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Bruxelles brûle-t-elle ?

Publié le 27 mars 2016 par Le Journal De Personne
La Belgique qu'on exhibe est en vérité, inhibée, doublement inhibée de voir son pré carré transformé en rectangle isocèle,

Son ciel nuageux réduit à Bruxelles

Capitale de la douleur, que se disputent les capitaux et les capitaines

Pour faire circuler le sang en dehors de ses veines

Ce plat pays qu'est la Belgique

N'aurait pu avoir d'autre relief que tragique...

Entre flamands et wallons la guerre est sempiternelle

Avec une haine qui a toujours eu un accent fraternel.

Ça se joue cartes sur tables

Entre capables et incapables

Qui se disputent les territoires inoccupés de Bruxelles

Comme si le verre vidé de son absinthe retrouvait forcément un avant goût de miel.

En Belgique, les néerlandophones n'ont pas seulement le blé

Ils ont aussi les idées ! Hélas et malheureusement.

Les francophones n'ont en revanche que la France sous la manche

Pour leur donner le goût de vivre sans blé et sans idées

Et ne rien lâcher par dessus le marché, quitte à tout gâcher...

C'est ce qu'on appelle la politique de la terre brûlée :

"Je t'empêcherai d'avoir ce que je n'ai pas".

Autrement dit : je te hais, tu me hais, tout le monde le sait.

Et comme dans toute fable non écrite par La Fontaine

Les riches se sont enrichis et les pauvres ont hérités d'autres pauvres.

C'est ainsi que les extrémistes s'y sont infiltrés, installés et profité de la déshérence et de ce désert de sens.

C'est cette mauvaise partition qui a profité aux malveillants des deux camps.

- Les saoudiens qui ont bénéficié grâce aux néerlandophones du droit de gérer financièrement et idéologiquement les mosquées...

- Et les enfants terribles de l'immigration, qui ont signé une sorte de pacte de non-agression avec les francophones, qui a été rompu ou interrompu par l'intrusion de la France en guise de calibre arbitre.

En découvrant ce qu'elle a toujours couvert, Bruxelles s'est mise à découvert... et elle a explosé en attendant d'imploser à cause de ses substantielles divisions, de ses irrémédiables imprévisions.

La Belgique sera incessamment sous peu perçu comme le parfait prototype du faux-pays... l'enfant chéri de la mondialisation... ses surréalistes l'ont déjà compris, ses humoristes aussi : l'enfer c'est d'être chez les autres parce qu'il n'y a pas de soi, ni de chez soi ailleurs qu'au paradis... et comme ils ne croient pas au paradis, tous les coups sont désormais permis.


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