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La Petite Boutique Japonaise d’Isabelle Artus

Par Artemissia Gold @SongeD1NuitDete

Chronique d’AmandaAmanda Jajoratine

La Petite Boutique Japonaise d’Isabelle Artus

La petite boutique japonaise d'Isabelle ArtusNombre de pages :  311 pages
Éditeur :  Flammarion
Date de sortie :  27 avril 2016
Collection :  Fiction Francaise
Langue :  Française
ISBN-10:  208138552X
ISBN-13:  978-2081385528
Prix Éditeur :  17 euros
Disponible sur Liseuse : oui

Son résumé :

La jolie Pamela qui – allez savoir pourquoi – voulait devenir geisha, grandit dans un pavillon à Melun-Sénart. Autant dire que ce n’était pas gagné d’avance. Pendant ce temps, après une enfance morose rythmée par les épisodes de la série Kung Fu, le jeune Thad fini par devenir un homme… de main. Leur histoire vous apprendra que pour trouver l’amour, il faut d’abord se connaître soi-même et en passer par maintes aventures et autres rebondissements au pays du Soleil levant.

Mon avis :

Pamela est une jeune Française qui a un rêve. Elle veut devenir une geisha. C’est un rêve irrépressible qui guide sa vie et comme le hasard fait bien les choses (surtout en littérature) elle tombe amoureuse d’un jeune breton qui partage sa passion pour le Japon. Peut-être même un peu trop car il quitte la belle Pamela pour assouvir ses propres rêves en allant rejoindre le pays des samouraïs.

Le postulat de départ me plaisait énormément. Comment fait-on pour réaliser des rêves quand ceux-ci semblent inaccessibles ? Que peut-on sacrifier pour y arriver ? Doit-on s’accrocher à son amour quand celui-ci nous quitte ? Jusqu’où doit-on s’accrocher à ses rêves ? Tous les thèmes abordés me plaisaient énormément.

Je dois dire que la plume d’Isabelle Artus vaut le détour. Il y a notamment un passage où Pamela, la geisha pleure son homme qui la quitte mettant en vrac son maquillage. Le passage est d’une poésie qui m’a complètement scotchée et énormément émue.

J’ai été cependant déconcerté par l’histoire qui est à prendre au second degrés. Il y a un humour très présent généré par des situations décalées. Alors j’ai aimé, j’ai ri mais à aucun moment le récit ne devient « sérieux ». Pourquoi pas, mais j’ai eu du mal à le cerner, à comprendre le message qu’il véhiculait. Ce seconde degrés omniprésent dessert la quête de Pamela la geisha et de Thad le Breton. Toutes les situations qu’ils vivent placées sous le signe du burlesque rendent leur quête comique alors que celle-ci renferme une recherche identitaire forte et douloureuse pour eux.

Moi qui apprécie énormément la culture japonaise, j’aurais aimé comprendre l’attrait que celle-ci exerçait sur nos deux personnages centraux. Je n’ai pas été convaincu sur ce point. Il quitte tout pour ce pays sans qu’on y voit autre chose qu’une lubie.

Nos deux tourtereaux semblent vivre une histoire d’amour passionnée. C’est un peu un des éléments moteurs du livre. Pourtant, je n’ai pas ressenti d’alchimie entre eux. Je pense que la construction du récit aurait mérité d’étayer cette relation.

L’intérêt du récit est assez inégal également. Ainsi le début du livre est très bon. Le style pétillant de l’auteur accroche tout de suite le lecteur mais la trame narrative ne permet pas de maintenir cet intérêt.

Bref. De très bonnes choses, en commençant par une auteure dont la plume vaut le détour mais une histoire qui aurait mérité une plus grande profondeur.

Bon

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Chronique d’AmandaAmanda Jajoratine

La Petite Boutique Japonaise d’Isabelle Artus

La petite boutique japonaise d'Isabelle ArtusNombre de pages :  311 pages
Éditeur :  Flammarion
Date de sortie :  27 avril 2016
Collection :  Fiction Francaise
Langue :  Française
ISBN-10:  208138552X
ISBN-13:  978-2081385528
Prix Éditeur :  17 euros
Disponible sur Liseuse : oui

Son résumé :

La jolie Pamela qui – allez savoir pourquoi – voulait devenir geisha, grandit dans un pavillon à Melun-Sénart. Autant dire que ce n’était pas gagné d’avance. Pendant ce temps, après une enfance morose rythmée par les épisodes de la série Kung Fu, le jeune Thad fini par devenir un homme… de main. Leur histoire vous apprendra que pour trouver l’amour, il faut d’abord se connaître soi-même et en passer par maintes aventures et autres rebondissements au pays du Soleil levant.

Mon avis :

Pamela est une jeune Française qui a un rêve. Elle veut devenir une geisha. C’est un rêve irrépressible qui guide sa vie et comme le hasard fait bien les choses (surtout en littérature) elle tombe amoureuse d’un jeune breton qui partage sa passion pour le Japon. Peut-être même un peu trop car il quitte la belle Pamela pour assouvir ses propres rêves en allant rejoindre le pays des samouraïs.

Le postulat de départ me plaisait énormément. Comment fait-on pour réaliser des rêves quand ceux-ci semblent inaccessibles ? Que peut-on sacrifier pour y arriver ? Doit-on s’accrocher à son amour quand celui-ci nous quitte ? Jusqu’où doit-on s’accrocher à ses rêves ? Tous les thèmes abordés me plaisaient énormément.

Je dois dire que la plume d’Isabelle Artus vaut le détour. Il y a notamment un passage où Pamela, la geisha pleure son homme qui la quitte mettant en vrac son maquillage. Le passage est d’une poésie qui m’a complètement scotchée et énormément émue.

J’ai été cependant déconcerté par l’histoire qui est à prendre au second degrés. Il y a un humour très présent généré par des situations décalées. Alors j’ai aimé, j’ai ri mais à aucun moment le récit ne devient « sérieux ». Pourquoi pas, mais j’ai eu du mal à le cerner, à comprendre le message qu’il véhiculait. Ce seconde degrés omniprésent dessert la quête de Pamela la geisha et de Thad le Breton. Toutes les situations qu’ils vivent placées sous le signe du burlesque rendent leur quête comique alors que celle-ci renferme une recherche identitaire forte et douloureuse pour eux.

Moi qui apprécie énormément la culture japonaise, j’aurais aimé comprendre l’attrait que celle-ci exerçait sur nos deux personnages centraux. Je n’ai pas été convaincu sur ce point. Il quitte tout pour ce pays sans qu’on y voit autre chose qu’une lubie.

Nos deux tourtereaux semblent vivre une histoire d’amour passionnée. C’est un peu un des éléments moteurs du livre. Pourtant, je n’ai pas ressenti d’alchimie entre eux. Je pense que la construction du récit aurait mérité d’étayer cette relation.

L’intérêt du récit est assez inégal également. Ainsi le début du livre est très bon. Le style pétillant de l’auteur accroche tout de suite le lecteur mais la trame narrative ne permet pas de maintenir cet intérêt.

Bref. De très bonnes choses, en commençant par une auteure dont la plume vaut le détour mais une histoire qui aurait mérité une plus grande profondeur.


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