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[critique] Tu ne tueras point : Mel Gibson revient en force

Par Vance @Great_Wenceslas
[critique] Tu ne tueras point : Mel Gibson revient en force Avec Tu Ne Tueras Point, Mel Gibson livre un film humaniste, poignant, tiré d'une extraordinaire histoire vraie. L'un des longs-métrages immanquables de l'année, d'une puissance inouïe, à l'interprétation impeccable et aux images hallucinantes. Un très grand film.

On connait Mel Gibson réalisateur, très talentueux, ne faisant pas de concessions. Il revient en forme avec son nouveau long-métrage, Tu Ne Tueras Point, un biopic captivant sur le parcours d'un jeune soldat américain ayant fait le choix de servir son pays pendant la guerre tout en refusant de tenir une arme, qui s'impose comme l'une des sorties immanquables de l'année, et accessoirement comme l'un des films de guerre les plus réussis que l'on ait vus depuis bien longtemps.

[critique] Tu ne tueras point : Mel Gibson revient en force

C'est simple, Tu Ne Tueras Point (dont la traduction française est pour une fois très pertinente) saura vous émouvoir, vous intriguer, vous faire frissonner, vous faire vibrer comme peu de films sortis récemment.

Divisée en trois parties bien distinctes, l'œuvre de Mel Gibson démarre presque comme une sorte de bluette classique voire légère, racontant - entre autres bien entendu - la rencontre entre le jeune personnage principal, Desmond, joué par un Andrew Garfield absolument phénoménal de charisme et de sensibilité (The Social Network), et celle qui sera sa future femme, dont le rôle a été attribué à la sous-estimée mais parfaite Teresa Palmer. Le réalisateur n'est pas le plus à l'aise dans l'exercice et l'on pourra quelque fois trouver le ton de cette romance légèrement niais, malgré quelques scènes d'une étonnante dureté insérées occasionnellement dans le récit, comme celle du repas familial, lorsque le père, interprété par un incroyable Hugo Weaving (Le Seigneur Des Anneaux, ), raconte à ses deux fils les horreurs de la guerre.

Vient ensuite la seconde partie, qui verra Desmond s'enrôler dans l'infanterie. Passage obligé d'un grand nombre de films de guerre, la vie à la caserne mettra Desmond à rude épreuve, ses convictions profondes - en l'occurrence ne pas tenir une arme, ne pas tuer, mais aider les soldats sur le champ de bataille en les soignant - allant à l'encontre de sa bonne insertion dans l'armée, face à sa hiérarchie (ne sachant que faire d'un pacifiste) et à ses compagnons (à la fois agacés par son comportement " rebelle " et admiratifs de son endurance). Le Desmond souriant du début laisse place à un jeune homme volontaire et motivé par ses principes moraux, ne reculant devant rien pour rester honnête et fidèle à ses croyances. C'est un objecteur de conscience, et il compte bien servir son pays.

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Enfin, troisième acte, la guerre, et plus particulièrement cette insoutenable bataille

[critique] Tu ne tueras point : Mel Gibson revient en force
sur l'imprenable falaise de Maeda. Mel Gibson retrouve hargne et virtuosité, et met en scène l'une des plus violentes représentations de la guerre que l'on ait vue au cinéma. Et l'on comprend alors pourquoi l'introduction de son film nous paraissait aussi fleur bleue. Le contraste est saisissant, et met encore plus en valeur les actes héroïques de Desmond, qui sauva la vie d'environ 75 hommes. Et si Mel Gibson manque peut-être un peu de subtilité, Tu Ne Tueras Point n'en demeure pas moins puissant et doté d'un message humaniste bienvenu.

On le répète, mais c'est une œuvre immanquable. Un très grand film !

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Quand la Seconde Guerre mondiale a éclaté, Desmond, un jeune américain, s'est retrouvé confronté à un dilemme : comme n'importe lequel de ses compatriotes, il voulait servir son pays, mais la violence était incompatible avec ses croyances et ses principes moraux. Il s'opposait ne serait-ce qu'à tenir une arme et refusait d'autant plus de tuer.
Il s'engagea tout de même dans l'infanterie comme médecin. Son refus d'infléchir ses convictions lui valut d'être rudement mené par ses camarades et sa hiérarchie, mais c'est armé de sa seule foi qu'il est entré dans l'enfer de la guerre pour en devenir l'un des plus grands héros. Lors de la bataille d'Okinawa sur l'imprenable falaise de Maeda, il a réussi à sauver des dizaines de vies seul sous le feu de l'ennemi, ramenant en sureté, du champ de bataille, un à un les soldats blessés

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