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Exposition Cam Curlet | la V.R.A.C – Millau

Publié le 17 juin 2016 par Philippe Cadu

Du 18 juin au 2 octobre - Vernissage samedi 18 juin à 12h

www.la-vrac.comExposition Cam Curlet | la V.R.A.C – Millau

Philippe Cam et François Curlet, le musicien et le plasticien, invités par la V.R.A.C. à exposer à Millau, se sont saisis d'un signe, point d'intersection du local et du global, de la résistance citoyenne et de la mondialisation capitaliste, de la malbouffe et de la gastronomie bio, en empoignant le logo par les cornes, lui faisant rendre grâce, la grâce d' Euterpe, de sa soeur Erato à la lyre, les muses musiciennes.

Art du renversement, le travail de François Curlet - Jean Marc Huitorel : " Une part importante de ton travail repose sur le jeu: jeu de mots, jeu de formes. Est-ce que, comme dit Duchamp, "Jouer, il n'y a rien de mieux" ? " François Curlet : " Je ne suis même pas sûr que ce soit du travail d'ailleurs, c'est un état, le travail apparait dans la préparation de mise en visibilité des envies. " - s'empare des signes omniprésents du quotidien (logos, objets, images, attitudes...) pour les retourner comme peau de lapin, sortis d'un chapeau au fond duquel bouillonnent esprit critique, analytique, ironique et culture artistique, en ébullition permanente.
Un logo retourné sur le grill de Curlet évoque, et la muse, et le barde, et la moustache du barde, attaché quelque temps, pour avoir de son chant discordant, gâché le repas transgénique, pour le fromage, contre le désert de l'agroindustrie.

Philippe Cam lui répond. Cam sculpte la musique, forme sonore : son marteau c'est l'ordinateur, ses ciseaux, des logiciels, son oeil, deux oreilles . Peint de la musique : sa toile c'est de la peau de baffle, son pinceau, une souris, ses tubes de couleur, les curseurs d'un programme, son oeil, deux oreilles. Il s'empare, d'un coup de micro, des sons omniprésents du quotidien, matière concrète : ici, tintement de cloche, bêlement de chèvre, bruit d'un portail qu'on ferme, musique culte de film culte... : il les sculpte, les modèle, plonge dans la masse sonore, étire, extrait des rythmes, malaxe la durée, triture les timbres, il compose. Des sons d'aujourd'hui, la musique de demain. Jean-Yves Leloup : " Il compose certes une musique minimaliste et rythmique, mais son talent tient finalement plus de l'apesanteur que du tempo terrien et martelé. Il s'inspire des préceptes du genre, mais il les transcende idéalement grâce à une très rare maîtrise de l'hypnose et de l'envoûtement (...) "

Au pied du Beffroi, face à l'Office de Tourisme et à la Place Des Consuls.


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