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Toys, de Léa Tirabasso, au TROIS C-L

Publié le 01 février 2017 par Paulo Lobo
Toys, de Léa Tirabasso, au TROIS C-LToys, de Léa Tirabasso, au TROIS C-L
Toys, de Léa Tirabasso, au TROIS C-L
Toys, de Léa Tirabasso, au TROIS C-LToys, de Léa Tirabasso, au TROIS C-L
Etrange, c'est le mot qui m'est venu à l'esprit pendant la représentation de Toys, spectacle de danse créé par la chorégraphe Léa Tirabasso. On y voit cinq personnages, deux filles, trois garçons, en train de faire la java frénétiquement, excessivement, sensuellement et désespérément, comme si la folle nuit qu'ils passent plus ou moins ensemble était leur denier souffle de vie.
La notion de temps est abolie, il n'y a ni passé ni futur, il n'y a que la folle jouissance de l'instant, l'abandon des corps, leur électrisation, leur épuisement, jusqu'à ce qu'une nouvelle injection les relance sur la piste. Pas de haine ni d'amour non plus, plutôt la mechanisation des instincts, l'allégeance aux pulsions, le lâcher prise pour se laisser chuter et relever par les autres, et ensuite être à demi-dévoré par ces mêmes autres transformés en zombies de la nuit.
Mais ce n'est qu'un jeu. Il y a des hauts et des bas, des beats obsédants et des rythmes folkloriques, les corps prennent toute la musique qu'on leur donne en pâture, ils n'ont plus que cette énergie de secours, le plaisir cru comme bouée de survie, il n'y a plus ni enfer ni paradis ni évasion possible.
Toys est un spectacle d'une intensité de tous les instants, avec des danseurs-acteurs qui s'investissent de toute leur âme dans un trip vertigineux et brutal, sur une bande-son hallucinée. Les cinq figures se livrent à des jeux, à des heurts et à des intrications simples ou perverses, s'adonnent à la quête des peaux et de ce qu'il peut y avoir au-delà, se frôlent, s'entrechoquent, s'embrassent, s'emmêlent, deviennent un seul corps harmonieux, qui tout à coup implose et redevient particules isolées. S'arrêter c'est mourir, et c'est la seule chose dont nos héros sont certains: pas mourir, pas maintenant.
TOYS, c’est le jeu, l’absolu, le déguisement de la tragédie humaine sous la forme d’une fête constante. C’est la poursuite du plaisir afin de se jouer de l’attente, la perte de soi au sein d’un groupe, la célébration d’un mal de début de siècle pailleté.
L’esthétique de l’absurde, la philosophie et la culture populaire sont autant d’influences qui ont inspiré la jeune chorégraphe luxembourgeoise Léa Tirabasso dans le développement de sa création. En émane une réflexion existentielle et philosophique sur l’humain et son incessante quête de plaisir.
(communiqué de presse)
Représentations à la Banannefabrik Bonnevoie
Vendredi 3 février 2017  - 19h (Première)
Samedi 4 février 2017   -  20h
Dimanche 5 février 2017 -  17h
TROIS C-L | 12, rue du Puits | L-2355 Luxembourg
t +352 40 45 69 | f +352 26 48 09 40 | danse@danse.lu
www.leatirabasso.com

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