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LP - Muddy Waters (audio)

Publié le 14 juillet 2016 par Urbansoul @urbansoulmag

Je vais faire une double entorse à ma ligne éditoriale habituelle en vous présentant un morceau daté d’une artiste rock/folk. Mais je me sens obligée de vous en parler tant il m’a remué les tripes.

La chanteuse en question est LP, Laura Pergolizzi de son vrai nom. Sur son CV, on compte Cher, Rihanna, Christina Aguilera, Rita Ora, Ella Henderson ou encore Leona Lewis… Toutes ont pour point commun d’avoir un jour chanté un titre écrit par ses soins, dont le hit Cheers (Drink To That). À 38 ans, Laura semble enfin voir sa carrière d’interprète décoller après des années de galère : en 2006, après une performance remarquée au festival SXSW, elle devient l’objet de convoitises entre plusieurs labels et atterrit finalement chez Island Def Jam avec L.A. Reid. « C’était comme mettre une putain de robe à un garçon manqué », a-t-elle comparé dans The Advocate deux ans plus tard, racontant qu’on ne cessait de lui suggérer de nouvelles orientations musicales passant du rock à la pop et même par le R&B. Cette collaboration ne fut toutefois pas un échec complet puisqu’elle lui a permis d’écrire quelques 65 morceaux confiés à d’autres artistes, la transformant ainsi en auteure adulée des studios, à la manière de Sia.

En ce qui me concerne, il aura fallu attendre fin juin pour qu’elle parvienne pour la première fois à mes oreilles avec Lost On You, single que j’ai adoré mais qui ne correspondait pas du tout au blog (et que je n’ai pas manqué de transférer à ma maman qui a aussitôt été convaincue). Et puis la semaine dernière, j’ai terminé la dernière saison d’Orange Is The New Black en larmes, pour des raisons scénaristiques que je n’évoquerai pas ici pour éviter tout spoiler, mais aussi à cause d’une sublime chanson… qui s’est avérée avoir LP pour interprète.

Apparue sur la toile il y a 9 mois, Muddy Waters fait partie de son EP Death Valley paru dans nos contrées le mois passé. LP y déchire de sa voix éraillée (et très soul pour le coup) le ciel sombre dressé par une mélodie hypnotique bercée de chants gospel ajoutant encore plus d’intensité et de corps au titre. « J’y parle en gros de toute la confusion et de l’ultime désolation suivant une mauvaise rupture. Muddy Waters évoque cette confusion mais à l’époque où j’ai écrit cette chanson, j’étais tellement confuse que je ne savais même pas ce qui me rendait ainsi », a-t-elle expliqué à Kryptonite Music.

Je vous laisse donc prendre votre claque (qui est encore plus grande en guise de clôture de la saison 4 d’OITNB !).

Aimez LP, suivez LP.


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