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Lumière morte, polar de Michael Connelly

Par Mpbernet

lumière morte

Thème classique de la littérature policière : l’ancien flic fait valoir ses droits à la retraite et prend une licence de détective privé. Harry Bosch – qui avoue 53 ans – s’attèle à résoudre l’affaire du meurtre d’une jeune assistante de production suivie d’un hold-up sanglant, perpétré sur un plateau de cinéma, irrésolue depuis quatre ans et qui lui est restée en travers de la gorge. Il reprend l’enquête pour son propre compte, en solo.

C’est le cinquième opus de Michael Connelly que je dévore depuis cet été. Et je ne parviens pas à me départir du casting personnel qui s’est imposé dans mon esprit : Bruce Willis au premier rôle (en 2003, il a 49 ans !) et, dans le rôle d’Eleanor – son ex-femme dont il est toujours amoureux et que j’ai découverte dans « Le cadavre dans la Rolls », incarnée par Marg Helgenberger (Catherine Willows des Experts Las Vegas).

Harry Bosch reprend l’enquête à partir des indications d’un ancien collègue devenu tétraplégique à la suite d’une fusillade dans un bar avec son coéquipier, alors qu’il enquêtait sur l’affaire. Il se souvient soudain qu’une anomalie avait été décelée par un agent du FBI sur l’un des numéros des billets du butin. Or cet agent, une femme, avait peu après complètement disparu de la surface de la terre, malgré toutes les recherches de ses collègues. Il se trouve que justement, cette femme était la maîtresse d’un autre agent du FBI, infiltré dans le monde des jeux de Las Vegas, et dont Harry a fait assez rudement connaissance dans ce même épisode du cadavre trouvé jadis dans le coffre de la Rolls … Ces affaires  - le meurtre d’Angella Benton, le hold-up, la fusillade dans le bar et la disparition inexplicable de l’agent fédéral Marty Gessler sont donc liées et les deux hommes coopèrent.

Harry Bosch n’a rien perdu de sa capacité de travail et de son souci du moindre détail. Selon lui, tout repose sur le dossier de police dont il a conservé une copie et dans lequel il se replonge sans cesse. Il s’initie aux techniques de recherche sur Internet qu’il maîtrise encore mal, c’est un flic « à l’ancienne » et il a toujours le don de se mettre dans des situations inconfortables non plus vis-à-vis de sa hiérarchie, mais ici, des Fédéraux, rien de moins. Naturellement, le fait qu’il ait rendu son insigne et son arme ne lui facilite pas les choses. En revanche, il dispose d’un solide réseau de correspondants qui n’hésitent pas à lui fournir certaines indications – même au prix d’entorses à la déontologie. Mais on connaît sa discrétion …

Il n’a pas non plus perdu sa souplesse et sa capacité de réaction face au danger … Bref, un thriller passionnant, une fois de plus !

Lumière morte («Lost Light) (2003), policier de Michael Connelly, paru aux éditions du Seuil, traduit par Robert Pépin, 341 p., 21 € et en édtion de poche, collection "Points"


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