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De Cocoon aux Songes de Léo, Morgane Imbeaud poursuit sa route sans fausse note !

Publié le 31 mars 2017 par Camillegreen @camillegreen03

Qui se cache derrière Morgane Imbeaud ? Après avoir connu un succès notoire avec le groupe Cocoon, la chanteuse française s’est lancée dans d’autres projets musicaux avec Peaks et Un Orage. Aujourd’hui, l’artiste revient sur le devant de la scène,là où on ne l’attendait pas, avec le conte musical « Les songes de Léo ». Ce spectacle qui mêle dessins et musique emporte avec brio les spectateurs dans l’histoire de Léo, personnage mi-humain, mi-félin. Mi-concert pop, mi-dessin animé,la nouvelle création de Morgane Imbeaud prouve que l’artiste n’a pas fini de nous surprendre !

De Cocoon aux Songes de Léo, Morgane Imbeaud poursuit sa route sans fausse note !

Selfie - Morgane Imbeaud - mars 2017



Pourquoi avoir décidé de ne plus faire partie de l'aventure Cocoon ?  Lorsque Marc m'a contactée en me parlant du troisième album de Cocoon, j'étais assez occupée et je voulais aller au bout de mes projets. Je n'avais pas le temps de  faire ce troisième album et je ne voulais pas être partiellement présente. Je préfère me concentrer pleinement à ce que je fais.  Est-ce que de nouveaux projets verront le jour avec tes groupes Peaks ou Un orage ? Très certainement ! Rien n'est figéDès que nous aurons du temps ensemble, nous referons des chansons et des concerts. 
De Cocoon aux Songes de Léo, Morgane Imbeaud poursuit sa route sans fausse note !
Comment est née l'idée de ce conte musical « Les songes de Léo » ? T'es-tu inspirée de certains personnages de Walt Disney ? J'ai toujours lié la musique à l'image et lorsque je compose, je m'imagine toujours une scène, un tableau. J'ai commencé "Les songes de Léo " en composant des thèmes de piano, sans parole. La musique est un exutoire, un besoin d'exprimer une émotion en manque de mot.  Durant 5 mois, j'ai composé plein de chansons et de thèmes et le soir, j'écrivais ce que je ressentais, les tableaux que je m'imaginais, ceux qui correspondaient à l'était dans lequel je me rentais. Je les ai ensuite mis bout à bout, dans un ordre précis puis j'ai commencé à écrire l'histoire en liant les scènes ensemble.  Je me suis inspirée des histoires de Walt Disney mais également celles de Tim Burton.  Quel est ton dessin animé Walt Disney préféré ? Je ne sais pas lequel choisir mais je suis une grande fan du roi lion !  Comment as-tu rencontré Christophe Chabouté et Jean-Louis Murat ? Quelle a été votre méthode de travail pour collaborer à 6 mains ? J'ai découvert Christophe Chabouté en lisant son roman graphique "Tout seul". Ses dessins m'ont vraiment touchée, je ressentais une émotion particulière, j'étais attachée à son personnage. Lorsque j'ai commencé à imaginer Léo, je voulais que ce soit un personnage mi homme, mi félin et je rêvais de le voir dessiné par Chabouté. Je l'ai contacté sur Facebook, au culot, il m'a répondu, nous nous sommes appelés, nous avons échangé quelques mails dans lesquels je lui racontais l'histoire et quelques souvenirs très personnels pour qu'il comprenne bien le personnage. Quelques jours après, je recevais le premier dessin de Léo et la petite bête, Léo prenait enfin vie comme j'en rêvais.  Au moment du choix des chansons, composées pour la plupart en anglais, j'ai essayé d'en réécrire certaines en français mais je n'arrivais pas à trouver les bons mots, les bonnes sonorités. J'étais sur la route avec Jean-Louis Murat pour son album "Babel". Je lui ai présenté le projet en lui expliquant que chaque chanson correspondait à un chapitre de l'histoire et il m'a aidé en écrivant 6 textes.  Le conte évoque notamment le rejet, avec ce petit animal à qui il manque une oreille, as-tu voulu dénoncer certains standards de notre société ? Le monde change, on ne réfléchit plus comme avant, on ne se pose plus les bonnes questions, on enferme les gens dans la peur, on devient alors intolérant. L’intolérance, c'est la peur de l'autre, celui qui ne nous ressemble pas, celui qui n'a pas les mêmes traits physiques, celui qui n'a pas les mêmes valeurs, les mêmes idées, la même façon de penser. Et de cette peur nait le rejet.  C'est assez drôle car l’intolérance s'accorde dans ce cas avec la prétention alors que je rencontre beaucoup de gens autour de moi qui manquent de confiance en eux. A travers cette histoire, je veux rassurer les gens en leur montrant que lorsqu'on devient tolérant, qu'on accepte l'autre tel qu'il est, on est plus heureux. 
De Cocoon aux Songes de Léo, Morgane Imbeaud poursuit sa route sans fausse note !

