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Syndrome des grandes villes

Publié le 10 septembre 2016 par Bastienb

syndVous  connaissez certainement le syndrome de Stockholm : c’est l’attitude particulièrement bienséante que développent certains otages envers leurs geôliers: il s’agit d’une façon de s’identifier à l’agresseur. Ce syndrome vient d’un fait divers survenu à Stockholm: Après une prise d’otage dans une banque suédoise, les victimes auraient inconsciemment tissé des liens affectifs avec les ravisseurs et refuseront de témoigner contre eux. (à noter que ce syndrome porte également le nom de syndrome de la ville de Helsinki)

Syndrome de Lima: de manière laconique, c’est à peu près tout le contraire du syndrome de Stockholm: ce sont cette fois ci les ravisseurs qui nouent un lien affectif avec les otages. C’est ainsi qu’au Pérou, les preneurs d’otages ont libéré bien plus de captifs que prévu et n’ont pas pu en exécuter pour cause de sentiment d’empathie qu’ils éprouvaient.

Syndrome de Paris: c’est une dépression vécue par les touristes (plus particulièrement les touristes nippons sensibilisés à la culture française) déçus par l’image idyllique qu’ils avaient de la ville lumière et la réalité vécue sur place. Si vous visitez le 18éme ou le 19éme arrondissement , vous risquez d’éprouver ce syndrome de manière  spontanée.

Syndrome de Calcutta: Syndrome touchant les occidentaux face à pauvreté, la présence de la mort, des carcasses, la chaleur, la suffocation qui les poussent à vouloir fuir l’Inde le plus vite possible.

Syndrome de Jérusalem: l’omniprésence des symboles religieux de cette ville affectent tellement les croyants, qu’ils éprouvent une volonté de purification et de mysticisme extrême: ablutions extrêmes, des hallucinations.

Syndrome de New York: c’est un syndrome d’addiction à la grande pomme et consistant à compenser le manque de cette ville par un achat compulsif d’objets dérivés (posters de NY, photos, casquettes, tshirt, mugs…).
Désordre psychologique très mercantile et qu’un compte en banque dans le rouge soigne rapidement.

La manifestation de ces syndromes est néanmoins très anecdotique et savamment entretenue : vous l’avez bien compris: il est de bon ton pour une ville d’avoir un syndrome à son nom, quitte à en créer par nécessité pour renforcer sa notoriété.


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