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Dans la ville en feu, polar de Michael Connelly

Par Mpbernet

Connelly

Troisième roman de Michael Connelly lu en moins de 3 semaines : chaque été, je fais la découverte d’un auteur dont je dévore l’essentiel. Et là, je ne suis pas encore rassasiée …

Retour de l’inspecteur Harry Bosch. Toujours aussi peu regardant sur les procédures, toujours aussi prêt à suivre son instinct. Ayant dépassé la date de sa prise de retraite de la police de Los Angelès, il a conclu un contrat pour poursuivre ses activités au service des affaires non résolues, les « cold cases ». Il se souvient d’une affaire survenue en 1992, pendant les émeutes raciales dramatiques sui ont ravagé le sud de L.A. à la suite du verdict contesté de l’affaire Rodney King. Dans les quartiers soumis au pillage et aux incendies, aux règlements de compte entre bandes rivales, on avait alors retrouvé le cadavre d’une jeune photojournaliste danoise, Anneke Jespersen, dans une ruelle à l’écart des émeutes. Mais que venait donc faire cette jolie blonde, reporter de guerre, à cet endroit ?

Ce qui fait l’intérêt de ce roman, c’est la minutie de l’enquête, menée par Bosch vingt ans après. A partir de l’arme, de ses différents détenteurs dont certains sont en prison pour d’autres crimes, d’autres morts à leur tour dans des circonstances dramatiques, en utilisant toutes les ressources possibles de ses relations auprès des experts en balistique et au FBI – on retrouve la belle Rachel entrevue dans « Le Poète » -  Bosch remonte le fil de cet homicide laissé sans solution. Mais il doit aussi compter sur la malveillance de son supérieur hiérarchique qui aimerait bien façonner son équipe à son goût et se débarrasser d’un vieux briscard peu maniable. A la moindre incartade, il va lui mettre les inspecteurs des Affaires Internes sur le dos.

Démarrée au cœur d’un des principaux gangs de L.A., la recherche de la vérité va brusquement diverger vers une bande organisée de cinq personnes ayant toutes participé à la première guerre du Koweit. Harry Bosch aura fort à faire pour se détrapper de cette équipe de durs à cuire prêts à tout pour sauvegarder leur part d’ombre.

Une intrique parfaitement huilée, où la recherche de la vérité dans l’intérêt des victimes prime tout autre considération, avec une analyse particulièrement fine de la psychologie des protagonistes, des tensions interraciales comme des rapports subtils entre un père forcément maladroit et de sa fille adolescente.

Une écriture fluide, une progression du récit cohérente, une traduction soignée : tout pour un roman policier de belle facture. Je continue dans la découverte éblouie de cet auteur américain qui maîtrise parfaitement son talent narratif.

Dans la ville en feu « The Black Box » (2012), polar de Michael Connelly, traduit de l’anglais par Robert Pépin, chez Calmann-Lévy, en Livre de Poche, 473 p., 8,10€


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