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Papel Prensa se conclut par un non-lieu pour les patrons de presse [Actu]

Publié le 17 décembre 2016 par Jyj9icx6

Papel Prensa se conclut par un non-lieu pour les patrons de presse [Actu]

L'article concernant le procès se trouve dans la colonne de gauche
La photo de une est consacrée à une quasi-émeute à Caracas
parce qu'il n'y a plus de billets de banque dans les distributeurs automatiques


C'était le grand scandale politico-crapuleux révélé par Cristina Kirchner en 2010 dans le cadre de sa guerre contre les groupes de presse oligarchiques et les titres Clarín et La Nación : le groupe Clarín se serait emparé pour un prix dérisoire de l'entreprise Papel Prensa, le principal fabricant argentin de papier journal, sous la Dictature militaire, avec l'aide du gouvernement putschiste, la complicité de La Nación, en faisant pression sur la famille propriétaire alors que le père de famille était mort dans un étrange accident de la route.
L'instruction vient d'aboutir à un non lieu pour les principaux inculpés qu'étaient les propriétaires et gestionnaires des deux quotidiens.
Página/12 y voit une concession du juge au pouvoir en place, la rédaction parle de cadeau de Noël pour les inculpés... Si cela est le cas, il faut avouer que le magistrat instructeur aura pris son temps pour faire cette fleur au président. Et puis lorsque la justice se prononce dans un sens qui plaît à Página/12, le journal loue la vertu de l'institution. Le petit jeu devient très agaçant.
Clarín en parle dans les pages intérieures et n'en dit pas mot sur sa une, consacrée à un horrible accident de circulation dans le nord du pays (une une très racoleuse). La Nación lui consacre un encart à la une mais n'en fait pas son principal sujet. L'un et l'autre auraient pourtant pu crier victoire et en profiter pour vouer une nouvelle fois Cristina aux gémonies. Force est de constater que ce n'est pas le cas, ce qui pourrait bien indiquer que le jugement correspond à la réalité et qu'il s'agissait là d'une opération de propagande qui permettait comme trop souvent à Cristina Kirchner de désigner des ennemis pour déconsidérer son opposition, ce qui était d'autant plus efficace que les patrons de Clarín répondaient à tout cela avec une morgue assez peu sympathique.
Pour aller plus loin : lire l'article de La Prensa lire l'article de La Nación lire l'article de Clarín lire l'article de Página/12, pas content du tout.

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