Fin 2016, tu lançais une campagne de crowdfunding pour « Les Songes de Léo ». Pourquoi as-tu lancé cette campagne qui s'est clôturée avec succès ? Et que va permettre de faire l'argent récolté ? La première version de l'album est sortie fin 2015. Ensuite, le label s'est mis en stand by et du coup il était difficile de faire avancer à ce moment là. Depuis la fin de l'été 2016, j'ai trouvé de nouveaux partenaires, un tourneur, un éditeur. Je ne voulais pas laisser le projet de côté car nous avions travaillé comme des dingues pendant 2 ans, avec une équipe de 15/20 personnes en tout pour le live, la vidéo d'animation. J'ai donc récupéré les droits de l'album et je me suis dit qu'il fallait tenter de ressortir cet album pour accompagner le spectacle qui sera en tournée en 2017/2018 et le livre qui est toujours disponible à la vente.  Grâce à l'argent de la collecte, j'ai pu ajouter 5 titres en plus dans l'album, changer la pochette, intégrer un livret de 28 pages dans un bel objet. Tout est expliqué sur le site de KissKissBankBank mais il a fallu payer la graphiste, les attachées de presse, les mixs de nouveaux titres, la SDRM (société pour l’administration du droit de reproduction mécanique des auteurs, compositeurs et éditeurs), un clip qui verra bientôt le jour, et la part de KissKissBankBank.   Après un passage par la capitale, as-tu ressenti le besoin de revenir aux sources et de te réinstaller à Clermont-Ferrand ? J'ai vécu trois ans à Paris, entre 2008 et 2011. Pour moi, Paris représente la fin de mes peurs d'enfants, le début de ma vie d'adulte. J'avais peur de la solitude, peur de rester seule pendant une nuit et je me suis lancée le défi d'aller vivre à Paris afin de vaincre toutes ces petites angoisses qui m’empêchaient de vivre comme je le voulais. Seulement la dernière année, je me suis rendue compte que cette ville m'étouffait, que je ne supportais pas son rythme et que je n'arrivais pas à composer. De plus, mes amis de Clermont me manquaient, et j'étais vraiment loin de ma famille. Je sentais que je m'éloignais trop de mes racines et ça ne me convenait plus.  Je suis revenue vivre à Clermont au printemps de l'année 2011, j'avais un appartement avec vue sur le puy de dôme, je me sentais apaisée et libre. J'ai besoin de vivre près de ces montagnes, besoin de les ressentir, besoin de me promener dans ces hauteurs où je me libère de mes peurs, tracas quotidiens. Je n'ai jamais autant fait de musique depuis que je suis revenue vivre ici.  J'aime vivre à Clermont mais je n'aime pas y rester, j'ai besoin de bouger régulièrement et mon métier me le permet donc c'est parfait. 
La Coopérative de mai, salle clermontoise, a-t-elle eu une place importante tout au long de ta carrière ? La coopé m'a toujours soutenue, depuis le début. Ils ont été très présents lors des débuts de Cocoon et bien sûr par la suite. Depuis 2011, lorsque je leur ai présenté un projet, ils se sont toujours montrés présents. C'est un peu une deuxième maison, une deuxième famille.  Pour mon projet " Les songes de Léo", je suis allée tout de suite voir Didier Veillaut (ndlr : directeur de La Coopérative de Mai) qui m'a accompagnée dans toute l'aventure. Si ce projet a pu naitre et se faire c'est aussi grâce à lui, à eux.  Quels sont les lieux à voir lorsqu'on vient pour la première fois à Clermont-Ferrand ? Lorsqu'on vient à Clermont pour la première fois, il faut remonter la rue des gras en regardant la Cathédrale, aller boire un verre place de victoire, continuer dans les petites rues et s'arrêter chez "Spliff", notre résistant disquaire, puis au "Frac" pour voir des expos et enfin chez "Ne rien faire", la boutique de Kutu Records. Le soir vous pouvez aller voir un concert à la Coopérative de mai et terminer votre soirée en allant boire un verre au Bikini, le bar rock, avenue Trudaine.  Le lendemain vous pouvez aller déjeuner au jardin Lecoq, regarder les cygnes, puis au musée "Lecoq". Ensuite vous prenez le tramway pour rejoindre le musée d'art " Roger Quillot ". Si vous avez du shopping à faire, vous pouvez aller place de Jaude et choisir le centre commercial qui vous plait le plus entre le centre Jaude et le carré Jaude. Vous pouvez ensuite aller diner au "Sisisi " et terminer votre soirée au " Derrière", place de la Victoire.  Si vous restez un jour de plus, vous devez absolument monter au Puy de Dôme, à pied ou en petit train afin de prendre un grand bol d'air frais en admirant la chaine des puys.  Qu'écoutes-tu comme musique en ce moment ? Je viens de découvrir Andy Shauf, j'écoute beaucoup son album " The bearer of bad news" dont la chanson " Wandell Walker ". On retrouve Elliott Smith dans sa voix, et sa façon de composer.  Tu es plutôt une Facebook, Twitter, Instagram ou Snapchat addict ? La photo est ma deuxième passion, je suis complètement fan d'Instagram !
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