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Sous le même toit de Jojo Moyes

Par Artemissia Gold @SongeD1NuitDete

Sous le même toit de Jojo Moyes

Sous le même toit de Jojo MoyesBroché : 576 pages
Editeur : Milady
Date de sortie : 17 février 2017
Collection : Milady Litte
Langue : Français
ISBN-10: 2811218912
ISBN-13: 978-2811218911
Prix Editeur : 18,20€
Disponible sur Liseuse : OUI

De quoi ça parle?

Toutes les maisons de famille ont une histoire…

Une splendide saga familiale par l’auteur du best-seller Avant toi

Le temps était clément, offrant cette lumière de début de printemps qui insuffle de la beauté jusque dans les décors les plus usés ; dehors, des hirondelles se chamaillaient bruyamment dans les haies. Sa première pensée lucide fut : « Cette maison est comme nous. Elle a été désertée, abandonnée. Maintenant, elle va veiller sur nous, et nous la ramènerons à la vie. »

Lorsque son mari meurt sans crier gare, lui laissant une montagne de dettes, Isabel Delancey doit radicalement changer de train de vie. Elle n’a d’autre choix que de déménager avec ses deux enfants pour s’installer à la campagne, dans une maison de famille délabrée. Tandis que les murs s’effritent autour d’eux, et que ses dernières économies fondent comme neige au soleil, Isabel espère pouvoir compter sur le soutien de ses voisins. Elle ne se doute pas que sa simple présence au village a réveillé de vieilles querelles… Les vies s’entrechoquent, et Isabel va découvrir que faire de cette maison le « home sweet home » dont elle rêve est un combat de chaque instant.

⭐ Mon avis 

Quand on voit le nom Jojo Moyes, je pense qu’on l’assimile quasi automatiquement à Avant toi. Et c’est bien normal, mais cela a un inconvénient : c’est-à-dire les attentes, les exigences même, qu’on peut avoir quand on ouvre un autre livre signé du même nom. Et quand on ferme Sous le même toit, on est surpris de cette histoire pas toujours belle, mais étrange, humaine.

Isabel Delancey a toujours été habitée par la musique. Premier violon de l’Orchestre de Londres, elle laissait tout le reste au second plan. Mère absente, démissionnaire, elle déléguait toutes les tâches domestiques et son rôle maternel à une nounou. Et puis elle est brutalement devenue veuve, criblée de dettes et à la merci de créanciers avec une seule solution de repli ;  aller vivre dans le comté de Norfolk avec son fils de 8 ans mutique depuis la mort de son père et sa fille adolescente qui a grandi trop vite afin d’endosser le rôle qu’Isabel a désertéC’est dans « la maison espagnole » qu’ils emménagent, une maison aussi inhospitalière, insalubre qu’ardemment convoitée par le voisinage.

L’héritage de cette maison semble être une providence pour cette famille décousue et endeuillée, mais « la maison espagnole » se révèle rapidement être un gouffre financier, mais surtout un charnier de promesses rompues, de faux calculs et un catalyseur de ressentiments. La citadine qu’est Isabel va devoir se relever les manches pour faire face à toutes sortes de déconvenues.

Sous le même toit s’éloigne du roman d’amour pour s’apparenter de loin à du thriller psychologique. On ne sait pas où l’auteure nous emmène, on s’enfonce dans l’histoire comme dans des bois hostiles et on avance à tâtons. Par le biais d’une narration omnisciente, on assiste à une multitude de scènes de vie ordinaires des différents personnages, des histoires croisées qui se recoupent presque systématiquement par le point névralgique du livre, la maison espagnole. Une maison aussi fascinante que repoussante. Et dans la banalité de leur quotidien, perce toujours une sensation étrange, l’impression que quelque chose cloche, se trame.

Cette animosité latente laisse le lecteur sur ses gardes, mais pourtant pas Isabel, cette musicienne hors du principe de réalité et passive qui répugne à prendre les responsabilités qui l’incombent ;  arrêter de subir les choix qu’elle a dû faire, apporter une sécurité à ses enfants et prendre conscience de la malveillance et de la bonté qui l’entourent. Et surtout faire ce qu’il faut par nécessité puis peut-être par amour ?

M’attacher à un personnage aussi égoïste, antipathique n’a pas été aisé, de même que pour la majeure partie du nuancier de personnages aux contractes changeants, aux comportements versatiles. Cela prend du temps, environ la moitié du livre. Le début de ma lecture a été un peu forcé afin de passer outre les nombreuses descriptions à rallonge et de m’habituer au rythme un peu capricieux du livre qui fait continuellement ondoyer le désarroi le plus complet et l’espérance. Mais une fois ce cap passé, la beauté, le sens de ce livre se révèle.

La maison et son symbolisme occupent beaucoup de place dans ce livre. Est-ce nous qui habitons une maison ou est-ce elle qui nous habite ? Qu’est-ce qui est le plus important, les murs ou bien ce que l’on y construit à l’intérieur ? C’est encore une fois avec beaucoup de sensibilité et profondeur que l’auteure aborde des thématiques existentielles au travers d’un retour aux valeurs essentielles telles que la sphère familiale si précieuse et si fragile à la fois et les preuves d’amour invisibles.

cetaient-tres-bien

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Sous le même toit de Jojo Moyes

Sous le même toit de Jojo MoyesBroché : 576 pages
Editeur : Milady
Date de sortie : 17 février 2017
Collection : Milady Litte
Langue : Français
ISBN-10: 2811218912
ISBN-13: 978-2811218911
Prix Editeur : 18,20€
Disponible sur Liseuse : OUI

De quoi ça parle?

