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Alex Vargas - Kiah Victoria à l'Orangerie du Botanique, Bruxelles, le 13 avril 2017

Publié le 13 avril 2017 par Concerts-Review
Alex Vargas - Kiah Victoria à l'Orangerie du Botanique, Bruxelles, le 13 avril 2017

Alex Vargas - Kiah Victoria à l'Orangerie du Botanique, Bruxelles, le 13 avril 2017

Une soirée sous le signe de l'electro-soul au Botanique, dans une Orangerie peuplée à 80% de dames ou de demoiselles pas insensibles aux charmes du natif d'Hørsholm ( Denmark), mais désormais based in London, Alex Vargas.

Le jeune homme exhibe un physique à la George Michael et un falsetto délicat capable de faire tomber en pâmoison midinettes ou femmes mûres.

L'élément mâle présent ne sera pas oublié grâce à l'avant-programme proposé, Kiah Victoria, une jeune personne sexy en diable et dotée d'une voix soul pouvant se faire soyeuse ou voluptueuse.

Dès l'entrée en piste de Kiah Victoria, accompagnée aux synthés par un petit gars dreadlocké, tous les regards des garçons se fixent sur cette attrayante jeune personne aux cheveux bouclés, sa voix, superbe, est modulée par un processeur vocal, ce qui la rend encore plus mystérieuse, elle a entamé ' I Ain't Goin Nowhere', le single extrait du EP 'Everybody'.

Cette nu soul électronique la rapproche d'Indie Arie, Beyoncé ou de Solange la frangine de Miss Knowles.

Une entrée en matière radieuse.

L'heure est aux présentations, hello, je m'appelle Kiah Victoria, that's all the French I know, sourit l' éblouissante New-Yorkaise, désormais établie du côté de la Tamise, the next song is called 'Melancholy', I have to tell you, it will be a short set tonight, but a sweet one!

La sensualité et le soft groove de ce titre dégoulinant rappellent les plus grandes voix de chillout soul, des flashes de Sade, Toni Braxton ou Aaliyah déchirent ton esprit.

Kiah enchaîne sur 'Hollow', écrit quelques jours après l'attaque terroriste à Paris, le thème sombre est habillé d'un fond musical rythmé, comme si elle voulait nous aider à sortir de l'obscurité.

'Cold War' envoûte l'Orangerie.

La jeune personne est des plus expressives et convainc aisément un public s'étant déplacé pour le bel Alex.

Un mec écrivait quelque part: She is going to definitely murder the game one day...., c'est une certitude!

Une petite séquence pub précède le chaloupé 'Treat me' adressé à un gars qui ne semble pas la traiter avec tous les égards qu'elle mérite.

Laisse tomber ce connard Kiah, je te refile mon numéro, tu appelles quand tu veux.

Bruxelles lui a fait une ovation, elle la méritait!

21:00, tes jeunes voisines frétillent, lights off, Alex Vargas déboule.

Il n'est pas seul, Tommy Sheen ( guitare, synthé, keys) l'accompagne.

Le beau ténébreux ( papa uruguayen) s'installe derrière la machinerie pour amorcer une première plage énigmatique aux choeurs vaporeux, samplés, c'est lorsqu'il se met à chanter d'un falsetto, qu'il module à son gré, que tu comprends l'engouement du sexe opposé, cette voix te refile des frissons au plus profond de la moelle épinière.

Pas normal, ça!

Quant à cette première plage ( probablement extraite du tout récent 'Cohere') , dramatique, elle évoque Boy George chantant 'The Crying Game'.

Il saisit une guitare pour le titre suivant, Tommy passant derrière les claviers, le duo entame ' 7 sins' un single dansant aux beats addictifs et à l'orchestration électronique grandiloquente.

Fucking irresistible!

Un groupe de pleureuses, pas très grecques, entament un récital geignard, le bel Alex les imite avant de lancer les oooh oooh oooh mélodiques démarrant le hit 'Shackled up', un r'n'b sophistiqué et catchy.

Dancing time avec 'Tidal' après lequel il salue Bruxelles.

Un roadie lui tend une acoustique, il va prendre place sur une chaise pour proposer, solo, une ballade classique, 'Inclosure' est ainsi dépourvu de tous les contours electro dispensés sur l'album.

Il poursuit toujours à l'acoustique par le titletrack du tout récent CD, le déchirant 'Cohere' au final secouant.

Le plus ancien et saccadé ' Giving up the ghost' s'avère être une tranche d'electrified soul sérieusement épicée à laquelle personne ne peut résister.

Avec 'Indivisible' Cupidon revient au dernier né, si la plage démarre en douceur, toute la salle sait qu'un changement de rythme est hautement prévisible.

'Oh love, how you break me up' joue la carte de la séduction et se rapproche de certains titres de The Weeknd, les gamines à tes côtés, en sourdine, fredonnent ' Wear our demons out' avec lui .

... When the earth is quaking I feel the tremors too, believe me ... on te croit, Alex, on a senti le plancher trembler!

An old one, now!

'Solid ground' chanté d'un timbre cassé.

Judith et Béatrice ont versé quelques larmes en entendant sa confession.

Pause pour louer l'avant-programme et, qui sort de derrière les rideaux pour entamer un somptueux et brûlant duo vocal avec la nouvelle star electro soul?

Kiah Victoria!

Un tout grand moment que ces 'Warnings'!

La belle disparaît, le public est prévenu, we don't play encores, so ' Higher love' will be our last song.

Laura l'attendait, Laura a pleuré de joie!

Il y a gros à parier qu'Alex Vargas dans un futur proche sera le chouchou de centaines de milliers de fans.

Il est temps de lui prêter une oreille!

photos- jp daniels/concert monkey
Alex Vargas - Kiah Victoria à l'Orangerie du Botanique, Bruxelles, le 13 avril 2017
Alex Vargas - Kiah Victoria à l'Orangerie du Botanique, Bruxelles, le 13 avril 2017

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