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Se perdre sur la “Route des Zaërs” ou sur la “Route d’Anfa”.

Par Citoyenhmida

Le problème, pour un lecteur impénitent et vorace comme je le suis, est que parfois on ne prend pas ses précautions avant de commencer une lecture!

C'est ce qui m'est advenu en ce qui concerne les deux derniers livres que j'ai commencé à lire et fini par en feuilleter les pages, en sautant allègrement de larges passages.

Je connaissais Guillaume JOBIN : j'ai lu LE RESIDENT qui ne m'avait pas laisser un souvenir impérissable!

Ce journaliste-médecin-directeur d'école de journaliste - et peut-être bien autre chose - qui partage sa vie entre le Maroc et la France a voulu cette nous "raconter" la vie dans les hautes sphères marocaines en nous proposant deux romans.

Le premier ouvrage, estampillé ESPIONNAGE, a été publié en mars 2015 chez ÉDITEUR DE TALENTS sous le titre : " ROUTE DE ZAËRS ".

Se perdre  sur la “Route des Zaërs” ou sur la “Route d’Anfa”.

Le second livre dont je vous parlerai est annoncé par l'éditeur comme "la suite du beste-seller Route des Zaërs" : encore faut-il préciser ce qu'est un best-seller dans le contexte de la littérature marocaine francophone! Il s'agit de "ROUTE D'ANFA" sorti chez les Editions CASAPRESS en août 2016.

Se perdre  sur la “Route des Zaërs” ou sur la “Route d’Anfa”.

L'auteur s'est proposé dans ces deux romans de nous présenter la vie dans les arcanes des chancelleries étrangères au Maroc, dans le monde des journalistes étrangers installés dans notre pays, dans les dédales des services secrets étrangers sévissant dans le plus beau pays du monde et aussi entreprendre une description critique de la frange de la société marocaine contrôlant les pouvoirs économique et politique du pays;

Vaste programme qui nécessiterait des talents particuliers de romancier !

Guillaume JOBIN connait certes le Maroc, du moins un certain Maroc, les marocains, du moins certains marocains!

Il a pu ainsi accumuler toute une masse d'informations plus ou moins crédibles, du genre de celles que l'on trouvait jadis dans LA JOURNAL Hebdo ou dans certains numéros de TEL QUEL.

Il a certes un talent particulier d'écrivain : celui de donner l'impression de maîtriser le sujet par le recours à un style rapide, haché, entre la dépêche journalistique et la photographie.

Une fois avoir refermé le premier puis le second roman - qui auraient largement pu n'en constituer qu'un seul - le lecteur se demandera : "et alors ?" ..."et après ?"!

Je conçois parfaitement qu'un certain public soit séduit par l'écriture de G. JOBIN : nous sommes à l'époque de la facilité!

Je comprends que ce même public soit pris par le récit de G. JOBIN : nous vivons à l'heure de la théorie du complot.

Mais cela ne suffit pas à faire de ces deux romans des œuvres incontournables de la littérature contemporaine, ni française ni francophone.

Si vous avez quelques moments à perdre, prenez donc la "Route de Zaërs" ou la "Route d'Anfa" : vous aurez vite envie de revenir chez vous!

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