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cendrillon (sabordée)

Publié le 24 mai 2016 par Dubruel
Version sabordée du conte de Perrault

Un veuf avait une fille

Ravissante, simple et gentille.

Son surnom :

Cendrillon.

En l'an 1425, le 8 février,

Cet homme s'était remarié.

Sa nouvelle épouse

Lui donna deux filles,

Marie et Odile,

Qui furent de plus en plus jalouses

De leur sœur aînée

Au fil des années.

Marie, petite brune boulotte

Et Odile, grande, rousse et sotte

Furent invitées par le roi

À un grand bal costumé.

Cendrillon, ma foi,

Aurait, elle aussi, aimé

Danser, se distraire.

Mais comment faire ?

Elle fit venir une fée âgée

Qui transforma en un instant

Une citrouille du potager

En carrosse d'un or éclatant,

Et six petites souris

En beaux chevaux gris.

Puis d'un coup de baguette,

Elle fit, d'un gros rat,

Un cocher bien gras

Portant moustache et rouflaquettes.

À Cendrillon la fée prêta

Une robe longue en taffetas,

Un diadème de cristal,

Et une ravissante paire

De mules de vair.

En route pour le bal !

Au moment du départ,

La magicienne fit part

De sa vision

À Cendrillon :

"Pierre, le fils du Roi

Tombera amoureux de toi

Si tu rentres avant minuit."

En effet, avec le Prince elle dansa

Toute la première partie de la nuit

Mais à l'heure dite

Elle le salua et lui, l'embrassa.

En rentrant, elle courait si vite

Qu'elle trébucha et perdit un soulier.

Mais le prince l'avait discrètement

Suivie. Il rechaussa son petit pied,

Lui offrit un anneau de diamant

Et demanda sa main :

"Si tu veux, marions-nous demain !"


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