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La chronique de Guillaume Richez : La France djihadiste d’Alexandre Mendel

Par Anneju71 @LesMotordus
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La France djihadiste est l’exemple d’ouvrage pour lequel on aurait tendance à produire du métadiscours, à vouloir parler de tout ce qu’il y a autour du livre plutôt que du livre lui-même, à commencer par son auteur. Mais du texte, non. Et autant dire qu’ils seront plusieurs à en parler. Sans l’avoir lu.

Parlons donc du livre, sobrement qualifié de «document» sur la couverture. Lettrage noir, djihadiste imprimé en caractères gras, barrant le milieu de la couverture verte, un «vert islam» (pour rappeler le nom du site internet de Tariq Ramadan). Aucune illustration. Juste ces mots, en bas : « En ce moment à 15 minutes de chez vous. » Le ton est donné dès le premier coup d’œil. Vous qui ouvrez ce livre, abandonnez toute espérance.

Ouvrons donc.

Alexandre Mendel structure son texte selon quinze «règles» aux titres coups de poing qui se voudraient une sorte de sommaire d’un manuel apocryphe du parfait petit djihadiste made in France : «Hais l’Occident » (Règle I), «Mens aux mécréants» (Règle V), «Fornique» (Règle IX), « Joue-toi des frontières » (Règle XII), etc.

La pensée de l’auteur progresse par paragraphes (ou groupes de paragraphes) séparés par un blanc typographique, comme s’il s’agissait d’aphorismes, un parti pris rhétorique qui vise sans doute à renforcer le raisonnement pour mieux convaincre le lecteur.

Dans les cent premières pages, le récit d’enquête tarde à commencer et l’auteur a tendance à ressasser les mêmes réflexions, revenant, petite touche par petite touche, sur les mêmes notions qui lui sont chères, à l’aide de syllogismes et de vannes de potache, tournant en ridicule ces apprentis djihadistes plus préoccupés, pour certains d’entre eux, par le prix d’une boisson énergisante trop élevé à Raqqa, que par leur entraînement au combat.

Et progressivement l’humour de potache cède le pas à un discours plus musclé. Le ton se durcit.

«En une génération seulement, nous sommes passés de la main jaune de SOS racisme, gracieusement épinglée au revers de la boutonnière, à autre chose.

De «Touche pas à mon pote» à «Touche pas à mon prophète», de la marche des beurs à la fuite des frères Abdeslam. » (p. 60)

Le couperet tombe, la sentence ne venant pas sanctionner le djihadisme, ni même l’islamisme, mais bien l’islam. Le texte prend dès lors toutes les allures d’un pamphlet, un pamphlet à charge contre l’islam.

« C’est encore les extrémistes qui parlent le mieux de la modération de l’islam de France, qui n’est pour le musulman moyen qu’une fumisterie, un îlot de foutaise dans un océan d’apostasie. »

Et de citer Mickael Abou-Leyna, «un des salafistes les plus dangereux de France» selon l’auteur : «Un musulman attaché à l’islam ne peut pas être républicain, attaché aux valeurs d’une république propageant pornographie, prostitution, etc.» (p. 159)

Le ton pamphlétaire dessert le propos lorsqu’on comprend qu’Alexandre Mendel n’est pas parvenu à l’issue de ses investigations à la conclusion selon laquelle l’islam et l’islamisme seraient une seule et même chose mais qu’il s’est lancé dans son enquête en étant déjà convaincu. Dès lors, l’accumulation de faits et de témoignages n’a semble-t-il d’autre but que d’étayer la thèse de départ plus que discutable.

