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Quand les anges tombent

Par Livresque Du Noir @LivresqueduNoir
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Un auteur peut très aisément sombrer dans le pathos avec un thème tel que les enlèvements d’enfants. Jacques-Olivier Bosco a contourné tous les obstacles, a évité les pièges du genre et ne dévie pas un seul instant de sa feuille de route en livrant un roman mettant en avant des gamins victimes mais débrouillards et des parents dépassés par leurs choix et leurs erreurs.

Malgré des vécus lourds et intenses pour certains, c’est presque avec pudeur que leurs histoires sont contées ce qui apporte un apaisement bienvenu dans un récit qui, somme toute, se veut assez sombre.

« Quand les anges tombent » met en exergue la corruption et la machine judiciaire. Où certains magistrats utilisent un système pervers par esprit de domination et par amour du pouvoir. Où le « petit », le citoyen lambda se fait manipuler par plus puissant que lui. Mais où l’auteur donne une leçon aux intouchables en utilisant la force de l’amour pour combattre les influents. C’est, en grande partie, l’atout de ce roman.

Le décor planté dans une prison alsacienne ne pouvait me laisser indifférente et malgré quelques événements rocambolesques et peu vraisemblables qui m’ont inquiétée pour la suite de ma lecture, les personnages ont su donner du corps et de l’épaisseur à l’intrigue. L’auteur a su créer des caractères très disparates, réussissant à en rendre plusieurs essentiels, ne serait-ce que par la construction du récit qui alterne les narrations.

L’écriture presque cinématographique donne un rythme alerte et le format relativement court d’un peu plus de 300 pages ne donne pas le temps à une quelconque lassitude de s’installer. En revanche, il laisse peu de place au développement des personnages et il m’a manqué ce petit supplément d’âme qui rend totalement empathique et là où certains mettent trop de longueurs inutiles, j’aurais aimé quelques pages supplémentaires afin de m’imprégner un peu plus des acteurs du roman.

Le titre, quant à lui, presque poétique et normalement lourd de sens, me paraît peu approprié et augurerait plutôt d’une violence extrême qui est heureusement absente. Un message m’aura sans doute échappé et là n’est pas l’essentiel.

Cela dit, il y a de la tendresse dans les mots de J-O Bosco et un sourire doux et bienveillant s’est invité sur mon visage dans les quelques dernières pages faisant presque oublier mes inquiétudes premières et m’offrant un moment de lecture agréable qui me permit de découvrir Monsieur Bosco.


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