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[Critique] VERY BAD DADS

Par Onrembobine @OnRembobinefr
[Critique] VERY BAD DADS

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Titre original : Daddy’s Home

Note:

★
★
★
½
☆

Origine : États-Unis
Réalisateur : Sean Anders
Distribution : Will Ferrell, Mark Wahlberg, Linda Cardellini, Thomas Haden Church, Paul Scheer, Hannibal Buress, Bobby Cannavale…
Genre : Comédie
Date de sortie : 31 mai 2016 (DTV)

Le Pitch :
Le souhait le plus cher de Brad ? Devenir père de famille. Quand il épouse Sara, son rêve se réalise, même si il est plutôt difficile pour lui de se faire accepter par les deux enfants de cette dernière. Quand Dusty, le père biologique des gamins décide de refaire surface, les choses se compliquent encore un petit peu plus. Surtout si on considère que Dusty est tout ce que Brad n’est pas. Les deux hommes ne tardent pas alors à s’affronter pour s’imposer…

La Critique :
Connu pour avoir mis en scène plusieurs comédies plus ou moins réussies et/ou anecdotiques, comme Sex Drive, Crazy Dad, avec Adam Sandler, ou Comment tuer son Boss 2, et pour avoir écrit La Machine à démonter le temps, Trop Belle ! et Les Miller, une famille en herbe, Sean Anders fait partie de ces artisans plutôt discrets d’une comédie typiquement américaine, qui bien souvent, a du mal à s’imposer en dehors des frontières du pays de l’Oncle Sam. Et au fond, peu importe que les films en question jouissent de la présence de têtes d’affiche. Ainsi, Daddy’s Home, ou Very Bad Dads (super titre une nouvelle fois), permet de retrouver Mark Wahlberg et Will Ferrell, soit le duo de Very Bad Cops (tiens tiens, encore un very bad quelque chose), mais n’a pas été jugé assez porteur pour avoir droit à une sortie en salle digne de ce nom. Pas vraiment étonnant quand on sait que Will Ferrell n’a jamais eu la côte chez nous, où il est souvent relégué aux bacs des super-marchés ou sabordé d’une façon ou d’une autre, comme peut par exemple l’illustrer le catastrophique doublage de Frangins malgré eux. Au fond, Mark Wahlberg ou pas, ce n’est pas très important. Daddy’s Home a été jugé comme mineur et donc traité comme tel… Bien sûr, comme souvent, ce n’est pas le cas et les fans y trouveront probablement leur compte.

DADDY'S HOME

Cela dit, si Daddy’s Home s’avère suffisamment drôle et enlevé pour faire le job, à l’instar de l’immense majorité des œuvres bénéficiant du talent de Will Ferrell, ce n’est pas non plus son meilleur film. Very Bad Cops, dans lequel il jouait déjà aux côtés de Mark Wahlberg, mais aussi avec Dwayne Johnson, Eva Mendes ou Samuel L. Jackson, était par exemple plus ambitieux, avec son discours discret mais puissant sur les malversations des sorciers de la finance. Il faut préciser qu’il était réalisé par Adam McKay. Ici, McKay n’est que producteur (comme Ferrell d’ailleurs) et son influence est limité. Sean Anders n’est pas un manche, mais son cinéma est plus linéaire. Sa comédie est plus gentille, plus familiale et plus prévisible.
Daddy’s Home est donc à l’image de ses précédentes réalisations et plus globalement de ces comédies américaines familiales vaguement impertinentes, qui tablent sur des ressorts connus pour arriver à leurs fins.

Pour autant, si on peut difficilement souligner l’originalité du long-métrage, il est tout aussi difficile de ne pas saluer l’implication du duo Will Ferrell/Mark Wahlberg. Manifestement, les deux hommes s’entendent bien et à l’écran, cette complicité accomplit des prouesses. Leurs joutes, nombreuses, donnent lieu à des gags super efficaces, qui, mis bout à bout, élèvent cette simple comédie, vers quelque chose de plus universel, et surtout, de beaucoup plus dévastateur.
En d’autres mots, sans Ferrell et sans Wahlberg, Daddy’s Home aurait probablement mérité une sortie directe en DVD. Là, on se retrouve en face de quelque chose de rythmé, qui repose quasi exclusivement sur la dynamique d’un duo hyper enthousiasmant. Sur le face à face d’un type normal et d’une sorte de sur-homme, qui, conformément à certains des codes du buddy movie, vont apprendre à se connaître et peut-être à s’apprécier, après s’être affrontés sur divers terrains. Deux ou trois séquences sont alors vraiment hilarantes. Will Ferrell fait du Will Ferrell et c’est parfait. Grand dadais plein de bonne volonté, il se heurte au charisme musculeux d’un Mark Wahlberg à fond dans l’auto-dérision et ça fonctionne à plein rendement.

À destination de la famille, Daddy’s Home mise sur un humour fédérateur. On pourra le qualifier de simpliste mais au fond, le film ne fait que coller de près aux codes d’un divertissement grand public, qu’il égaye régulièrement avec des gags légèrement pimentés. Sean Anders, discret, se fie complètement à ses deux acteurs, qui pour leur part, peuvent compter sur Linda Cardellini, Hannibal Buress ou Bobby Cannavale pour couvrir leurs arrières. Et si il n’y a peut-être pas de quoi crier au génie, ce serait vraiment bouder son plaisir que de ne pas profiter de ce petit festival aussi sincère qu’honnête porté par les bonnes vieilles valeurs de la famille nucléaire !

@ Gilles Rolland

Very-Bad-Dads-Daddys-Home-Wahlberg-Ferrell
  Crédits photos : Paramount Pictures


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