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[Critique] SPECTRAL

Par Onrembobine @OnRembobinefr
[Critique] SPECTRAL

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Titre original : Spectral

Note:

★
★
★
½
☆

Origine : États-Unis
Réalisateur : Nic Mathieu
Distribution : James Badge Dale, Emily Mortimer, Bruce Greenwood, Clayne Crawford, Max Martini, Cory Hardrict…
Genre : Science-Fiction/Fantastique/Action
Date de sortie : 9 décembre 2016 (Netflix)

Le Pitch :
Alors que les combats font rage en Moldavie, les soldats se heurtent à un ennemi totalement inédit, aussi imprévisible qu’effrayant. Un peu partout sur le champ de bataille apparaissent en effet des spectres qui, dès lors qu’ils touchent les hommes, provoquent une mort instantanée. Prise au dépourvu, l’armée fait appel à un chercheur de la DARPA pour enquêter…

La Critique de Spectral :

L’année 2016 aura été marquée par la montée en puissance de Netflix qui non content de proposer un catalogue de séries et de films, a sérieusement mis un coup de boost à ses propres productions, en proposant régulièrement des œuvres aussi ambitieuses que surprenantes. Nous vous parlions par exemple il y a quelques semaines de Jadotville, le film de guerre super immersif avec Jamie Dornan. Un long-métrage qui aurait tout à fait eu sa place dans les salles de cinéma. Aujourd’hui, c’est Spectral qui impressionne, lui qui n’aurait pas fait tâche non plus dans la programmation des multiplexes….

spectral

Quand S.O.S. Fantômes rencontre Starship Troopers

Avec ses soldats hyper burnés confrontés à des fantômes hyper agressifs, Spectral propose un mix tout à fait enthousiasmant, à la fois destiné aux fans de films de guerre bien bourrins, mais aussi à tous ceux qui sont à l’affût de bons trips de science-fiction aussi soignés que dynamiques. Car si il fut décrit dans un premier temps comme une sorte de Ghostbusters sérieux, Spectral est en réalité davantage un film guerrier. Le genre qui privilégie l’action. Ici, la forme passe avant le fond. Ce qui ne veut pas dire que le film n’a rien à raconter bien au contraire mais disons que de ce côté là, il fait surtout en sorte de proposer au réalisateur de multiples occasions d’envoyer du bois à l’écran plutôt que de chercher à sublimer un cahier des charges auquel il se tient studieusement.
Nous sommes donc en face d’un script très conventionnel et plutôt prévisible, mais néanmoins efficace. Des soldats combattent des créatures insaisissables, ils sont assiégés et à la fin… bon, voilà, on ne va pas rentrer dans les détails mais vous voyez le style. Le chemin que suit Spectral est balisé. Même les personnages ne se démarquent pas spécialement. Du gentil scientifique plein de bonnes intentions au chef de file bien viril, tous les éléments sont là et tout le monde tient ses positions.
Ce qui ne veut pas dire que le récit ne soit pas palpitant. Vu qu’il se focalise sur l’efficacité, il fait le job, mais sans trop de flamboyance non plus. Il ne faut pas chercher à retrouver de la subversion, du second degré ou une réflexion trop poussée, même si on peut toujours trouver quelques éléments un peu plus consistants ici ou là.

Une authentique réussite visuelle

Là où Spectral se démarque par contre nettement et gagne du même coup ses galons, c’est sur un plan visuel. La mise en scène nerveuse et inspirée de Nic Mathieu est tout d’abord du plus bel effet. Inspirée, elle insuffle de la puissance et même un certain lyrisme, tandis que les effets-spéciaux sont tout bonnement incroyables, démontrant à eux seuls d’une maîtrise spectaculaire qui suffit à faire de Spectral beaucoup plus qu’un simple DTV. Les spectres en question sont de toute beauté, y compris dans leurs déplacements et les paysages font également très bonne figure. L’inconnu au bataillon Nic Mathieu accomplit une vraie prouesse et sublime le postulat de son long-métrage pour nous offrir une partition burinée, parcourue de vrais morceaux de bravoure. Sans véritables temps morts, Spectral va vite, et à l’écran, le moindre dollar dépensé se retrouve dans des images franchement superbes, et ce jusqu’à la fin.

En Bref…
Spectaculaire et nerveux, Spectral remplit largement sa part du contrat, notamment grâce à une réalisation inspirée et à des effets-spéciaux superbes. On a certes déjà vu ce genre d’histoire mais quand elle est comme ici, aussi bien illustrée, avec force et conviction et qui plus est portée par des acteurs investis, il serait vraiment mal venu de faire la fine bouche.

@ Gilles Rolland

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  Crédits photos : Netflix


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