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A la baguette

Publié le 27 février 2017 par Bastienb

A la baguetteSi vous êtes déjà allé à l’opéra, ou que vous ayez assisté à un concert d’un orchestre symphonique, vous avez dû remarquer que le petit ou grand homme placé devant les musiciens et gesticulant de tout son soûl était d’une certaine utilité pour la bonne conduite dudit concert.

Si en plus, vous avez eu la chance de voir Pierre Boulez diriger un concerto pour euphonium, vous avez à coup sûr repéré qu’il dirigeait à mains nues. Alors que si vous êtes carrément un des veinards ayant vu de ses yeux Karajan, conduire l’orchestre philharmonique de Berlin et qu’en plus vous êtes perspicace, vous avez forcément remarqué qu’il tenait dans sa main (pas dans son bec comme le corbeau), une baguette presque magique.

Voir un chef d’orchestre diriger avec ou sans baguette vous semble normal, mais pourtant le métier de chef d’orchestre est assez récent.

Avant la baguette :

A l’époque baroque, les premières formations orchestrales étaient en fait conduites par l’un des continuistes, c’est à dire le musicien jouant du clavecin ou du pianoforte. L’impulsion pouvait aussi être donnée par le premier violon qui utilisait son archet en guise de baguette ou parfois même un rouleau de papier ( pas hygiénique!).  Jean-Baptiste Lully, musicien de Louis XIV dirigeait son Te deum pour la guérison du monarque et donnait le tempo en tapant par terre avec le long bâton utilisé à son époque pour la direction. Et il en mourut ! Lors d’une répétition, il se frappa le pied, ce qui causa un abcès qui jamais ne guérit et se transforma en gangrène !

Le premier coup de baguette :

On a du mal à savoir qui fut le premier chef à utiliser la  baguette telle qu’on la trouve aujourd’hui, car même si la musique adoucit les mœurs, plusieurs musiciens du début du XIXème siècle bataillaient pour revendiquer sa première utilisation. Laissons-les à leurs querelles, car les chefs  de l’époque romantique ont fort à faire avec les orchestres de plus en plus importants et fournis qu’ils doivent diriger. Gustav Malher a par exemple composé une « symphonie des 1000 » destinée à être jouée par de nombreux instrumentistes. Le dirigeant a maintenant non seulement besoin de sa baguette mais il va lui falloir aussi grimper sur une estrade pour mener tous ces musiciens.

De nos jours, il semblerait que l’utilisation ou non d‘une baguette dépende du ressenti du chef d’orchestre, de son rapport avec l’œuvre dirigée et de l’orchestre qui se trouve face à lui.

Il y a parfois des chefs qui ont des pratiques très étonnantes :

Valéry Gergiev avec un cure-dent

Louis de Funès avec beaucoup d’exigences et d’humour !


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