C’est d’autant plus regrettable que l’enquête elle-même a le mérite de mettre en lumière de nombreuses zones d’ombre. Il faut dès lors accepter de progresser dans la lecture de cet ouvrage en séparant les éléments qui relèvent de l’idéologie pure (alors qu’Alexandre Mendel se défend d’être un idéologue) de ceux qui collent aux faits. J’en citerai plusieurs : l’investissement du Qatar dans les petits clubs de football (pp. 202-203), le trafic de drogue et la prostitution comme source de financement du djihad (p. 211), les conversions en milieu carcéral (p. 292 sq.), la porosité des frontières (p. 269 sq.), et l’effrayant scénario d’une attaque de village (p. 313 sq.). Ces passages (et bien d’autres) montrent ce qu’avec un tel matériel ce livre d’investigation aurait pu être.

Ce sont incontestablement là les points forts de ce «document» que le ton pamphlétaire vient malheureusement saper à de nombreuses reprises. Terminer chaque séquence par une formule sarcastique décrédibilise le plus souvent le discours. Au lieu de la dynamite, Alexandre Mendel semble préférer le bon gros pétard qui fait rire les copains, ceux qui sont persuadés que le «grand remplacement» (thèse défendue par Renaud Camus) est à l’œuvre dans notre société où des quartiers entiers sont « annexés ».

C’est la deuxième limite de ce texte, qui, comme tout pamphlet, ne s’adresse jamais qu’à ceux qui sont déjà convaincus des thèses avancées. Le sarcasme tient lieu d’argument. Sarcasme qui s’exerce à l’égard des djihadistes, des islamistes, des musulmans, et de tous ceux qui ne veulent pas voir, « les aveugles », comme les qualifient l’auteur, partant du principe que ces derniers ne liront pas La France djihadiste, ouvrage clivant, ce qui est regrettable, car si l’auteur avait fait le choix de s’adresser au plus grand nombre dans une démarche presque pédagogique plutôt que d’opter pour ce réquisitoire en se faisant l’avocat d’une Cause (dont il ne dira pas le nom), le débat aurait été possible. Mais du débat, l’auteur ne veut pas. Et certainement pas avec une certaine gauche qu’il fustige (et qui le lui rend bien).

Alexandre Mendel m’excusera probablement si je termine cette chronique sur une bouffonnade pour inviter ceux qui ignorent ce qu’est la théorie du «grand remplacement», à se rappeler la série des années 60 Les Envahisseurs.

Alexandre Mendel les a vus…

La France djihadiste d’Alexandre Mendel, éditions Ring, avril 2016.

Alexandre Mendel a bien voulu répondre à mes questions. Ses réponses sont reproduites in extenso.

En lisant La France djihadiste, on se dit que ce livre devrait plutôt s’intituler La France islamiste. Vous parlez finalement autant, si ce n’est plus, des dangers de l’islamisme que du djihadisme lui-même, sachant que l’on qualifie aujourd’hui communément d’islamiste  indifféremment un combattant de Daech, un salafiste, un Frère musulman, ou une femme qui porte le niqab ou la burqa. Était-ce simplement un choix de titre plus accrocheur et donc plus vendeur ?

L’islamisme est le carburant du djihadisme. C’est le carburant d’une armée d’une quinzaine de milliers de personnes en France, selon les services de renseignements français, prête à en découdre avec notre pays. On ne peut ignorer ces salafistes qui, sans être passés à l’acte sur notre sol, ou sans être partis en Syrie et en Irak, approuvent avec  plus ou moins de discrétion le djihad. Cela étant dit, je fais bien la différence entre les frères musulmans et les djihadistes. Si leur but est le même (imposer la charia), les Frères musulmans croient encore au pouvoir politique et ne soutiennent pas la guerre. Excusez-moi, tout de même, de les renvoyer dos à dos.

