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[Critique] Dans la forêt : étrange songe d’une vie hantée

Publié le 13 février 2017 par Linfotoutcourt

Simple et épuré, Dans la forêt, de Gilles Marchand, dégage une force incroyable. Véritable mélange de tension paisible et de douce terreur.

Ballade entre les troncs. Filmé dans un décor unique, le film apparaît comme un huis clos évolutif qui change au fil des arbres. Deux enfants et leur père passent leurs vacances dans dans les bois suédois. Plus les jours défilent, plus leur retour semble s'éloigner. Si Tom, le plus petit, ne comprend pas réellement ce qu'il se passe, il ressent intensément cette menace, la projetant sur un être monstrueux issu de son imaginaire. On appréhende alors la peur au travers de ses yeux d'enfants, et elle n'en est que plus terrifiante.

Mon père, ce psycho. Dès les premières minutes, Jérémie Elkaïm ( Les Bêtises) instaure un climat sombre et angoissant. Il ne fait pourtant rien d'effrayant, mais sa voix, son regard, ses mots et ses silences reflètent une noirceur inquiétante. Visage grave, gestes calmes. L'acteur, habituellement tendre, sympathique et légèrement perché, est époustouflant de présence et de toxicité. Son obscurité se mêle à un onirisme défiguré et offre un résultat d'une différence remarquable et assumée. Dans la forêt explore une psychologie enfantine alambiquée, où l'on se perd pour mieux sursauter.

Dans la forêt sort le 15 février 2017 dans les salles.

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