70. La marque du combo américain Comets on Fire imprègne cette musique.

Rythme :

-   Je me suis endormi dans mon fauteuil

-   Ne me perturbe pas quand je lis en même temps

-   Mes pieds se mettent à bouger

-   Je me lève et je fais la danse de l’épaule

-   Mes enfants sautent comme des cabris dans la pièce

Musique faite de longues pauses planantes et de montées soniques intenses. Le mouvement sera donc réservé aux concerts du quatuor.

 

Accessibilité :

-   Après plusieurs écoutes je n’ai toujours pas saisi la mélodie

-   Plusieurs écoutes sont nécessaires avant d’apprécier la mélodie

-   Mélodie agréable mais sans aspérité

-   Les refrains entrent directement dans ma tête

-   Que des hits taillés pour les stades

Bien que le côté mélodique de cette musique soit assez évident, il faut plusieurs écoutes pour en appréhender toute l’ambiance.

 

Audience :

-   Musique que madame me demande de réécouter

-   Peut-être écouté en famille sans déranger madame

-   Madame s’en va quand je l’écoute

-   Tellement bizarre que je fais attention d’être seul pour l’écouter

-   Tellement bruyant que mes voisins ne me parlent plus

Ce rock antédiluvien n’attire guère l’oreille du quidam de passage.

 

Qualité audiophile :

-   J’ai l’impression que c’est mon voisin qui écoute l’album

-   Le format MP3 n’altérera pas trop l’écoute

-   S’écoute impérativement en format non compressé (CD ou autre)

Ce format fait d’ambiances multiples et cette voix enchanteresse s’apprécient mieux dans les grands espaces.

 

Conclusion :

-   Je l’ai écouté une fois mais c’est une fois de trop

-   Après plusieurs écoutes j’ai du mal à m’y faire

-   Je l’écoute facilement mais sans émotion

-   J’ai beaucoup de plaisir à l’écouter

-   Il tourne en boucle sur ma platine

Il semblerait qu’un groupe des années 70 ait découvert une machine à voyager dans le temps et que ses pérégrinations l’ait conduit jusqu’à nous en cette année 2016.

Venu tout droit d’une autre époque, coincé musicalement entre les hippies de Jefferson Airplane et les fous furieux de MC5, Heron Oblivion alimente à son tour la légende du rock psychédélique. Sept plages qui ne respectent aucuns codes, si ce n’est ceux des racines du genre, des morceaux qui s’étirent en longueur, une alternance de moments très calmes et de saturations orgiaques, un refus total des nappes synthétiques et le chant angélique de Meg Baird qui arrose subtilement les flammes de cet enfer sonore.   

Les britanniques de Temples avec Sun structures avaient rouvert en 2014 les portes du sanctuaire du psychédélisme, les américains d’Heron Oblivion les rejoignent aujourd’hui emmenant avec eux, en guise d’offrandes de bienvenue, la glace et le feu.


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