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Traducteurs, ambassadeurs de la communication multilingue

Publié le 26 juillet 2016 par Aude Mathey @Culturecomblog

De nos jours, les pays et régions du monde sont plus connectés que jamais. Le monde est aujourd‘hui à portée de main, mais les barrières linguistiques s’érigent en obstacles de taille, notamment pour qui travaille dans le domaine culturel avec un public international.

Dans un tel contexte, la traduction s’impose comme la clé de tout échange interculturel. Nous invitons aujourd’hui Pauline, traductrice de l’agence Cultures Connection, à nous parler du sujet.

La traduction, c’est quoi ?

Cette question peut paraître anodine, mais la réponse l’est bien moins. Le métier de traducteur crée souvent la confusion auprès du grand public. Les mythes et légendes au sujet des traducteurs sont nombreux, et nous vous proposons de faire un rappel.

Traduire, c’est transposer un contenu écrit dans une autre langue. Mais attention : on ne s’improvise pas traducteur. C’est un métier qui s’apprend. Ne vous méprenez pas, être bilingue ne signifie pas être traducteur : on peut maîtriser deux langues à la perfection, mais ne pas être pour autant apte à passer d’une à l’autre. La traduction exige des compétences et connaissances accrues et spécifiques, qui s’acquièrent à l’aide d’une solide formation et de longues années d’expérience.

Un traducteur prétend être capable de traduire vers de nombreuses langues ? Fuyez ! Sauf exceptions justifiées par exemple par de longues années d’immersion dans un environnement bilingue, tout traducteur professionnel travaillera uniquement vers sa langue maternelle.

Interprétation ou traduction ?

Attention, interpréter n’est pas traduire. L’interprétation et la traduction sont deux disciplines qui partagent de nombreux points communs, mais chacune d’entre elles exige des aptitudes bien particulières.

La traduction porte uniquement sur les textes écrits, tandis que l’interprétation, elle, se limite strictement à la communication orale. En outre, les taux de production et les contraintes de temps de ces deux disciplines sont diamétralement opposés. En effet, l’interprète n’a pas accès au matériel dont dispose le traducteur. C’est pourquoi il doit se préparer méticuleusement avant chaque mission. Soulignons également le rythme intense auquel doivent faire face les interprètes, qui traduisent quelque 150 mots par minute, alors que les traducteurs traduisent en moyenne de 2000 à 3000 mots par jour.

La traduction, pourquoi ?

En mettant en relation les cultures, les langues, ou encore les époques, la traduction permet aux échanges linguistiques et à la communication interculturelle de voir le jour. Comme l’a affirmé George Steiner, “Sans traduction nous habiterions des provinces voisines avec le silence.”

Jour après jour, les traducteurs jettent de ponts entre les pays, les régions, les communautés, et représentent le maillon sans lequel la chaîne serait irrémédiablement brisée. La traduction connecte les gens à travers le monde en rendant toutes sortes de contenus accessible à ces derniers.

La connaissance culturelle

Pour un traducteur, s’imprégner au mieux de la culture des pays de ses langues de travail est primordial. Il en va de la qualité de son travail. Seul un professionnel au fait des cultures source et cible sera à même de fournir des résultats de qualité, parfaitement adaptés au public visé.

La maîtrise des outils

Outre une maîtrise irréprochable de ses langues le travail, le traducteur a recours à toutes sortes d’outils et de techniques. Des dictionnaires aux outils d’aide à la traduction, il consulte et utilise avec adresse et intelligence toutes sortes d’outils qui l’aideront dans sa quête d’une traduction de qualité.

Et la traduction automatique ?

S’il est vrai que l’outil informatique facilite grandement le travail du traducteur, aucun logiciel n’est aujourd’hui en mesure de rivaliser avec les compétences de ce dernier. Il est vrai que la traduction assistée par ordinateur représente une aide précieuse, mais elle ne peut en aucun cas remplacer la part de création qu’implique le travail d’un traducteur. En réalité, ces machines fournissent des transcriptions linguistiques littérales n’ayant aucun lien avec une traduction professionnelle effectuée par un être humain.


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