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Bioshock : Rapture par John Shirley

Par Fildediane @fildediane

bioshockTitre : Bioshock, Rapture

Auteur : John Shirley

Traducteur : Cédric Degottex

Éditeur : Bragelonne

Nombre de pages : 403

Genre : Science Fiction

Sorti le 17 février 2016

4ème de couverture :

« C’était la fin de la seconde guerre mondiale. Le New Deal du président Roosevelt avait redéfini la politique américaine. Les bombardements de Hiroshima et Nagasaki avaient créé la peur de l’annihilation totale. L’émergence d’agences gouvernementales avait rendu la population méfiante. Le sentiment de liberté peuple s’était étiolé… Et nombreux étaient ceux qui voulaient retrouver cette liberté.

Parmi eux, un grand rêveur, un immigré qui s’était tiré des abysses de la pauvreté pour devenir l’un des hommes les plus riches et les plus admirés au monde. Il s’appelait Andrew Ryan, et il avait la conviction que les grands hommes méritaient ce qu’il y avait de mieux. Alors il s’est mit en quête de l’impossible : une utopie libre de tout gouvernement, de censure, de restriction morale… Il a créé Rapture, la lumineuse cité sous les mers.

Mais l’utopie a été frappée d’une terrible tragédie.

Voici comment tout a commencé… et tout a fini. »

Mon avis :

Cadeau d’anniversaire de mon chéri, en tout cas merci pour cette découverte !!

L’histoire :

Tout part d’un sentiment de frustration, Andrew Ryan, pense à l’impossible et le réalise. Il n’en peut plus du gouvernement des Etats-Unis qui accablent le peuple et surtout les riches d’impôts. Il n’en peut plus de ce gouvernement qui entrave l’esprit scientifique avec des règles d’éthique qui selon lui empêchent la créativité et le génie de faire surface… il veut une cité où chacun est libre de créer, d’inventer sans censure, plus de règles, plus de roi, et plus de dieu !

Bill est plombier, et intervient dans le building de Ryan Enterprise. Monsieur Ryan le remarque pour son efficacité et sa discrétion. L’homme d’affaire lui propose alors une idée folle et c’est à partir de ce moment là que Bill devient un homme important respecté et respectable, il œuvre efficacement à la réalisation de la Cité sous les mers.

Gorland, un contrebandier sans scrupules doublé d’un bandit mafieux, fait son apparition et se jure qu’il ne restera pas derrière le grand Ryan, avec tout son génie, il infiltre la cité et développe son affaire à tel point qu’il devient gênant...

Ainsi les grandes idées de Monsieur Ryan se retrouvent éprouvées, et peut-être remises en cause, mais l’homme d’affaire utopique ne veut pas lâcher son rêve aussi facilement… quitte à piétiner quelques idéaux

Les personnages :

Andrew Ryan : Il fuit avec son père la répression bolchevique russe... Sur ces bases de peur au départ de la révolution rouge, après par ce dégoût pour toutes les idées communistes, de collectivités et d’altruisme déguisé; Andrew Ryan bâti son empire à la sueur de son front et gardant toujours à l’esprit ses idéaux de liberté. Il devient l’homme le plus riche des Etats-Unis et ne veut plus rendre de compte à l’État. Il décide de donner vie à un impossible rêve : Rapture, la cité sous les mers, celle dont on ne revient pas, la ville de toutes les libertés où le marché du commerce doit s’épanouir à qui voudra bien faire des efforts.

Bill : Bill est plombier et se retrouve dans le groupe de fondateur de la cité sous-marine. Ryan le remarque lors de l’une de ces interventions dans l’entreprise Ryan et lui propose de participer à sa grande folie en échange de toute la reconnaissance que Bill pourrait rêver et surtout un très très bon salaire. Bill est heureux, riche, respecté mais petit à petit une idée se fraye un chemin jusqu’à la surface de son esprit… son éthique personnelle vient assombrir ses idéaux...

Gorland : Enfant il fut orphelin et il a dû se battre pour faire sa place… travaillant dans un théâtre pour se payer sa soupe, il apprend beaucoup sur le métier d’acteur, et surtout il y voit une bonne application dans ses escroqueries de tous les jours … Ayant eut vent du projet pharaonique de Ryan, il veut en être, sauf que pour entrer à Rapture, il faut y être invité… Comme de bien entendu Gorland fait ça à sa manière et réussit à monter une sacrée affaire, une sacrée arnaque pour spolier tout ce que possède Ryan… La lutte est sanglante… Mais surtout Gorland a un esprit extrêmement intelligent et voit loin, très loin pour préparer ses arnaques, il est prêt à tout pour prendre le contrôle de Rapture.

La plume, le Scénario :

J’ai eu du mal à entrer dans l’histoire. D’une part car je ne suis pas fan de l’époque de l’après guerre et d’autre part car pendant une bonne centaine de pages, l’auteur pose le décor, la préparation du projet de Ryan, l’histoire des personnages… bref c’est nécessaire mais du coup je n’ai pas accroché au premier abord… J’ai persévéré et heureusement car la suite n’allait pas être de tout repos. Tout s’enclenche une fois la cité créée,une fois les premiers résidents invités pour toujours à Rapture. Très vite on s’aperçoit que l’utopie de Ryan va avoir des limites, il n’a pas pensé à tout, ou tout du moins, les petits bémols, de cette nouvelle société, restaient pour lui quantité négligeable et sans importance… Sauf que profitant du mécontentement d’une partie du peuple l’équipe adverse prend les rênes et s’infiltre dans la brèche… On sent venir la décadence tout doucement, la dérive d’un tel système, une éthique piétinée qui va réduire le petit peuple de travailleur de Rapture en esclavage. Et Ryan malgré les preuves de son échec, au lieu de changer de cap et rétablir la grande cité, reste sur ses positions et entame une guerre sanglante pour le pouvoir.

Finalement Ryan n’est pas mieux que certain, il avait une telle utopie en tête, de tels rêves qu’on ne peut lui en vouloir de s’accrocher à ce qu’il en reste… il a englouti toute une vie dans cette cité.

Les maillons, qui se resserrent autour d’Andrew Ryan, sont longs, patients, sa décadence doit être magistrale… mais Ryan reste debout et lutte avec acharnement pour ces idées quitte à voir mourir son personnel, rien n’est plus important que cette cité.

C’était intéressant de suivre cette personnalité autoritaire mais rêveuse. Sa lente agonie nous laisse entrevoir la fin, mais accrochez vous, il ne lâche rien cet arrogant tyran utopique. Vraiment, on passe par tous les sentiments le concernant… sa force de volonté est tellement impressionnante, sa détermination tellement violente !

L’évolution de Bill au sein de cette grande folie est vraiment passionnante aussi, ses rêves changent au fur et à mesure que le visage de Rapture mute en une espèce de monstre capitaliste sans foi ni loi…

En Bref :

Malgré un début peu enthousiasmant, cette lecture est devenue intéressante par la suite. Le personnage principal est complètement démago mais sa personnalité était pour le moins intrigant. Quand à Bill, j’ai eu plaisir à le suivre, à remarquer ses changements d’idées, son évolution, son réveil.

Un livre tout droit sorti d’un jeu vidéo et ma foi pas mal réussi.


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