Quant à ces femmes qui se promènent en public en niqab (je n’ai jamais croisé personne en burqa en France, qui est ce vêtement ignoble avec ce grillage pour couvrir la tête, d’origine afghane), elles participent, à leur façon, à l’idée qu’un islam non respectueux des lois de notre République s’est installé dans notre pays. Beaucoup de djihadistes femmes sont d’ailleurs parties accomplir leur « hijra » pour pouvoir vivre selon la charia. Inutile de vous dire à quel point la loi islamique est incompatible avec la République. Il y a encore dix ans, le dire m’aurait fait passer pour un dangereux islamophobe. Aujourd’hui, c’est simplement faire preuve de bon sens.
Vous me parlez du choix du titre… Je vais vous dire la vérité : ce titre est venu de lui-même car, dans mes correspondances avec Ring, la maison d’édition qui a publié mon livre, je mettais dans l’objet de mes mails « La France djihadiste », et c’est resté. Et je suis très content que ce titre ait été gardé. D’importantes parties de notre pays ont été littéralement arrachées à notre République. C’est ce que j’appelle moi “La France djihadiste“, celle où tout peut basculer, comme en Syrie. Et c’est celle qui rêve de faire la peau aux journalistes, aux Juifs, aux homosexuels, aux flics… A tout ce qui constitue notre pays et qui n’est pas compatible avec leur vision moyenâgeuse du monde. Bien sûr, on peut faire comme des milliers de Parisiens bobos et se taper des spritz à 10€ le verre, en imaginant que tout cela n’a qu’à un vague rapport avec le djihad… jusqu’à la prochaine fusillade.

Votre livre est un réquisitoire. Cependant vous n’abordez à aucun moment de solutions pour contrer cette volonté d’expansion qui anime les islamistes et que l’on pourrait qualifier de « panislamisme ». Est-ce à dire qu’il est déjà trop tard ? Pensez-vous que le pouvoir politique n’a plus les moyens d’agir ?

Un réquisitoire ? Je ne suis pas procureur. C’est d’abord une enquête, une instruction, si vous aimez les termes juridiques. J’ai parcouru des milliers de kilomètres à la recherche des lieux les plus “salafisés“ de France et de Belgique. A la recherche des endroits qui comptent le plus grand nombre de départ vers la Syrie et l’Irak. J’ai pris des risques en allant parler à des imams et à des musulmans radicaux qui se seraient fait une joie de s’en prendre à un journaliste. Je reçois des menaces ponctuelles de la part de ceux sur qui j’ai écrit. J’estime avoir fait mon devoir de journaliste : je suis allé en territoire hostile. Et j’ai raconté ce que j’y ai vu et ce qu’on m’a dit. Mot pour mot.

Je n’évoque pas de solutions car je ne suis pas un politique. Je ne fais que leur tendre un miroir qui ne leur est pas très favorable. Nous vivons dans un pays en guerre et pourtant nulle part, si ce n’est devant certains monuments, certains lieux de culte ou certaines gares (et encore pas toutes), nous ne voyons de soldats armés ! Quelle drôle de guerre que celle que nous menons !  Quelle drôle de guerre où on laisse certaines mosquées ouvertes alors qu’on sait pertinemment qu’on y prêche la haine !  Mais si vous voulez une solution, j’en ai une : répondre à la guerre que nous mène notre ennemi, par une lutte implacable en fermant les mosquées radicales, en mettant sous les verrous les individus connus des renseignements pour leur position pro-djihad et, enfin, dans certains quartiers, en descendant, appartement après appartement, chez ceux qui recrutent. Même si ce n’est pour, au final, n’arrêter qu’une personne. C’est cela la guerre et ce n’est rien d’autre. J’ai bien conscience que ça ne ressemble pas vraiment à un conte de fées : ce n’est pas un mythe, c’est sale. Mais il faudra apprendre à transiger avec certaines de nos valeurs “droitdelhommistes“ si on veut assurer paix et sécurité à nos enfants. Sans quoi, nous serons fichus.

Le pouvoir politique a bien sûr les moyens d’agir. Au lieu de consacrer des milliards d’euros à verser des aides sociales à des gens qui nous haïssent, qui ne respectent pas nos lois, qui éructent la haine de notre pays, nous devrions équiper mieux notre armée, recruter des soldats, nous préparer au pire. Mais sans doute sera-ce la prochaine étape après le dixième attentat. Combien de morts avant que nous ne réagissions ? Combien d’enfants tués ? Combien de villes attaquées ? Combien de défilés larmoyants qui n’ont d’utilité cathartique que pour les caméras de télé ? Je n’en sais rien. Je suis journaliste. Pas devin.

