« L’Univers sans l’homme »… L’expression est de Baudelaire qui, dans son Salon de 1859, regrettait une approche positiviste de l’art d’où l’imagination était absente. L’historien de l’art Thomas Schlesser se réapproprie le mot dans un passionnant essai, bien entendu intitulé L’Univers sans l’homme (Hazan, 288 pages, 56 €), qui questionne la relation de l’homme et l’univers dont il fait partie. Le propos s’attache moins à la disparition de l’imagination dans les créations artistiques qu’à l’effacement progressif de la figure humaine dans cette production.