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Alfred sisley

Publié le 28 mars 2016 par Aelezig

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Alfred Sisley (né le 30 octobre 1839 à Paris et mort le 29 janvier 1899 à Moret-sur-Loing, Seine-et-Marne) est un peintre et graveur britannique, ayant principalement vécu et travaillé en France, représentatif du mouvement impressionniste.

Il naît de parents marchands britanniques, établis dans la capitale française pour leur travail. Son père dirige une affaire d'importation liée à l'entreprise familiale basée à Londres. 

En 1855, ses parents l'envoient à Londres, à l’âge de dix-huit ans, pour le destiner à une carrière commerciale. Pendant ces années d'apprentissage (1857-1862), il passe plus de temps à visiter les musées qu'à sa formation commerciale, et admire particulièrement les œuvres de Constable et Turner. De retour en France en 1861, il obtient de ses parents l'autorisation d'abandonner les affaires pour se consacrer à l’art.

En octobre, il entre à l’atelier de Charles Gleyre, à l'Ecole des beaux-art de Paris, où il s'initie à la pratique du dessin et fait la connaissance de Renoir, Monet et Bazille. Très vite, ils se lient d'amitié. La conception du paysage de Gleyre diffère trop de la perception qu'ils en ont et les quatre amis quittent l’atelier du maître, dès mars 1863, pour travailler en plein air et planter leur chevalet dans la forêt de Fontainebleau, à Chailly-en-Bière, Barbizon ou encore Marlotte. Cette expérience soude les quatre artistes, les stimule et annonce, l’année même où s’ouvre le premier Salon des refusés, leur combat prochain pour la nouvelle peinture impressionniste. La peinture de Sisley, des paysages délicats, est influencée par Jean-Baptiste-Camille Corot et Charles-François Daubigny.

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Il fait la connaissance de Marie-Louise Lescouezec, qu'il épouse en 1866. De leur union naîtront trois enfants, Pierre (1867), Jeanne (1869) et Jacques (1871). Grâce à la fortune de son père, il peut se consacrer à son art sereinement, n'ayant pas de problèmes financiers. Installé avec son épouse à Paris, il partage son temps entre le travail à l’atelier, les réunions informelles au café Guerbois, présidées par Edouard Manet, chef de file de la jeune génération de peintres, et où se retrouvent des critiques ou des journalistes. Mais cette vie parisienne palpitante et source d’émulation, Sisley la ponctue de séjours à la campagne, prétexte pour une peinture en plein air, dans les environs proches de Paris.

Il quitte Paris en mars 1871 pour s’installer à Louveciennes (Yvelines) à proximité de la maison de la famille de Renoir. 

En 1874, avec Claude Monet, Auguste Renoir, Camille Pissarro, Edgar Degas et Berthe Morisot, il fonde la Société anonyme des artistes peintres, sculpteurs et graveurs et participe aux trois premières expositions impressionnistes.

En 1875, il s'installe à Marly-le-Roi (Yvelines) dans une maison près de l'Abreuvoir. En 1878, il part de Marly pour Sèvres (Hauts-de-Seine) où il réside jusqu'en 1879, avant de s'installer dans la région de Moret-sur-Loing.

À cette période le groupe des impressionnistes est dispersé, après le départ de Renoir, Sisley, Cézanne puis Monet en 1880 des expositions impressionnistes. Chacun cherche à tracer dorénavant sa propre voie. Les expositions personnelles demeurent alors le moyen privilégié pour ces peintres de se faire reconnaître. Sisley accepte sa première exposition personnelle en 1881. Mais le succès n’est pas au rendez-vous. 

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Contraint par ses soucis financiers, Sisley accepte deux expositions collectives organisées à New York en 1886. Celles-ci, remportant enfin du succès, seront alors les premiers signes avant-coureurs de la reconnaissance tardive des impressionnistes. Durand-Ruel lui offre même une exposition particulière à New York début 1889 dans sa galerie qu’il a ouverte outre-Atlantique. Parallèlement Sisley s’ouvre à d’autres marchands comme Georges Petit et Boussod et Valladon. En 1890 Sisley est admis comme membre associé de la Société nationale des Beaux-Arts. Cette entrée lui assure alors une certaine pérennité puisqu’il y montrera ses œuvres tous les ans jusqu'à la fin de sa vie à l’exception de 1895 et 1896.

Sisley ne connaît cependant pas le succès rencontré par des impressionnistes tels Renoir, Monet ou Degas. 

Pendant les dernières années de sa vie (1897-1899) la santé de Sisley décline : il souffre de crises de rhumatismes très douloureuses. 

En 1897, il est invité en Angleterre à Londres puis à Penarth près de Cardiff. Ce séjour est le dernier moment de grande création de l’artiste : il peint les falaises, les énormes rochers, les vagues… De retour à Moret, en novembre 1897 il souhaite se faire naturaliser français, et demande son aide à son ami Adolphe Tavernier. Mais la perte de certains papiers officiels ne lui permirent pas de réaliser rapidement son vœu de devenir citoyen français. 

Il vit à la limite de la misère. Son épouse tombe malade et meurt le 8 octobre 1898. Il est affecté et rien ne vient éclipser son découragement. Atteint d’un cancer de la gorge, son état empire. Il meurt le 29 janvier 1899.

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D'après Wikipédia


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