Vous abordez la question de la déradicalisation en dénonçant l’inefficacité des rares initiatives mises en œuvre. Que faire des apprentis djihadistes ?

On peut toujours pratiquer les thérapies de groupe, les exorcismes, les séances de diapositives pour dire que tout « cela, non, ce n’est pas bien, ce n’est pas l’islam, etc. ». Qui peut dire si c’est efficace ? Personne ! Dounia Bouzar, qui avait fait de son entreprise de déradicalisation un petit business familial, a abandonné le filon. Et on lui en sait gré ! Vu sa compétence (elle ne parle pas arabe) et l’argent que cela a coûté au contribuable pour d’obscurs résultats.

Les apprentis-djihadistes, s’ils sont d’origine étrangère, doivent être renvoyés chez eux. On ne va pas garder éternellement sur notre sol des gens qui nous détestent ! Vous hébergeriez, vous, un type qui a parfois des envies de vous tuer ? Non, évidemment. Je propose qu’on fasse la même chose avec nos djihadistes. Et tant pis si cela ne plaît pas à Mme Merkel à M. Bernard-Henri Lévy.

Quant aux Français convertis à l’islam radical, porteurs de projets terroristes, il faut les mettre hors d’état de nuire le plus rapidement possible. Puisqu’on est en guerre (ainsi que ne cesse de le répéter François Hollande, chef de nos forces armées), utilisons des moyens de guerre : faisons des prisonniers. Et, au besoin, quand le danger est immédiat, autorisons une bonne fois pour toutes les forces de l’ordre à tirer en premier.
Les djihadistes profitent de notre Etat faible. Et se gaussent, en prime, de nos bons sentiments. On est faibles et on est cons. La pire configuration pour mener une bataille ! Donnons-leur la leçon qu’ils méritent. Une bonne fois pour toutes !  C’est, j’avoue, très trumpien. Mais après tout, c’est la lutte armée. A situation exceptionnelle, mesures exceptionnelles. En cas de conflit, on n’a jamais rien inventé de mieux que l’attaque et la riposte. Pourquoi essayer une stratégie nouvelle ?

La couverture et la quatrième de couverture se veulent des plus inquiétantes. Aussi, ai-je été surpris, dès les premières lignes de votre livre, par le ton humoristique que vous adoptez, n’hésitant pas à faire de « bons mots ». On s’attend plutôt à un certain sérieux eu égard à la gravité de votre sujet. Pourquoi un tel choix ?

Le sujet est grave. Le journaliste que je suis n’en est pas moins sérieux quand il se moque des radicaux. Après tout, ces salafistes qui observent avec admiration ma barbe rousse (de la même couleur, m’a-t-on expliqué dans une mosquée salafiste en plein cœur de Roubaix, que celle du prophète Mahomet), ça me fait plutôt rire. Ou encore ce pub irlandais halal de Lunel où les pompes à bière ont été remplacées par des chichas… J’y trouve un ressort comique, absurde, qui n’est pas sans me rappeler Alphonse Allais. Pourquoi, sur un thème si préoccupant, écrire des livres larmoyants ?  L’humour, c’est ma catharsis personnelle. C’est ma façon aussi de leur tendre ce fameux miroir journalistique à la Tom Wolfe qui leur dit : « Regardez à quel point vous êtes ridicules. » Sachant que leur religion leur interdit la bouffonnerie, c’est aussi une manière de leur adresser un bras d’honneur républicain. Si je devais le réécrire, j’irai encore plus loin dans la description de leur loufoquerie involontaire. Pourtant, je suis bien conscient qu’ils sont drôles sans le vouloir. Et qu’ils sont dangereux.
Mon auteur préféré est Malaparte. Je pensais beaucoup à son roman Kaputt en écrivant La France djihadiste. On avait reproché aussi à Malaparte son ton trop humoristique lorsqu’il partageait, comme correspondant de guerre, la table des pires salauds que l’Allemagne nazie a produits. Les salauds m’intéressent et m’intéresseront toujours. Car derrière chaque salopard se cache un être devenu une caricature risible de son idéologie.
C’est ce message que je souhaite faire passer en les décrivant ainsi : vous êtes des ordures, vous êtes des humains mais vous êtes aussi de parfaits couillons, des sketches sur pattes à vous tout seuls. La France djihadiste peut d’ailleurs, grâce à ce ton léger, devenir un véritable livre à emporter à la plage cet été. Je le recommande : c’est une lecture autrement plus saine que Marc Lévy. On y apprend le présent. Et on peut se marrer pour conjurer sa peur.

