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Littérature #2 – Vous n’aurez pas ma haine…

Publié le 18 avril 2016 par Happyswallow @happy_swallow_

vous n'aurez pas ma haine 2

Le 13 novembre 2015, la barbarie a gravé au fer rouge l’Histoire de France. Je crois que chaque français s’est senti touché en plein cœur par cette tragédie. Les mois ont passé et la vie a repris son cours mais la cicatrice demeurera à jamais. Quelques jours après les attentats, je suis tombée, comme des milliers d’autres internautes, sur le post Facebook d’un certain Antoine. Sa femme, disparue au Bataclan les laissait seuls lui et leur fils d’un an et demi.

Il y a peu, j’ai appris la parution de son livre. Touchée par ses mots, j’ai voulu connaître son histoire et celle d’Hélène, l’amour de sa vie. Je l’ai commandé avec émotion et c’est avec cette même émotion que, dès sa réception, j’ai ouvert les premières pages. Une heure. C’est le temps qu’il m’a fallu pour lire ce livre et revivre les douze jours qui ont suivi le décès d’Hélène.
Antoine a su retracer avec la beauté des mots sa douleur et ses larmes. Il a su rendre cet instant d’horreur tellement plus doux, en mettant en avant tout son amour et sa tendresse envers sa femme et son fils, Melvin. Avec sa plume comme seule arme, il a su attendrir le cœur des gens. En tout cas, il a attendri le mien. Comment ne pas ressentir le désemparement de ce papa, la douleur et l’incompréhension de ce petit bout. Comment lui dire que sa maman ne reviendra plus ?

J’ai été très émue du début à la fin. J’ai imaginé et passé le film dans ma tête, le cœur déchiré, rompu en mille morceaux. Et encore, je pense que je suis loin de ressentir la douleur d’Antoine,  de Melvin et de toutes les autres personnes ayant perdu un proche au Bataclan, au stade de France ou même ailleurs finalement. Des vies entières ont été brisées, la reconstruction est difficile. Comment envisager la suite ? C’est la question qu’ils se posent tous, j’imagine…

La couverture est en adéquation avec le récit, sobre et d’une couleur blanche un peu cassée. Pas d’artifices, ni d’illustrations. De toute façon, il n’y avait pas besoin d’en faire davantage. Seule une petite coccinelle orne ce livre simple d’apparence. Une référence à l’une des histoires qu’Hélène avait l’habitude de raconter à Melvin. Et, en guise de titre, cette phrase puissante : « Vous n’aurez pas ma haine ».

Un simple article pour vous partager cette prise de conscience, cette claque. Je crois qu’on en avait déjà tous pris une le 13 novembre, mais là c’est autre chose. C’est entrer dans l’intimité d’une famille, c’est vivre les choses de l’intérieur, c’est prendre conscience de la chance qu’on a d’avoir nos proches  près de soi… Un conseil, lisez ce livre, pour savoir, pour comprendre. Pour vivre, le temps de quelques pages, la vie de cet homme mais aussi de ce petit garçon si jeune. Ce petit garçon qui ne se souviendra de sa maman qu’au travers des paroles de son papa, des photos, des histoires et des chansons.

J’espère vraiment vous avoir donné envie de lire ce récit de vie et ressentir les émotions que j’ai pu vivre lors de ma lecture. Si vous souhaitez obtenir ce livre, je vous invite à cliquer ici.

Je vous souhaite une belle journée, et prenez soin de ceux que vous aimez.

vous n'aurez pas ma haine 3

vous n'aurez pas ma haine


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