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THE VEILS – Total Depravity (2016)

Publié le 27 août 2016 par Papasfritas69

The Veils - Total depravity

De qui parle-t-on ? :

Groupe d’origine néo-zélandaise basé à Londres, actif depuis 2001, mené par son chanteur et songwriter Finn Andrews, accompagné de la bassiste Sophia Burn et des musiciens Dan Raishbrook, Henning Dietz et Uberto Rapisardi.

De quoi parle-t-on ? :

Les Veils abandonnent le rock stéréotypé de leur pays d’adoption pour se lancer à corps perdu dans ce style inclassable fait d’electro poisseuse, de rock indus et de psychédélisme.

Rythme :

-   Je me suis endormi dans mon fauteuil

-   Ne me perturbe pas quand je lis en même temps

-   Mes pieds se mettent à bouger

-   Je me lève et je fais la danse de l’épaule

-   Mes enfants sautent comme des cabris dans la pièce

Quelques morceaux enjoués, quelques ballades, des ambiances qui varient entre le sombre et le clair obscur, difficile de se lancer dans un quelconque mouvement en écoutant cet opus.

 

Accessibilité :

-   Après plusieurs écoutes je n’ai toujours pas saisi la mélodie

-   Plusieurs écoutes sont nécessaires avant d’apprécier la mélodie

-   Mélodie agréable mais sans aspérité

-   Les refrains entrent directement dans ma tête

-   Que des hits taillés pour les stades

Il faut entrer dans l’esprit quelque peu torturé et hermétique de Finn Andrews pour apprécier ces nouveaux morceaux.

 

Audience :

-   Musique que madame me demande de réécouter

-   Peut-être écouté en famille sans déranger madame

-   Madame s’en va quand je l’écoute

-   Tellement bizarre que je fais attention d’être seul pour l’écouter

-   Tellement bruyant que mes voisins ne me parlent plus

Les albums précédents trouvaient assez facilement leur public, ce nouvel opus aura plus de mal à accrocher l’auditeur.

 

Qualité audiophile :

-   J’ai l’impression que c’est mon voisin qui écoute l’album

-   Le format MP3 n’altérera pas trop l’écoute

-   S’écoute impérativement en format non compressé (CD ou autre)

Des ambiances très différentes, parfois assez poisseuses, il vaut mieux écouter cet album dans les grands espaces… et en pleine lumière.

 

Conclusion :

-   Je l’ai écouté une fois mais c’est une fois de trop

-   Après plusieurs écoutes j’ai du mal à m’y faire

-   Je l’écoute facilement mais sans émotion

-   J’ai beaucoup de plaisir à l’écouter

-   Il tourne en  boucle sur ma platine

La pochette de Total Depravity donne le ton de l’ambiance angoissante qui règne sur le nouvel opus des Veils. Ce tableau étrange et endommagé, où une jeune fille semble vomir ses entrailles tout en tenant dans ses mains un crane humain, n’incite pas à l’effusion de joie.

Fini donc l’insouciante quiétude de The Runaway Found ou la britpop enjouée de Time Stay, We Go, Finn Andrews change brutalement de direction pour nous emmener sur le chemin tortueux de ses idées les plus noires.

C’est sur un mode spoken word tout droit sorti des forges de l’enfer que le néo-zélandais nous harangue sur le sombre Axolotl. A Bit On The Side et Low Lays The Devil, deux singles en puissance, sont de rares moments qui nous permettent encore de s’accrocher à l’ancien style des Veils. King Of Chrome, sorte de rock indus apocalyptique, nous replonge illico dans le royaume de Lucifer. La ballade Swimming With The Crocodiles détend heureusement l’atmosphère. Le répit est de courte durée, le rock psychédélique du bien nommé Here Come The Dead assombrit de nouveau l’espace. Total Depravity continue ainsi sa route entre le ténébreux et le lumineux, il traverse au passage encore quelques moments de grâce comme le langoureux Iodine & Iron ou le guttural morceau éponyme Total Depravity.

 Bien que leurs albums furent jusque là conventionnelles, l’on savait déjà que les Veils n’avaient pas encore exprimé tout leur potentiel et qu’un jour ils seraient capables de réaliser un chef-d’œuvre. Il semble que ce jour soit enfin arrivé, Total Depravity est cet obscur objet du désir qui fera certainement basculer la carrière des Veils du bon côté de la lumière. 


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