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Réjouissons-nous, ils lisent!

Par Pmalgachie @pmalgachie
Réjouissons-nous, ils lisent! Qui, ils? Les Français, pardi! Et les Françaises, encore un peu plus, comme on en a pris l'habitude au point d'en faire un cliché solidement installé, moins vérifiable cependant dans les chiffres que dans les têtes: 89% des Français lisent, 93% des Françaises, la différence n'est pas si grande. Dans l'enquête qui vient d'être publiée pour réjouir les professionnels de la profession à la veille, ou quasi, de Livre Paris, le CNL affirme que Marine Le Pen est en tête dans tous les sondages pour le premier tour de la présidentielle (zut! je me suis trompé d'enquête) Ipsos, pour le Centre national du livre, semble dire que tout n'est pas perdu. Ce n'était pourtant pas gagné d'avance. Parmi les trois objectifs de ce baromètre bisannuel, le deuxième fait frémir (rassurez-vous, seulement les professionnels de la profession): "Mieux comprendre les raisons d'éloignement et d'érosion des pratiques". Voilà ce qui s'appelle partir sur de bonnes bases. Défaitisme ou lucidité? Je ne vais pas vous assommer avec les chiffres des 64 (oh! déjà un chiffre!) pages du rapport. C'est beau, c'est clair, on en mangerait, on en viendrait presque à avoir envie de le lire. Ou de le faire lire, et de vous en demander un résumé pour demain matin... Pour faire court, les Français lisent (peut-être) un peu plus qu'avant, le roman n'est pas mort - le livre pratique non plus. Je vous laisse découvrir le très tendance "Top 5 genres de livres selon l'implication de lecture" Comment on s'endort sur un livre (enfin, c'est une extrapolation personnelle, due au fait que 42% (zut! un chiffre!) des lecteurs lisent avant de se coucher - ou après s'être couchés et avant de s'endormir? C'est moins clair qu'il y paraît. Et la barbe au-dessus ou en dessous de la couverture (et les lectrices, dans tout ça?)) Le livre numérique progresse. Forcément, il vient de nulle part et n'est pas encore très loin (c'est un éditeur de livres numériques qui vous le dit). L'hérédité joue à peu près le même rôle que dans les vocations criminelles: parents voyous, enfants tueurs; parents lecteurs, enfants dévoreurs (c'est une blague, vous aurez redressé vous-même - vous voyez, je ne désespère pas de vous, qui appartenez à la merveilleuse confrérie des lecteurs). Les libraires vont regretter de n'être pas partout, à en juger par le nombre de ceux qui ne les fréquentent pas parce qu'il n'y en a pas à proximité de chez eux. Les bibliothèques semblent indispensables, redisons-le à ceux qui nous gouvernent et nous gouverneront, si les électeurs leur prêtent une majorité. Le plaisir n'est pas absent de la lecture, voilà une information qui nous manquait, mais dont je ne sais que faire - puisque je m'amuse toute la journée. Et la musique empêche de regarder la télévision, à moins que ce soient la musique et la télévision qui nous chronophagent le temps de lecture. Quoi qu'il en soit, un bon livre ne vaut pas une bonne bringue entre potes - ce n'est pas moi qui l'affirme, ce sont les sondés. Mais on ne va pas s'effondrer pour autant. En revanche, ce qui ne rassure pas, c'est l'accroche vers un article de Books (que je n'ai pas encore lu), basé apparemment sur une autre enquête commandée par le CNL: Les Français écrivent toujours plus. (Et les Françaises?) Au secours!

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