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Sites éternels. De Bâmiyân à Palmyre

Publié le 09 janvier 2017 par Pralinerie @Pralinerie
Sites éternels. De Bâmiyân à Palmyre Une expo gratuite au Grand Palais sur des sites archéologiques inaccessibles, il faut avouer que c'est tentant. A vrai dire, c'est à peu près tout ce que je savais avant d'entrer dans l'expo. Ah, et qu'il y avait pas mal de numérique.  A vrai dire, il y a essentiellement des images de quatre sites archéologiques ou historiques dans cette mini expo. Et je comprends mieux pourquoi l'on m'avait parlé d'immersion. Après une courte introduction de Jean-Luc Martinez sur le rôle politique de cette expo dans un contexte de démolition volontaire du patrimoine et la vidéo de la destruction des Bouddhas de Bâmiyân, nous entrons dans une grande salle dont les quatre murs font office d'écrans. On est plongé directement dans le site de Palmyre, dans les gravures anciennes de Khorsabad, entre les habitants du Krak des Chevaliers et dans la grande mosquée de Damas. A savoir que des images anciennes des sites, des vues contemporaines et des détails d'objets nous entourent. Esthétiquement, c'est très réussi.  Au milieu de la salle, quatre objets dans leurs vitrines rattachent ces images aux collections du Louvre.  La dernière salle propose d'aller plus loin à travers des images numérisées, des livres, des peintures ou des gravures. Attention, on n'entre pas pour autant dans le détail des lieux et des œuvres, il s'agit plus d'une promenade, d'une évocation que d'une description scientifique. Il est également possible de s'informer sur la provenance des images contemporaines et de tenter des reconstitutions virtuelles, à travers les outils d'Iconem. 
Exposition très politique et de sensibilisation, à la fois à la beauté du patrimoine et à sa fragilité en temps de guerre, cette petite déambulation immersive atteint ses buts. Elle touche la sensibilité (en tous cas, la mienne et celle de ceux qui m'accompagnaient) et confirme au visiteur l'irremplaçabilité de ce patrimoine en péril. Bien sûr, elle a un goût de trop peu et j'aurais aimé déambuler dans d'autres lieux (même si je ne leur souhaite pas d'entrer sur la liste du patrimoine en danger). Et j'apprécie que la promenade se poursuive et s'enrichisse en ligne avec de vraies infos complémentaires. Mais je me questionne sur la disparition des objets dans l'exposition et sur leur rôle presque secondaire...

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