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Le smartphone, un fléau ?

Publié le 04 janvier 2017 par Tiavina Kleber @ktiav_
La nuit du nouvel an, les téléphones sont énormément utilisés pour envoyer les vœux aux proches. Encore cette année, dans la nuit du 31 décembre au 1er janvier, 250 millions de sms ont été envoyé en France. Envoyer ses vœux par mms, sur les réseaux sociaux ou encore sur les messageries instantanées devient de plus en plus répondu.Le smartphone, un fléau ?
Revenons sur l'évolution de l'utilisation des smartphone. Les années 2000 ont vu émerger de nombreuses nouvelles technologies. Parmi elles, le smartphone a marqué son territoire, au point de rentrer dans le quotidien de 58% des Français. Les plus équipés sont les 16-29 ans et les 30-44 ans, qui forment, respectivement, la génération Y et la génération X.
L’évolution des comportements quant à l’utilisation des smartphones intéressent les chercheurs. Ils enquêtent pour savoir comment et pourquoi nous utilisons ces bijoux de technologie. L’étude de ce phénomène permet de savoir ce qui attire les utilisateurs – nous ! Ainsi, les concepteurs peuvent nous rendre encore plus dépendants à nos smartphones en nous proposant des applications utiles et qui nous rendent accro. Des études sont menées par exemple pour savoir quelle couleur rend plus accro qu’une autre et c’est le bleu. C’est pourquoi nous le retrouvons dans beaucoup de logo de réseaux sociaux tel que Facebook, Twitter ou Messenger. Cette couleur rend plus addictive et tient éveillée.Les études auprès des jeunes sur leur utilisation du smartphone permettent d’appréhender l’évolution de nos comportements. À ce titre, la firme CISCO (entreprise informatique américaine) a réalisé une étude en 2013 auprès d’adultes de 18 pays, âgés de 18 à 30 ans. Les résultats de cette enquête montrent que 90% des enquêtés regardent leur portable avant même d’être sorti du lit, pour consulter leurs messageries, les réseaux sociaux, etc. De plus, 1 enquêté sur 5 déclare utiliser son smartphone de manière compulsive, toutes les 10 minutes environ. 60% des enquêtés ont conscience d’être dépendants de leur portable. Ce qui voudrait dire qu’ils ne pourraient vivre sans cet objet.On parle alors de nomophobie, surtout pour la génération Y. Certains d’entre nous, aurait une crainte incontrôlable d’être séparé de son smartphone. Nous avons également la crainte de casser notre écran ou bien d’endommager notre smartphone et qu’il ne marche plus. Dans ce sens, David Abiker, célèbre chroniqueur dans la revue « L’express », partage avec nous un triste moment de sa vie en 2012. Lorsqu’il casse son écran de téléphone en le laissant tomber par terre, il n’a pas « seulement cassé son téléphone, il a fracassé sa journée et peut-être son corps ». Et pourtant le téléphone marche encore, mais il ne veut plus s’en servir dans cet état, comme s’il en était incapable. Pour lui, son portable est devenu un « prolongement de son bras, un 11e doigt ». Il attend désormais, une version du smartphone qui ne pourra plus se briser et qui sera intégrer à notre corps. Cette histoire de smartphone touche donc au transhumanisme. Jusqu’où sommes-nous prêts à aller pour rester connectés ?Le smartphone est comme devenu un nouveau lobe du cerveau. C’est en quelque sorte une culture transportable, une mémoire externe de nos souvenirs, mémos, conversations, etc. De plus, nous avons désormais, pour la majorité, un besoin irrépressible de discuter avec des amis, tous le temps, jusqu’à développer une angoisse permanente de la communication. Nous avons déjà intégré nos portables à notre vie quotidienne. Alors pourquoi ne pas les intégrer à notre corps ? Des recherches sont faites pour aller dans ce sens : des batteries intégrées au corps, des puces insérées dans la peau, des lunettes holographiques, etc.
Heureusement, rien n’est perdu ! Vous pouvez faire des stages de désensibilisation au smartphone, seul. Laisser son portable pendant une journée ou plusieurs, ce n’est pas une preuve de courage ? Il existe aussi d’autres méthodes pour prendre conscience du temps que nous prenons devant nos portables et nous forcer à nous en détacher. Et oui ! Il existe des applications pour savoir combien de temps nous avons passé à regarder notre écran comme « Moment ». Énorme paradoxe : nous regardons encore notre portable pour utiliser cette application, alors qu’on souhaite le contraire.
À côté de ça, il existe encore et toujours des résistants aux smartphones, qui désirent profiter du moment présent, sans être parasité par un 11e doigt. Et ils n’ont surement, pas tout à fait tort.

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