Comment situez-vous votre livre par rapport à Un silence religieux. La gauche face au djihadisme de Jean Birnbaum et Islamistan. Visages du radicalisme de Claude Guibal publiés en début d’année ?

Je ne peux vous répondre. Je n’ai pas lu ces œuvres. J’ai fait six mois d’enquête et trois mois d’écriture non stop. Je me remets à peine à lire. Et je continuerai toujours à lire des classiques. Les livres sur le thème du djihad sont nombreux. Les étagères de librairies en dégueulent littéralement. Et sans doute, sans le savoir, en évitant de lire des ouvrages sur le même sujet, ai-je rédigé quelque chose d’original. Une photo d’époque. La plongée d’un journaliste normal, chez les salauds d’Allah, à destination d’un lectorat normal.

Poursuivez-vous vos investigations sur l’islamisme ou travaillez-vous actuellement sur un autre sujet ?

J’aime regarder mes contemporains. J’aime les observer. La constance et la permanence des événements terroristes me suggèrent qu’il faudra qu’en tant que journaliste je continue à m’intéresser au djihadisme. J’essaie juste de me montrer plus discret dans des zones où j’ai été menacé : Lunel et Marseille, par exemple. Mais je ne renonce pas. Je ne ferai ce cadeau à personne. Ni aux salafistes, ni à ceux qui prétendent que je suis d’extrême-droite, ni à ceux qui pensent que je ne suis pas assez à droite.

Néanmoins, en ce moment, le provincial que je suis s’intéresse à Paris, cette capitale en guerre, où les bobos continuent de boire leur spritz à 10 € le verre. Comme si le conflit sur notre territoire n’existait pas. Comme s’il suffisait de refaire le monde autour d’un cocktail infâme et branché pour exorciser le mal. C’est ce que j’appelle la Spritzkrieg (en référence à la Blitzkrieg) : une période captivante de notre histoire contemporaine où le déni de la réalité se vit dans la fête, aux terrasses des cafés à la mode, dans les salons littéraires mais jamais sur le terrain. Le jour où l’on mènera notre guerre éclair à nous contre le djihadisme, le spritz dont s’abreuvent les bobos sera passé de mode et le combat sera terminé. Les spritz auront été avalés ; l’histoire aura été écrite. Raconter, c’est remettre les choses dans l’ordre. J’aimerais donc écrire cette « spritzkrieg » que j’observe avec inquiétude – mais aussi avec humour – depuis les attentats du 7 janvier 2015 contre Charlie Hebdo. Il est probable que mon prochain livre s’intitule donc Spritzkrieg… Et c’est aussi un clin d’œil au Kaputt de Malaparte, qui aimait tant railler ses contemporains et détestait la sonorité de ce mot de la langue allemande. Mais ne soyez pas dupes : je me moquerai également volontiers d’une nouvelle race de bobos qui émerge à Paris : les bobos d’extrême-droite. Ils partagent le même goût du spritz et sont déconnectés des réalités du terrain : normal, ils habitent les mêmes quartiers que leurs homologues bobos de gauche. Leur pensée est différente. Leur inutilité en temps de guerre quasi-identique.

Entretien réalisé le 17 juin 2016 par courrier électronique.


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