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Critique: Réparer les Vivants

Par Cinedingue @cinedingue

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Tout commence au petit jour dans une mer déchaînée avec trois jeunes surfeurs. Quelques heures plus tard, sur le chemin du retour, c’est l’accident. Désormais suspendue aux machines dans un hôpital du Havre, la vie de Simon n’est plus qu’un leurre. Au même moment, à Paris, une femme attend la greffe providentielle qui pourra prolonger sa vie…

Trois ans après l’excellent « Suzanne », Katell Quillévéré réalise son troisième film, adapté du roman éponyme, « Réparer les vivants ». On suit ici le drame qui frappe une famille avec la perte de leur fils de 17 ans dans un accident de voiture. Les parents auront la possibilité de faire don des organes de leur fils. A priori peu attirant, ce postulat de départ est prétexte à un film choral sur le don d’organes. En effet, si la première partie se concentre sur le drame et la décision que vont devoir prendre les parents du jeune Simon, la seconde partie nous donne à suivre le destin d’une femme condamnée par un coeur malade, à moins qu’elle consente à s’en faire greffer un. La réalisatrice parvient non seulement à éviter le pathos, en collant au réel, sans afféteries, mais réussit à orienter son récit, non vers la mort mais vers la vie. Le film est évidemment émouvant mais totalement positif. Le casting est brillant (d’Emmanuelle Seigner à Tahar Rahim en passant par Kool Shen ou Finnegan Oldfield) et la mise en scène inspirée notamment avec un premier quart d’heure absolument somptueux! Un grand film!

4.5

 


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