Toutes les maisons de famille ont une histoire…

Une splendide saga familiale par l’auteur du best-seller Avant toi

Le temps était clément, offrant cette lumière de début de printemps qui insuffle de la beauté jusque dans les décors les plus usés ; dehors, des hirondelles se chamaillaient bruyamment dans les haies. Sa première pensée lucide fut : « Cette maison est comme nous. Elle a été désertée, abandonnée. Maintenant, elle va veiller sur nous, et nous la ramènerons à la vie. »

Lorsque son mari meurt sans crier gare, lui laissant une montagne de dettes, Isabel Delancey doit radicalement changer de train de vie. Elle n’a d’autre choix que de déménager avec ses deux enfants pour s’installer à la campagne, dans une maison de famille délabrée. Tandis que les murs s’effritent autour d’eux, et que ses dernières économies fondent comme neige au soleil, Isabel espère pouvoir compter sur le soutien de ses voisins. Elle ne se doute pas que sa simple présence au village a réveillé de vieilles querelles… Les vies s’entrechoquent, et Isabel va découvrir que faire de cette maison le « home sweet home » dont elle rêve est un combat de chaque instant.

⭐ Mon avis 

Quand on voit le nom Jojo Moyes, je pense qu’on l’assimile quasi automatiquement à Avant toi. Et c’est bien normal, mais cela a un inconvénient : c’est-à-dire les attentes, les exigences même, qu’on peut avoir quand on ouvre un autre livre signé du même nom. Et quand on ferme Sous le même toit, on est surpris de cette histoire pas toujours belle, mais étrange, humaine.

Isabel Delancey a toujours été habitée par la musique. Premier violon de l’Orchestre de Londres, elle laissait tout le reste au second plan. Mère absente, démissionnaire, elle déléguait toutes les tâches domestiques et son rôle maternel à une nounou. Et puis elle est brutalement devenue veuve, criblée de dettes et à la merci de créanciers avec une seule solution de repli ;  aller vivre dans le comté de Norfolk avec son fils de 8 ans mutique depuis la mort de son père et sa fille adolescente qui a grandi trop vite afin d’endosser le rôle qu’Isabel a désertéC’est dans « la maison espagnole » qu’ils emménagent, une maison aussi inhospitalière, insalubre qu’ardemment convoitée par le voisinage.

L’héritage de cette maison semble être une providence pour cette famille décousue et endeuillée, mais « la maison espagnole » se révèle rapidement être un gouffre financier, mais surtout un charnier de promesses rompues, de faux calculs et un catalyseur de ressentiments. La citadine qu’est Isabel va devoir se relever les manches pour faire face à toutes sortes de déconvenues.

Sous le même toit s’éloigne du roman d’amour pour s’apparenter de loin à du thriller psychologique. On ne sait pas où l’auteure nous emmène, on s’enfonce dans l’histoire comme dans des bois hostiles et on avance à tâtons. Par le biais d’une narration omnisciente, on assiste à une multitude de scènes de vie ordinaires des différents personnages, des histoires croisées qui se recoupent presque systématiquement par le point névralgique du livre, la maison espagnole. Une maison aussi fascinante que repoussante. Et dans la banalité de leur quotidien, perce toujours une sensation étrange, l’impression que quelque chose cloche, se trame.

Cette animosité latente laisse le lecteur sur ses gardes, mais pourtant pas Isabel, cette musicienne hors du principe de réalité et passive qui répugne à prendre les responsabilités qui l’incombent ;  arrêter de subir les choix qu’elle a dû faire, apporter une sécurité à ses enfants et prendre conscience de la malveillance et de la bonté qui l’entourent. Et surtout faire ce qu’il faut par nécessité puis peut-être par amour ?

M’attacher à un personnage aussi égoïste, antipathique n’a pas été aisé, de même que pour la majeure partie du nuancier de personnages aux contractes changeants, aux comportements versatiles. Cela prend du temps, environ la moitié du livre. Le début de ma lecture a été un peu forcé afin de passer outre les nombreuses descriptions à rallonge et de m’habituer au rythme un peu capricieux du livre qui fait continuellement ondoyer le désarroi le plus complet et l’espérance. Mais une fois ce cap passé, la beauté, le sens de ce livre se révèle.

La maison et son symbolisme occupent beaucoup de place dans ce livre. Est-ce nous qui habitons une maison ou est-ce elle qui nous habite ? Qu’est-ce qui est le plus important, les murs ou bien ce que l’on y construit à l’intérieur ? C’est encore une fois avec beaucoup de sensibilité et profondeur que l’auteure aborde des thématiques existentielles au travers d’un retour aux valeurs essentielles telles que la sphère familiale si précieuse et si fragile à la fois et les preuves d’amour invisibles.

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