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La névrose

Publié le 04 novembre 2016 par Le Journal De Personne

Le jour se couche, la nuit le mouche : c'est l'évanescence.

Quelque soit le niveau atteint, on ne peut éviter le déclin.

La descente avec ou sans ascenseur.

La chute.

C'est peut-être ça le péché : être ou ne pas être le même.

C'est tout mon problème !

Il n'y a pas d'essence, sans plomb dans l'aile !

Il n'y a qu'une sombre histoire d'existence.

Une existence sans importance individuelle ou collective.

Je ne sais même pas où je veux en venir ?

Peut-être à l'idée d'un devenir. Parce que j'ai du mal avec le changement.

L'Autre n'est pas le même.

C'est tout mon problème !

Pas d'identité, mais une différence. Et toute identification est provisoire, donc dérisoire.

Et dire qu'il faut tôt ou tard, partir... Partir et ne pas revenir.

Surtout ne pas revenir puisque tout ce qui revient, revient au même.

C'est tout mon problème !

Je passe mon temps à glisser dans la peau de quelqu'un d'autre avec le dur désir de durer, tout en étant persuadée qu'il n'y a point d'éternité...

Que rien ne dure jamais...

C'est le temps qui crève tous les abcès et nous empêche de panser les plaies.

On vit et on meurt blessés. Délaissés.

J'en ai assez de paraître, de ne pas être.

Personne à qui je puisse vraiment dire : je t'aime.

C'est tout mon problème !

À dire vrai, il n'y a pas de vérité mais seulement une impression voilée, avec laquelle j'ai du mal, depuis qu'on m'a interdit de porter le voile pour avoir droit de cité.

Le dévoilement c'est le pire qui puisse arriver à quelqu'un qui est au courant, qu'il n'y a pas de vérité, que tout est tissé d'illusions.

Illusions perdues ou à retrouver.

Et pour tous, l'issue est la même.

C'est tout mon problème !

On meurt avant d'avoir trouvé notre demeure. Notre bonheur.

L'horloge a toujours donné la mauvaise heure. L'heure d'avant. Pas l'heure d'après.

Le futur, c'est de la littérature...

L'univers est ouvert mais n'est ouvert sur rien, que sur lui-même.

C'est tout mon problème !

On a beau partager l'eau et le sel, il n'y a rien d'universel.

Le drame est individuel.

Un singe toujours singulier. Une particule particulière.

On analyse, on généralise pour rien.

Ça ne nous rend pas service.

Ça nous rend serviles, débiles et infantiles.

On veut à tout prix grandir, devenir au moins le même que soi-même.

C'est tout mon problème !

Et derrière tout ce flou artistique, il y a peut-être un loup.


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