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Circa Waves, InHeaven à la Rotonde du Botanique, Bruxelles, le 15 avril 2017

Publié le 15 avril 2017 par Concerts-Review

Circa Waves, InHeaven à la Rotonde du Botanique, Bruxelles, le 15 avril 2017

Après le UK tour, célébrant la sortie de 'Different Creatures', terminé début avril, l'indie rock band de Liverpool s'attaque au vieux continent, il a emmené, quelle excellente idée, InHeaven pour assurer l'avant-programme.

Halte belge au Bota en ce samedi pascal, dans une Rotonde affichant complet!

Vers 19h, une trentaine de groupies fébriles, françaises, allemandes, locales, s'alignaient déjà sur une queue, pas tout à fait droite, face aux portes de l'hémicycle.

20:00 InHeaven, un des groupes préférés de Michael Cimino, s'installe face au public d' une Rotonde déjà remplie à 85%.

Les anges ont pour identité: Chloe Little, une enfant blonde pas horrible ( basse, vocaux) - James Taylor ( rien à voir avec l'ex-copain de Carly Simon) ( guitare, lead vocals) - Jake Lucas (lead guitar) et Jack McGruwer aux drums.

Traces discographiques: plusieurs 7" , pas encore de full CD!

Brussels, how are you, it's good to be here, on a dévalé l'échelle pour vous divertir avant le set de nos potes de Circa Waves.

Ils ouvrent par le remuant 'All there is' au fond punk pop, baptisé dream punk par la presse Brexit.

Ces jeunes gens et la gracieuse Chloe, pas si petite au fond, n'ont pas l'intention de révolutionner la planète musicale mais leurs guitares bourrées de fuzz, leur son de basse bien rond et leurs compositions fredonnables, les rendent très attractifs!

' Baby's alright', quelle basse, confirme le propos précédent, le morceau pulse joyeusement.

Chloe entame les parties vocales de 'Vultures', James relaye, les charognards ont aperçu une proie et se préparent pour une curée pascale.

Solide morceau, suivi par ' Treats', pendant lequel un timide pogo se dessine à deux mètres du podium.

Chloe ne semble pas impressionnée et entame un chant rappelant les Breeders.

Nous sommes déjà passés dans le coin, se souvient le tailleur, c'était avant Jamie T, voici 'Drift' qui invite les autochtones et touristes à battre des mains.

Chloe fait voltiger sa petite robe noire en sautillant, ce qui a le don d'émoustiller un voisin.

'Bitter town' précède a new one, l'agressif ' World on fire' aux guitares saturées et à la basse lourde et c'est avec 'Regeneration' que le quartet achève un set qui aura convaincu l'assemblée!

21:04, une bande-son cinématographique antécède l'arrivée de Circa Waves.

Pendant les préparatifs minutieux nous étions trois à nous demander à quoi pouvait bien servir le petit carré ( 15cm sur 15,) façonné à l'aide d'adhésifs multicolores par un roadie consciencieux, tatoué de la tête au nez.

Réponse en voyant arriver le bassiste, il a coincé son vin blanc, servi dans un gobelet prévu pour une pils, dans cet espace restreint, oui, on a ri!

Kieran Shudall ( vocals, guitar) - Colin Jones ( drums) - Sam Rourke, oublie Mickey ( bass) et Joe Falconer ( guitar), viennent présenter leur second album, 'Different Creatures' , sorti en mars.

Dès la première salve, 'Wake up' les groupies du premier rang s'agitent telles des pucelles ayant aperçu un sexe en érection, l'hymne est repris par la moitié de la salle.

' Get away', qui succède, est forgé de la même manière, le rythme est soutenu, Colin cogne joyeusement avec ses maillets, les guitares claques, mais t'as l'impression désagréable d'avoir déjà goûté à ce cocktail des centaines de fois, du post - post Britpop, ça doit être la seventh wave ou plus même!

Les gosses se foutent de tes considérations de vieux schnok et prennent un plaisir fou à l'écoute de ces hymnes parsemés de clichés rock'n'roll trouvant leur origine dans les sixties.

Good evening, we are Circa Waves, you are Circa Waves, everybody is Circa Waves... un petit malin, le chouchou des lycéennes, qui entame 'Young chasers'.

Nouvelle séquence risible, le roadie avait bien dessiné la place de la consommation de Sam, mais par contre il n'avait pas prévu que le jack allait déconner, résultat la chasse se déroule sans basse.

Tout est rétabli, les morceaux punchy, sans être essentiels, se succèdent: 'Lost it', le turbulent 'Goodbye' rappelant aussi bien Placebo que les Vaccines, 'Fossils', 'Stuck', poussé par une basse obsédante, font grimper la température. La jeunesse se montre de plus en plus impétueuse, des coups se perdent!

Let's slow it down, propose the cute one, Circa Waves attaque un downtempo baptisé 'Out on my own'.

Deux accords de gratte, les gamins ont reconnu ' Stuck in my teeth' et entament le chant avant Kieran.

Celui -ci sourit et embraye.

Tu dis, Melissa?

Oui, c'est con qu'on n'ait pas reçu le feuillet avec les lyrics, nous sommes les seuls à ne pas chanter.

C'est moche de se sentir exclu!

' Different creatures' , 'A night on the broken tiles' une plage plus intéressante s'éloignant du moule anthem et 'My love' nous conduisent au terme du set.

Tiens, Hugh, attrape ma basse, on se tire, déclare le grand Sam!

Direction les coulisses.

Colin est le premier à se représenter, il amorce un exercice solitaire anodin, les copains rappliquent pour balancer 'Fire that burns'.

Pour échapper aux flammes, la basse escalade le drumkit, Kieran n'a pas peur et le fait savoir...I'm not scared at all...

La salle bout, un binoclard boutonneux, pour impressionner la copine de son frangin, décide d'aller se promener sur scène, le frontman l'enlace ( demain 4269 likes sur facebook) , mauvaise idée, du coup ils sont sept ou huit à envahir le podium, le tatoué s'escrime à les repousser dans la fosse, le calme rétabli , Circa Waves tire une dernière cartouche ' T-shirt weather'.

Distrayant, sans plus!

photos- Cindy DK - concert monkey

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